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mercredi 26 octobre 2011

26 oct - T'es où, Phoebe...

J'ai toujours l'impression de tout faire tout croche. La lettre que j'ai envoyée, j'ai niaisé en la pliant comme elle, elle le faisait, j'ai écrit sous le coup de la réflexion hâtive, j'ai écrit sous la colère, tout sur l'impulsion du moment, jamais vraiment tourné ma langue sept fois avant de la lancer sur les gens. J'y pense après coup, quand le mal est fait. Je sais pas v-ivre en société, faudrait m'enchaîner, me laisser traîner dans la rue, loin de la vue des enfants.

Et pourtant, la petite à mon cousin... Elle porte le nom de notre grand-mère, et mardi soir, elle me regardait de loin, les petits doigts boudinés dans la bouche, avant de courir au salon, me pointer moi puis son livre de la petite souris qui compte des histoires. "Elle veut que tu lui lises son livre préféré", m'a dit sa mère, le gros sourire aux lèvres. "Faut que tu t'assoies en indien; a va s’assoir au creux de tes jambes." Bon sang qu'un album pour enfant, faut lire lentement. Du texte, y'en a: cinq à six phrases. Pour boucher les trous, j'imitais les gestes de la petite souris qui aime raconter des histoires de peur, avec des chatouilles, la main en coin coin. Bon sang qu'elle était cute, la p'tite... Parait qu'elle se laisse pas approcher aussi facilement, me racontait sa mère. Mais si j'y arrivait, elle devait juste dire ça pour me flatter. Je peux pas avoir un si bon atout avec les kids... J'angoisse trop. Et quand je les vois partir, avec un minuscule bisou sur la joue, pas forcé ni rien, ça me fend le cœur.

samedi 15 octobre 2011

15 oct - Analyse de "Snoopy's Reunion"



Parce c'est une émission qui m'a particulièrement marqué, plus que n'importe quel autre programme, et pour multiples raisons.

Famille
Du côté de ma mère, il y a toujours eu des rassemblements de la famille immédiate, les enfants et petits-enfants de mes grands-parents. En quelque sorte, ça nous empêchait de sombrer dans le mal de vivre, l'ennui mortel. Et c'est ce que vit Snoopy, en étant aussi longtemps séparé de ses frères et sœurs. Mais avant même de vivre plus d'un an avec Charlie Brown, la séquence où sont récupérés chaque chiots dans la Daisy Hill Farm nous montre déjà à quel point il est dur de voir partir les siens vers une autre vie. La musique n'est plus la même si la guitare n'est plus en harmonie avec les violons et la batterie. Cette image de la musique en famille n'est pas qu'une tradition états-unienne, mais aussi profondément québécoise. Dans les maisons de Sacré-cœur, à Gaspé, au Mont St-Hilaire, partout, les oncles et les tantes jouaient du violon, faisaient sonner l'accordéon, si ce n'était pas de la cuillère, puis chanter et danser. Aujourd'hui, on peut se compter chanceux si on a un cousin qui joue de la guitare autour du feu... On est plutôt rendu avec nos iPods qui jouent du heavy metal, du hip-hop, et de l'électro. Bref, la famille divisée. Mais revenons à nos mout... nos chiens! La famille des beagles, une fois divisée, semble vivre normalement, soit une vie de banlieue, ou dans le fond du Texas, mais la solitude reste présente, enfouie. L'idée de la réunion devient non seulement une bonne nouvelle, c'est aussi un extase pour chacun des membres! Si quelques uns avaient délaissé la musique, ils la reprennent en un clin d’œil, avec autant d'ardeur et de joie que dans la ferme, à leur plus jeune époque. Et même malgré la destruction de ce lieu mythique, la musique mélancolique se transforme en fête. Parce qu'au fond, ils n'ont besoin de rien d'autre que la famille.

Nostalgie
Qu'en est-il de ce lieu mythique? Pourquoi lui donnerais-je cette appellation? Cette ferme est le berceau de ces petits chiens. La représentation du foyer uni originel, de la mère aimante, toujours là, mais aussi de la séparation, d'un univers nouveau auxquels ils sont destinés. Si ce n'était qu'une ferme en campagne qui serait toujours en place au moment de la réunion, il n'y aurait aucune évolution, autant physique que mentale. On y représente l'industrialisation du monde qui nous entoure, le départ vers les grandes villes pour "aboutir à quelque chose", mais aussi un symbole qu'on ne peut pas revenir en arrière. Le passé est fait, ainsi soit-il. Le seul qui a pu retourner à la ferme après la séparation, c'est Snoopy, et tout ce qu'il y a trouvé n'était qu'une maison vide, où même la mère ne semble plus vivre... Personnellement, j'y ai vu la maison de mes grands-parents, après la mort de mon grand-père. Toute la famille avait alors quitté la région, et un visite à cette maison n'était qu'une grande maison où il n'y aurait plus de fête... L'image de ce retour aux sources y est donc représentée sans aucune exagération, pile sur la plaie qu'il faut savoir gérer, traverser.

Dépersonnalisation
Le premier à être parti, à avoir une seconde mère aimante (la jeune fille blonde) puis une nouvelle maison. Snoopy a alors tout d'un chien normal: assis, rapporte, parle, il fait tout sans aucune volonté d'être extravagant. Et pourtant... L'appartement où souhaite déménager la mère de la jeune fille interdit l'hébergement d'animaux, et cette jeune blonde se voit le cœur brisé l'obligation d'expliquer à son chien qu'ils doivent le retourner dans son ancienne maison. On y aurait vu de la joie dans ce retour et l'effet de séparation n'aurait alors aucune importance. Mais elle en a. Snoopy a lui aussi le cœur brisé de se séparer à nouveau d'une représentation de la mère où se trouvait confort et amour sincère. Et cette tristesse est soulignée davantage avec la ferme complètement désertée de ses frères et sœurs, et où la mère, je le répète, semble aussi absente. Ce qui était d'abord un chiot joueur, musicien, ainsi que dressé et joyeux, s'est ensuite lentement transformé en petit chien apeuré, seul, et qui n'a qu'un cruchon, symbole de son frère le plus... "musclé" (Olaf) pour le protéger de la suite des évènements. Comment peut-on réagir, ou même comprendre, enfant, à une telle séparation? "You're a good puppy and I love you very much" revient presque à la situation du divorce lorsque les parents expliquent à l'enfant que ce n'est pas de sa faute. Et à l'époque (1991), dieu sait qu'il y en a eu des enfants du divorce. Et comme tous les autres épisodes de Peanuts, le sentiment est rendu avec une telle justesse, sans cri ni blessure autre que morale, qu'on ne peut s'empêcher de ressentir la tristesse honnête des deux partis. Voyons la scène:



Mais que devient Snoopy face à cette seconde mère qui l'abandonne? Il semble avoir perdu l'idée qu'il pouvait se faire du bonheur avec un autre, se cache, avant d'être repris par un petit garçon qui ne souhaite rien d'autre qu'avoir un chien pour l'accueillir chez lui, jouer à la balle, voire devenir son meilleur ami. Or ce qu'il trouve en lui, c'est un être qui a peut-être souffert de cette normalité perdue avec la jeune blonde, préférant oublier cette époque merveilleuse de l'enfance pour ne plus souffrir, et donc devenir (si on veut) un adulte. Ou plutôt un adolescent. Il ne dort pas dans sa chambre, s'assied dans un Lazy-boy au lieu d'être sur ses quatre pattes, prépare un discours au lieu de faire "ouaf ouaf", joue au baseball, fait de la luge, du surf... Bref, sa naïveté, son obéissance, son bonheur simple, tout cela s'est transformé en un amalgame de cynisme, de rébellion assumée et d'extravagance qui, au premier coup d’œil, semble lui rendre une certaine joie. Snoopy, en ne retournant pas à une époque mentale précédente, peut être enfin heureux. On dirait bien un cas de refoulement, ici! Après un an et demi, le malaise revient; l'ennui de quoi, d'on ne sait quoi. Ah oui, la famille! Mais comme j'en ai déjà parlé, on n'y retournera pas en profondeur. Simplement mentionner que les retrouvailles lui rendent un bonheur éloigné qui finalement n'est pas qu'un retour aux sources, comme l'indique les symptômes de la nostalgie, mais qu'il est aussi possible de vivre quelque chose de nouveau avec cette famille. Comme quoi, elle ne représente plus le passé, mais le présent.

L'influence personnelle
Probablement mon premier contact avec la musique blue-grass, country. La steel-guitar, les violons, un cruchon, pour tout orchestrer dans un mélodie qui fait danser, taper du pied. Si j'ai pu nier cet amour de la musique traditionnelle pendant mon enfance, cet amour lointain m'a sûrement aidé à apprécier davantage les chansons de Patsy Cline, Catherine Durand, Cat Power et autres Sons Of The Pioneers, sans qui je ne saurais pas non plus apprécier la sincérité des goûts de MC Gilles. Vous pouvez dire ce qui vous chante, la musique traditionnelle va chercher les roots en nous, celle de l'époque des grands-parents de nos parents.
Et puis que dire du sentiment de mélancolie mêlé à la nostalgie par rapport à cette maison abandonnée de la famille... Chaque année, lorsque nous passons par Montmagny, c'est une visite essentielle et qui pourtant ça ne sert à rien, comme tourner le fer dans la plaie, se remémorer de bons souvenirs qui jamais ne reviendront comme avant, qu'il faut profiter du moment présent, et ne pas se lamenter sur le passé... Devenir cynique. Oublier la première petite fille que j'ai connue, la deuxième aussi, pour ne pas avoir mal pour rien... Et profiter des jolies filles qui seront toujours là :)

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JD, samedi 15 octobre 2011, 15h

lundi 10 octobre 2011

10 oct - On ne peut pas toujours plaire au voisin

"Ton problème, c'est que tu réfléchies trop"
"Ouais mais j'aime ça, me casser la tête"

Avec lui, ça finit toujours par arriver. Autour d'une bière ou même par texto, dernièrement, on s'engueule amicalement sur nos différentes vision de la création, de la réflexion, qui sont finalement pas si lointaines. Chacun décrit des moments troubles, parfois même horribles de la vie, mais c'est notre façon de décrire ces horreurs de la banalité quotidienne qui nous écarte. Je préfère laisser le narrateur à son propre sort, dans un décor pitoyable et laisser le récit s'expliquer de lui-même, alors que lui y appose directement son jugement, sa propre psychanalyse intégrée au texte. Alors, je lui reproche de ne pas faire confiance à l'intelligence du lecteur, de trop réfléchir, tandis que lui s'amuse à me pointer du doigt, moi, qui tente de faire pitié, d'être tristrrre sans aucun fond, et ainsi de suite.

C'est le même principe pour le cinéma, ou pour n'importe quel autre domaine. Par exemple, vivre en société. Ça va toujours revenir à "On ne peut pas toujours plaire au voisin". Dans le domaine de l'audio-visuel, l'exercice le plus intéressant qui m'aie été donné ever, c'était l'essai 4 et [fraction] (en fonction du nombre de personnes qui avaient un produit final). Le but était de déplaire le plus de gens possibles. Être bruyant? Pas nécessairement; un silence de 30 minutes peut être plus insupportable que n'importe quel amalgame de mitraillettes. De toute façon, les gens aujourd'hui (hier, plutôt) danse sur du beat qui gueule "Vous êtes des animaux. Vous allez crever". Pour plaire, il y a tant de critères pré-établis... mais pour être détesté, quels sont-ils, ces critères?

Personnellement, je rage quand quelqu'un (qui n'a clairement aucune conception d'une bonne œuvre) se proclame cinéaste, ou écrivain. Il ne produit que des merdes insipides et se félicite d'avoir un beau rack focus, ou une belle phrase poétique en plein milieu d'une scène de piscine. Personnellement, je préfère me dire vidéaste et blogueur qu'autre chose, ne pas prétendre à ce que je ne suis pas, et perfectionner ces deux "sous-classes", que je ne considère en rien inférieures aux deux autres nommées plus haut. Non je n'ai pas présenté mon Naufragé à la Cinémathèque, ni publier le récit. Parce que ces médiums ne sont pas sur le même palier que moi. Mon film a été fait pour être regardé dans un sous-sol avec un cendrier pas trop loin, une dizaine de personnes, et de la bière en masse. Mon blog est là pour réfléchir deux ou trois minutes, ressentir quelque chose, puis continuer. "Intolérance", je l'avais fait pour déranger, pour être mal à l'aise. Et finalement? Tout le monde l'a aimé, à travers les malaises, les interrogations...
Comme quoi, provoquer pour provoquer, ce n'est pas la solution. Il faut scruter, gruger la psyché de la masse, trouver ce qui écorche chaque personne, l'utiliser et le montrer. À mon avis, c'est ce qu'a fait Harmony Korine dans "Trash Humpers". Trois êtres, ou créatures à forme humaine, se déchaînent dans une banlieue, fredonne une chanson troublante, crient, rient. Sont 'eerie'. Ça dérange, en même temps que ça fait rire, même devant un groupe aussi étrangement apeurant. Et encore là, pas besoin de la caméra pellicule, ni du HD. Il tourne avec de la vieille bande magnétique qu'on croirait sortie directement d'une poubelle. Et toute la magie s'y crée. Voilà l'alignement entre forme et contenu. Pas besoin d'expliquer ces créatures, leurs actions sont présentées, ne reste qu'à comprendre soi-même "où ça s'en va, c'te bebitte-là". C'est la force de la distanciation auteur-narrateur, le dépassement de soi dont on parle tant en théorie d'écriture.

TL;DR : cessez de vouloir plaire, en vous plantant constamment; assumez votre niveau, perfectionnez-le, dérangez. Déranger fait plus bouger les choses que de parler de puppies et de la nature (salut Coldplay).

lundi 3 janvier 2011

3 janv - Une vie subtile

Vivre, c'est de mettre sa vie en jeu. Donner aux autres la responsabilité de veiller sur nous. En tout temps.

Sur les routes se promènent agents de sécurité, se baladent caméras de surveillance, roulent à toute vitesse des gens que vous ne verrez qu'une fois dans toute votre vie. On se fie à un code de la route. Dans le métro, on se fie aux chauffeurs qui sont censés connaître le fonctionnement d'un train pour ne pas se tromper de ligne, aller à la bonne vitesse, et ainsi de suite. Même chose pour les avions, les bicyclettes, et tout.

Pendant que la grande majorité des gens vont préférer les foires, les manèges pour avoir des frissons l'instant d'une minute ou deux, moi ma fascination, c'est de voir la vie comme le plus long des frissons.

Les manèges ont la prétention de contrôler l'intensité de la peur chez les gens. La vie à elle seule, cependant, est bien plus excitante. Rien n'est entièrement contrôlé. Un jour, je peux marcher dans la rue, décider d'aller au centre, et une voiture passe à 120 km/h au même moment, au même endroit. Imaginer des impacts d'une force incroyable, voilà quelque chose qui me fascine. Rien à foutre des questions sur la vie, "où vais-je" et "quelle trace vais-je laisser". Je préfère le suspense qu'elle offre, cette vie.

"Est-ce que le train va dérailler?", une panne est si vite arrivée, et même en faisant un appel à la rame de métro en arrière, c'est peut-être déjà trop tard, elle est peut-être déjà à fond la caisse, sur le point de défoncer à plus de 100 km/h notre train. "Comment se passerait l'impact?", sans pouvoir avoir le temps de réagir, serais-je assis de manière à ne pas subir trop de dégâts? "Le chauffeur de l'autobus va-t-il s'endormir?" pour continuer tout droit dans la rivière, plongeant une vingtaine de ses passagers pris en cage, sous l'eau. Dans la voiture, avec la famille, le conducteur roule très vite, il se fâche contre un plus jeune qui lui a coupé le chemin sous le nez, "va-t-il tous nous écraser dans le fossé?"

Imaginer ces scènes me donnent des frissons qui me font du bien. Un stress excitant, qui gronde comme un moteur qui tourne silencieusement, puis BANG de nulle part. Tout peut foirer à tout moment sans s'y attendre, contrairement aux montagnes russes dont on voit au loin les pentes ridicules et sans aucune subtilité. Je n'ai nul besoin de me faire pomper (me faire éclater) le cœur à 140 bpm pour apprécier la vie. Je ne suis pas de ceux qui veulent oublier leurs problèmes avec un immense Boo à s'en faire éclater la cervelle, mais plutôt de ceux qui pensent à tout moment à quel point la vie peut flancher d'une seconde à l'autre.

Toujours cette question en tête: de quoi aura l'air l'impact?

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3 janvier 2011, minuit

vendredi 3 décembre 2010

3 déc - Everything You Do Is A Balloon

La pellicule s'accroche à la griffe. Dans le noir, des bruits de crépitement faible habitent la salle, alors qu'à l'intérieur de la cabine, c'est le vacarme. Le décompte apparait. Noir, à nouveau.

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Ciel étoilé, immaculé, parsemé. Glissement vers la Terre, doux paysage, petite clairière, traverse d'arbres aux fruits mûrs. Silence, l'aube approche. Fenêtre magique sur Nouveau Mexique. Un enfant se réveille, s'habille, les vaches à traire. Production peu rentable, on cherche plusieurs fois, multiples remèdes, quelques sourires faibles. Tout est sincère, sans le désir de plaire. Mon cœur entre deux flammes, peur. Comment oser tant se brouiller, jour et nuit, un désert qui ne connaît que mes pairs. Mon père ne connait que de remède la voie de la raison: "Fais ce qui te semble bon". Et de souffrir de batailles en échecs, homme de peu de choix, je voudrais faire le bon. Minute requiem, gardons la pose, les cadrans attendront. Échappatoire, gare des fous, ou bonheur éphémère? Survivre, ma main sur ton sein, détruire la sueur de mon front, et pourtant je continue. Espère avec moi. Frigorifié, entre deux bouteilles, les larmes chaudes fondent sur mes années, la famille, pourquoi trahir.
Et la mort te doux-linceul, moi qui t'insolence, les regrets des écarts, tu quitte, me pardonne.
Retour au verger, douce nuit s'éveille sur le drap blanc. Peu de mot, déjà, et pourtant. Les fruits, foin raclé, et horizon, nuit étoilée.
Lumière silencieuse

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La griffe laisse sa prise, on rallume.
À l'extérieur, sombre et cigarette au bec. Je laisse une pensée, la fait flotter au-dessus de ma tête, rejoint l'atmosphère. Comme n'importe quoi, elle éclatera après un court moment, le gré du vent. Garde ces images en tête, tourmentes et lamentations à suivre.
"Plus jamais je ne ferai de cinéma..." Soupir innocent. Sourire sincère.
xxx


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JD
vendredi 3 décembre 2010, 23h40
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mercredi 25 novembre 2009

Grands penseurs, ptits faiseurs

Marre des vieux cons
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On n'enseigne que les Auteurs, avec un grand A. Les incontournables, les grands penseurs, les grands théoriciens. "Mais tu sais, on parle de Deleuze, tu sais, le rhizome, mais je repensais à cet autre texte de Roland Barthes...." Merde, je lis vos textes, Auteurs de la prudence et du respect, et des graaaandes théories, et je baille, messieurs. Je baille. Vous vous prenez tellement au sérieux... Même quand c'est pour foutre le bordel comme msieur Sokal qui fait un graaaand texte qui ne veut rien dire, juste pour narguer les scientifiques, c'est ennuyant à mort. On pourrait pas arrêter les graaands mots, et juste parler simplement? Pour être franc, l'époque des p'tites cuillères et du gruau autour de la cheminée à concocter des théories sur Aristote, et sur la première guerre mondiale, moi ça me laisse complètement de glace.
"Est-ce que ça t'intéresse, l'histoire?" vient-on de me demander.
"Ben l'histoire de qui?" je répond. "L'Histoire. Avec un grand H ". Oh... alors c'est non... pas vraiment. "Moi jtrouve ça extraordinaire de savoir, de comprendre comment les grandes civilisations anciennes vivaient, ou pensaient. C'est teeellement beau, les textes de ..."
Ok tu pourrais m'en parler pendant dix ans, de tes fameuses cités d'or, mais serais-tu capable de m'expliquer le phénomène grunge, dans les années 90? Ou l'évolution de la musique électronique au fil des années, le sampling, tout ça? Serais-tu intéressé que j'te raconte pendant 10 heures la musique de la génération X? Probablement pas. Et pourtant, j'en parlerais avec la même étincelle dans les yeux que toi avec tes graaands Auteurs, qu'on ne cesse de revoir ad nauseam à l'école.


Génération Z
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J'ai l'impression d'avoir constamment affaire avec un problème de génération. Mon père, de par son classissisme, ses études classiques, son éducation avec le Cinéma de Papa, le ciné français bien leché, bien tranquille, sa musique jazz et opératique, j'ai l'impression qu'il ne jure que par la justesse, le propre et le bien-fait. Alors que dans mon cas, je ressens un besoin total de rejet de cette propreté. Chez la plupart des auteurs (livres, cinéma, bd, musique) qui m'intéressent, c'est la saleté qui prédomine: à go, on tourne caméra à l'épaule, tant mieux si ça shake; on écrit comme un jeune attardé; on parle de junkies; on met un gros fuzz dans la guitare... Comme un besoin incontrolable d'autodestruction, de jouer avec le flou plutôt qu'avec le clair et net. Je ne cherche pas le sang et l'explosion à l'écran. Juste le sentiment que telle réplique ou telle scène n'était pas prévue. Et puis oui, le plan coupe sec, et puis oui, le raccord n'est pas clean cut. Parfait. Feed me. Peut-être est-ce parce que je suis jeune, mais mon besoin de chaos ne cesse que très rarement.

"Si tu veux faire un film policier, ya quand même certaines règles à suivre, si tu veux pas perdre ton audience..." Ok, mais le gars qui a fait un album jazz-alternatif-fusion avec uniquement des synthétiseurs, ya tu suivis une règle? Euh, jcrois pas.. Le type qui fait un film avec ses propres moyens (18$ mettons), ça lui tente tu de faire comme il veut? Euh, oui. Fuck la production habituelle. T'as tu vraiment besoin d'engager des AAACTEURS PROOOfessionnels, payés 8 milles tomates la seconde? J'vais demander à des chums qui ont autant de talent, sinon plus, pour moins que l'prix d'une pizz divisée en gang. Si j'veux écrire, j'ai tu besoin d'un fournisseur de pousseux d'crayons? Euh non. J'va écrire sur ma page, pis c'est tout. Au pire, si ya quelqu'un qui fait la piasse avec c'que j'fais, j'vais juste être honnoré. "Wow, ya quelqu'un qui reprend mon idée." Je suis sûrement naïf, mais honnêtement, si tu penses que ça me fais un pli, tu te trompes. Radicalement. Tant que tu me parles d'un sujet qui m'intéresse. Let's go, les road-trips dans les films, l'auto-fiction, les albums conceptuels et trames sonores, les vidéoclips... Là, tu me pars sur un sujet pendant des heures, et j'vais finir plus bandé mentalement qu'avec une p'tite pouf. qui va juste me complexer davantage sur mes besoins de primate.


L'écriture comme exhutoire
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J'écris pour mieux feeler. Pour me divertir, surtout. Pour partir des discussions (pas nécessairement des débats hein!). Pour avoir enfin l'esprit libéré d'une certaine pensée. "Ça fait longtemps que ça me trotte en tête, cette question, et on dirait que personne n'en a parlé." Eh ben, je l'fais. Voilà, c'est réglé, on passe à un autre appel. Ou sinon, je continue sur le sujet mais en couvrant un terrain ou un thème différent. Mon texte sur Montréal, j'aimais bien l'idée, mais le résultat est moins convaincant que c'que j'pensais que ça donnerais. En fait, le début et la fin du texte est à l'image de ce que j'avais en tête. J'ai dit pourquoi je me souviens d'aimer la ville, mais j'ai passer trop peu de temps à ce que j'aime en elle. Alors ya de grosses chances que j'en reparle. Les complexes relationnels, même chose: on tombe toujours sur une nouvelle madame qui nous fait tourner la tête, et voilà, le caroussel de complexes, d'idées, de scénarios, reprend. Sauf qu'à la longue, on peut s'emmerder de toujours revenir sur les mêmes thèmes. C'est pour cela que, des fois, même l'écriture devient ennuyante. Alors je me tourne vers la composition. Et puis, encore là, je tomberais plus dans la facilité que la complexité: pourquoi composer, quand la réalité elle-même est déjà si riche en sonorités? J'ai eu envie d'enregistrer le son de la ville, de l'université. Les ambiances qui résonnent dans les métros. ...bon, jusqu'à présent c'est pas terrible, mais c'est quand même un procédé qui m'intéresserait de travailler.

Et puis merde, pourquoi j'écris? ....ya personne qui va lire ça...

So what? J'écris pour moi. Même si j'aimerais que les autres lisent, ça les avance à rien.

...Et puis, pourquoi avancer?? Aller sur les côtés, dans les hauteurs et les bassesses, c'est tout aussi intéressant. Connaître les autres, les gens qui m'entourent. Ça m'intéresse davantage que de connaître Barthes, ou de savoir c'que Deleuze a écrit sur la structurisation blablabla.....


JD, 25 nov 2009, 21h.


Edit:

La psychologie de cuisine
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Merci de me dire que c'est bien. Merci, maman papa tite soeur le chien le serrurier. Merci d'me lire. Bon, t'en dis quoi, maintenant? Parce que bon, c'est bien de se savoir lire. Encore faut-il que ça finisse là? Disons que je suis au restaurant avec toi, amigo, et que je te dises tout cela en haut. Tu vas me dire "oui" ? Euhh.... oui à quoi, là? Vas-y, exprime-toi, padre.

Dans mon livre à moi, un post, c'est comme un mini forum: faut que les commentaires rajoutent au texte. Je parle de l'éducation, tu rajoute en parlant de ta vision de la chose. Ou en parlant de quelque chose de relativement connexe. Etcetera.

Quand j'écris, c'est rarement pour partir la discussion de température. C'est souvent pour me sauver de la psychologie de cuisine. Ces genres de discussions qui ne mènent à rien, que pour dire: "ah ben si tu penses comme ça, ça veut dire que t'es ce genre de personne là", ou encore "oué, j'pense comme ça". Et puis c'est tout... On se retrouve seul, face au silence. Tant qu'à ça, laisse faire, c'est pas plus grave, tu retourne ton bureau face au prof, pis on en parle pas. Tout pour m'échapper du petit "sofa-talking", cette expédition au coeur du pays-dla-tappe-dans-l'dos avant de revenir au gros néant solitaire.

Écoute. Si je t'écris de quoi, c'est parce que j'estime que ta réponse va alimenter le sujet. Bref, amigo. N'aie pas peur de l'écriture. Tant qu'à parler pour rien dire, au moins dis-en beaucoup, ça fait plus de matos à lire et à interpréter sur différent niveau! Et là, évidement, je m'inclu dans ce lot. Je suis conscient que depuis 8 à 10 paragraphes, j'écris pour rien dire, pour chialer. Mais jme dis que c'est déjà plus drôle à lire que si j'avais juste écrit: "jm'emmerde en histoire."

Non?

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23h, le même soir.

samedi 24 octobre 2009

Les archives de la Bible (sam.24 oct 2009)

Et si j'avais pas compris? Si les religions, des Égyptiens aux Chrétiens, avaient la juste réalité? La vie n'est-elle éternelle qu'après ce qu'on appelle la mort?

Et pourtant, j'continue d'lui pisser à la raie, la mort. Dans l'fond, et là jme répète, je suis le cheval stupide dans Animal Farm qui continue de sfaire chier parce que pour lui, c'est ça la vie. Et qu'il faut juste être un imbécile heureux.

Et quand j'vois quelqu'un penser à ces questions avec sérieux... ça me rend malade de moi-même... "peut-être que lui, il a compris cque jcomprendrai jamais de toute ma vie". Et ça m'fout en l'air, j'en ai les larmes aux yeux rien que d'y penser. J'écoute ses lamentations d'une douceur inouie, et jme met la tête sous les oreillers, masquant à tous cet état qui me perturbe.


Quelques instants passent...


et je sais toujours pas quoi penser.


Tantot, j'ai réécouter "je joue de la guitare", et pour la première fois en 4 ans, j'ai revu les vraies premières images de mes souvenirs reliées à cette chanson: ma famille qui sort de La Ronde, moi pis mon frère on avait environ 10-13 ans, et on passe entre ces deux punks; un qui tire des roches; l'autre qui les recoit. Sa copine qui le protège... Et nous, en voiture, le silence, et Jean qui se lamente, en jouant sur son instrument. Switch à la toune "I dream" live à la salle andré-mat. Moi qui sort de 10h de shift de nuit, dans l'bus, les larmes voudront pas arrêter d'couler.

Ma fatigue est ben mal placée pour que jpuisse réfléchir comme une personne raisonnable... désolé.

Son d'un accordéon joué de façon ridicule, un gars qui hurle et qui pouffe de rire. Moi qui rigole comme un con dans l'bus. Le monde me regarde, mais c'pas grave. Chu content.


JD, 24 octobre 2009, 9h50 am

lundi 5 octobre 2009

LGND parle (lundi 5 octobre)

Tu est Je. Vous est Moi.
Voilà pourquoi je ne ressens pas le besoin de me démarquer des autres. J'ai eu l'épiphanie, enfin.
Tous ceux et celles que je croisent ne sont que mon reflet: le type que je croise au cégep, c'est ma facette étuidant de cégep, ma facette undercover qui ressort pas de la masse, telle fille c'est la forme physique et réelle de mon fantasme, telle autre personne est la représentation de mes goûts intellectuels, etc etc. " Je-suis-tel-et-telle-personne". Je suis tout le monde, et tout le monde est moi.
Le premier pas vers la guérison est de reconnaître sa maladie. Je reconnais mon égo-centrisme.
"Jte comprends, moi aussi j'suis comme ça." ou encore "Ouais, j'ai vécu la même situation, ouais j'ai vu le même film, ouais j'ai blablablablablablabla". On se rattache aux autres. Nous Sommes Unis. Le pire pour moi, c'est les gens qui me sont complètements différents et auxquels je ne peux tout simplement pas me rattacher. La joie là dedans, c'est que je n'ai aucun désir de me démarquer d'eux, étant dans un tout autre rang de personnalité.

J'ai envie de sortir de moi. Faire un projet de mini sketch qui pourrait s'appeler "Life Of Others". Un type de 25 ans dans sa bagnole avec un ami, sur la route. Dans la voiture d'à côté, à sa gauche, une fille du côté passagé rit à gorge déployée, puis sourit au conducteur de la voiture du type de 25 ans. Sous ses verres fumés, il la regarde, lui sourit, elle sourit et rit, il baisse sa vitre, elle aussi: "Art is dead. Pixel is da new grain." Elle ne sourit plus, il part en vitesse sous les feux verts. Un type de 30 ans rentre au dep avec son gosse de 5-7 ans. Celui-ci veut absolument ce bonbon, mais papa n'a plus assez d'argent de son cheque de bs. Il essaie de le faire comprendre, mais finit par prendre son fils par la taille et le sortir du dep. Fiston dit qu'il déteste papa et qu'il le détestera toujours. Reste à trouver les 10-15 autres situations qui ne me concernent pas.

Bonswar.
-JD, 5 octobre 2009, 15h

vendredi 2 octobre 2009

Éden (vendredi 2 octobre)

Je prépare petit à petit un univers complet, sous un même nom.
Est-ce pour autant une obsession?
En fait, il s'agit surtout de rigoler un peu. Tant qu'à parler d'un sujet, parlons-en en long et en large. Alors, après le texte d'un insomniaque chronique, après le côté graphique en plusieurs sous-divisions, il y aura la musique, les photos, la vidéo et, pourquoi pas, les figurines du Naufragé.

J'aurais bien aimé publier le troisième volet de la série, mais les dessins ne sont malheureusement pas en ma possession, pour le moment. Le troisième est plus abstrait, moins personnel, et il m'a permis en quelque sorte de fermer la page sur certaines choses. ...Enfin, j'aurais aimé. Et pourtant je n'ai pas pu m'empêcher de continuer. Ce que je veux atteindre, ce n'est pas le syndrome de Stendhale, mais l'oeuvre la plus surutilisée par un seul et même auteur.
...Est-ce que les bd de Star Wars ont été écrites et dessinées par Lucas?

Je réalise en écrivant ces lignes que, comparé à la plupart des gens que je côtoies ou avec qui je discute, je n'ai aucun soucis réel dans la vie. Je suis un être simple, mais compliqué à suivre, qui se contredit sans cesse... Je dis être passé par dessus mon enfance, ne plus vouloir en reparler, et voilà qu'un simple film me replonge dans ces souvenirs. Dans ces peurs. Celle de m'être battu avec d'autres gamins, d'avoir subi le ridicule et de l'avoir pris au sérieux, de n'avoir jamais été au même niveau avancé que les autres.. etc. En maternelle, tout le monde savait compter jusqu'à 100 sauf moi. Ce film (Être et Avoir) m'a remis la tête dans les chiottes. J'en suis resté effrayé.

Pour ce qui est de l'éden, je crois qu'une fois la panoplie des références au Naufragé terminée, j'y serai enfin. Là où je peux sortir de mon étagère le passage ou le média qui me plait le plus, je serai sain et sauf. Il y aura bien des chances que les dessins auront le dessus, surtout celui du désert qui me fait rire à tout coup.

Les histoires qui m'ont touché, il en reste peu. Je devrais en écrire, pour remonter la pente...
D'ailleurs, ça me fait penser.. Lorsque j'ai eu mon premier vrai boulot comme boulanger dans une épicerie, j'étais à un moment de ma vie où plus rien de m'inspirait pour écrire du frais, du sang neuf. J'étais content en me disant: "La job! Voilà une nouvelle chose dans ma vie! Il va se passer des tonnes de trucs que je pourrai écrire!" ... Hélas, non. J'ai écris un truc qui m'a bien plus, certes. Mais rien qui dépasse les frontières jusqu'alors atteinte. Même chose pour la seconde job (c'est normal, je l'aimais ce boulot!). Deux ans plus tard, troisième travail, beaucoup d'histoires, mais peu assez bonnes pour les figer dans le temps. Sans parler des études.

Le mieux serait de conjuguer travail et études. Voilà un mois que je suis entré, et le 3 quarts de mes lectures ne sont pas complétées. Le vendredi, il revient d'un show ou d'une fête, alors trop fatigué pour étudier; le même soir, il travaille de nuit; de même pour le samedi; le dimanche, trop fatigué du travail et dort jusqu'à lundi; lundi, il planche sur ses dessins et sur le net... Le mieux serait de rentabiliser ces vendredis et lundis.

Peut-être un jour, je serai moins dans ma tête à penser à toutes sortes de choses inutiles comme le concept de la laideur dans la vidéo contemporaine, et finir par penser à des trucs intelligents comme "comment puis-je laisser ma trace? comment faire pour être visible et me démarquer de la masse". Et aussi comment ne pas être en émerveillement devant ce que l'on appelle " l'ennui".
Bref passer à l'action au lieu de rêvasser, être perpétuellement complexé au lieu d'être un imbécile heureux, comme ce cheval dans Animal Farm.

Dommage que les machines, que j'aime tant, ne puissent pas connaître ce que c'est que de rester sur un banc de parc et réfléchir à plein de choses absurdes. J'imagine la scène: -Et toi, ordinateur, comment a été ta journée? -Bah, tu m'as pas mal tappé dessus aujourd'hui, je sais pas si j'devrais te parler... -Oh c'que t'es susceptible :) Soit pas si ronchon. -Tu ne sais pas cque c'est de garder mon calme quand tu change toujours de format de texte et que tu veuilles constemment passer d'un logiciel à un autre! -D'accord, je tenterai de faire attention à toi, à l'avenir -Tu dis toujours ça...

Et le iPod de s'y mettre lui aussi: -Tu as un gros problème toi! Comment faire pour savoir ce que tu veux? Tu passes de Durand à Autechre, puis Leloup, puis le jazz, la musique de film jamais pareille... -Une mélodie me fait penser à une autre, je suis comme ç.. -Non tais-toi! J'en ai marre! Choisi un groupe et puis ça finit là!

Les machines à ma job sont toutes en furie contre moi, alors ça sera pas long avant que les miennes prennent leur bord!

-DM- 2 octobre 2009, 19h45

dimanche 20 septembre 2009

Correspondance

Création/Public:

Je crois que ce que je souhaite, c'est de figer une émotion, une pensée, une image ou une scène,
la concrétiser à l'extérieur de mon esprit. Et la rendre disponible, ou pas.
J'imagine que dans mon univers, il y a 4 sections:
1- Ce que je "crée", que je rend disponible et que je veux que les gens en profitent, qu'ils aiment ou non;
2- Ce que je crée, et que je publie mais qui ne cible que moi comme public (en général, sur mon blog);
3- J'ai plusieurs écrits et bouts de films tournés qui ne se trouvent que dans mes tiroirs (par exemple, de vieux poèmes, ou mon journal "intime"). Ils ne sont pas publiés, mais si quelqu'un veut les voir, ces trucs, je ne l'empêcherai pas;
4- Ce que j'écris uniquement pour moi, et que personne ne verra jamais (il doit pas y en avoir beaucoup, mais quand même...)

Le public existe. J'en suis conscient. Seulement, je le juge indépendant et intelligent.
Qu'il décide par lui-même de voir ou de lire ce qui lui chante. Si je fais de la publicité pour mes travaux, c'est parce que je juge que ça en vaut la peine. Le reste, c'est tout simplement banal. Si tu veux le voir, d'accord. Sinon, ce n'est pas plus grave que cela.

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Vidéo/Cinéma:

Pour la vidéo. J'ai parlé de notre petit groupe "Essai", je crois.
Dernièrement, le réalisateur des 3 premiers essais a demandé une commande pour les (maintenant) 4 membres:
-Faire un film insupportable à regarder; -Ce film ne doit pas dépasser 30 minutes; -Le son doit être enregistré par la caméra, sans modification; -Le tout doit être filmé dans les 2 mois suivant cette commande.
Pour ma part, j'ai utilisé une vieille cassette VHS, avec plusieurs vieilles émissions d'enregistrées, comme support technique, à défaut de ma caméra qui n'enregistre plus.

Voilà une différence avec la pellicule: la bande magnétique peut servir autant de fois qu'on le souhaite, contrairement à la pellicule qui ne sert qu'une seule fois. La bande a différents formats et supports (télé, caméras, ordinateurs, etc); la pellicule n'a que le projecteur pour visionner le film.
Bien sûr, après plusieurs années et ré-enregistrements, la bande perd de la qualité. Ce qu'il n'y a pas avec le numérique (caméras à disque dur ou carte flash).

Le fait de savoir qu'on peut reprendre la prise, autant de fois qu'on le souhaite, ne change-t-elle pas la conception même de faire un film, quel qu'il soit?
Et, parlant des Essais 1-2-3-4, ils sont prévus À LA BASE pour être mis sur dvd (ou vhs, dans le cas du 2e) et être visionnés sur son ordinateur, ou sa télévision dans sa chambre. Et non pas sur grand écran.
En 1950, la télévision a été un problème pour le cinéma: les gens ne sortaient plus, ils avaient les spectacles chez eux.
Dans les années 80, on voit apparaître les premiers baladeurs portatifs. 80-90: les cellulaires. Les années 2000, ce sont les lecteurs dvd portatifs, les ipods vidéos...
Nous sommes seuls à nous divertir quand on le veux... Et c'est horrifiant de savoir cela.

Dans cette perspective, le vidéo de 28 minutes sur vhs que j'ai produit (qui s'intitule: "Intolérance -R (Essai 4 1/4)") pose un reflet sur la génération "je me filme avec ma petite caméra, j'essaie plein d'effets visuels complètement bidons, etc". Sur youtube, il y a épidémie de gens qui se filme à rien faire, en 2-3 minutes. 50,000 views.
Toucher l'insupportable, atteindre l'intolérance, c'est montrer cela pendant 30 minutes.
C'est montrer le ridicule de cette vague populaire.

-Jean Derome, aka LÉGND-R

mercredi 9 septembre 2009

Cicéron avait vu juste (mercredi 09/09/09)

Citons Camus à tort et à travers:
"Question: comment faire pour ne pas perdre son temps? Réponse: l'éprouver dans toute sa longueur. Moyens: passer des journées dans l'antichambre d'un dentiste, sur une chaise inconfortable; vivre à son balcon le dimanche après-midi; écouter des conférences dans une langue qu'on ne comprend pas, choisir les itinéraires de chemin de fer les plus longs et les moins commodes et voyager debout naturellement; faire la queue aux guichets des spectacles et ne pas prendre sa place, etc." -Albert Camus, La Peste

Une autre, pour le voyage en train, long et interminable:
[...] peut-être devons-nous aimer ce que nous ne pouvons pas comprendre.
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Cet après-midi, en voiture avec le paternel pour se rendre à l'université, plusieurs pensées se sont ruées dans ma tête. L'une d'elles m'a complètement figé. Mais avais-je à peine le temps d'y penser que j'avais déjà autre chose en tête. Je ne pensais plus à ce qui m'avais rendu complètement muet et abasourdi, et pourtant je l'étais encore. Entre la peur et la frustration, je fixais le vide, pensant à mes cours, aux personnes que je connais, à celles que j'ai rencontrées à l'udm, à mes textes à lire que j'ai oubliés, à la réflexion elle-même. Et j'ai eu cette pensée: "la force de l'homme, mon cher ti-Jean, c'est de ne pas se laisser écraser par la pression, c'est de la surmonter". Ti-Jean de répondre: " Et si la force de l'esprit était d'observer cette pression intérieure slash mentale?"

Ce que Camus semble dire, dans cet extrait de La Peste, c'est: regarde le temps filer lentement. Le problème c'est que je suis toujours en train de penser à toute vitesse. Les grad-schools me fichent la trouille (même si je m'y sens bien...), et c'est aussi pire que d'arriver avant un examen slash dissertation qu'on a pas préparé, avec un début de fièvre: ton cerveau rush en malade et pourtant rien ne sort, que ce soit dû au trac, à l'impossibilité de se concentrer, ou des trucs du genre. Et pour une fois, j'avais envie d'observer l'évolution de cet état de "jam cervical" et, à la limite, d'apprécier le pestacle. En vain. C'est pénible, chiant, lourd, et ça ne mène nulle part. C'est juste étonnant. On est dans un espèce de cocon, mais il n'est ni confortable ni chaud. J'irais jusqu'à dire "borderline agressant". Et pourtant, suffit de se botter UN PEU le cul, et dire un mot! ...mais, non... C'est pas que j'peux pas; c'est juste... ya rien qui sort, point.
Alors qu'est-ce qui m'a mis dans cet état??? Serait-ce que j'ai repensé à mon rêve où des jeunes pré-pubères m'appelaient pour des conseils sur le sexe, sans que je sache que j'avais laissé une pub pour ça? non... Les textes que j'avais à lire? nah, ça jm'en kaaalisse. Humm.... aaah oui ok là jme souviens! J'avais pensé à *censuré pour la bonne cause*.
Réaction: aussitôt la source de l'état pseudo comatique trouvée, le jam a cessé. J'ai recommencé à sourire aussitôt, je répondais à mon père, j'ai ouvert la fenêtre de la voiture...

Étrange, quand même...

[...] peut-être devons-nous aimer ce que nous ne pouvons pas comprendre.

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-L'illusion du mouvement de 24 images en une seconde. Une frame, sans son= une photo. 24 frames, plusieurs photos. Est-ce la même problématique dans le vidéo et le numérique, où généralement image et son sont déjà enregistrés par le même appareil?

-Peut-on considérer la vidéo comme cinéma si elle est uniquement, ou essentiellement, destinée à être jouée sur une télévision ou un ordinateur (ex: dvd des Essais (#au hasard)), en comparaison au cinéma en pellicule destiné à être projeté sur un écran large, destiné à un public (5 personnes en montant)? La solitude à l'ère du numérique?

-La bande magnétique et les disques durs remplacent peu à peu la pellicule. Celle-ci ne peut servir qu'une seule fois, à l'instar des deux autres supports qui permettent multiples réutilisations. Est-ce une raison pour affirmer pour autant que ce n'est pas du cinéma? Selon moi, en tout cas, c'est un art qui combine son et image. Point. Qu'il y ait public ou non. Et pourtant, youtube à son lot de vidéos qui ne pourrait être qualifié "cinéma". Et pourtant, un film qui n'a tout simplement aucun son, j'y pense. Plus souvent que je ne me laisse le croire.


...
Toutes ces questions vou' nzetes 'amais posées!

Deaf Junkie,
Revolution du 9/09.
(Vous pigez la référence?)

vendredi 17 juillet 2009

Patchwork (Vendredi, 17 juillet 2009)

"Mais en ce moment, cette personne qui est loin doit sûrement se dire: ......fuck dat.... A soir, c'est rien, mais après... c'est toute." Comme une phrase parabolique collée à la cervelle, qui ne veut pas partir. Mais tout ça n'est que mascarade.

"Regarde autour de toi, tes amis, et François et Firmain
Comme ils te méprisent, ils ne t'ont jamais couchée dans le foin?
Le village entier te déteste
Tu étais une rose, et te voilà une merde!
Et d'ailleurs quelle idée de t'appeler Rose
Tu n'es pas une fleur, tu es une fille
D'ailleurs jolie quoique j'en ai vu plusieurs avant toi
Et je ne te promets rien"

Ce soir, la nuit nous appartient. Midnight summer dream. Let's go, on fou l'bordel. Personne ne va s'en soucier de toute façon, personne ne regarde. Et ya la femme de ménage qui ramasse le bordel à tous les soirs j'imagine. Tiens, ya des enfants qui crient dans le passage. J'entends pas la mère derrière. J'entends pas les vagues, ni les arbres pousser, ni la barque accoster. Je suis l'hiver qui gèle le germe de la vie. Je suis un sauuuuulle incoooonsollaaableeuuuhhh! Une petite bactérie qui veut simplement s'installer tranquile, avoir son sol fertile pour l'agriculture, ses plants de cheveux et de peaux mortes sur le crâne d'un individu quelconque.

De l'autre bord de la rue, une jeune fille passe la main dans ses cheveux, et Jacques ne le remarque pas, ce détail. Ce matin, comme tous les matins, Jacques lit son journal au café. Il habite Montréal et se dit en pleine santé, malgré son âge avancé. Dans sa jeunesse, il écoutait la radio avec ses parents. La jeune fille, elle, se rend à la boutique pour chercher le chapeau qu'elle a commandé. Enfant, elle adorait quand son père lui préparait des roties avec de la confiture, le matin. Il savait comment étendre la confiture de fraise comme personne. Après ses 10 ans, il est parti se faire bronzé en Floride où il a rencontré une femme pour qui il a quitté sa famille.

Homme dans la quarantaine, cherche paradis perdu. Jeune fille dans la vingtaine, cherche père déserteur.

Je pensais qu'un jour, les choses s'arrangeaient pour le mieux. Que tout le monde pourrait marcher dans la rue et se saluer sans regarder l'autre comme un abruti. Hélas, certaines personnes ont le don d'énerver beaucoup de gens, sans s'en rendre compte. Ne les appellont pas peste. C'est méchant pour rien. Disons simplement que ces gens renferment probablement un grand nombre de complexes et de dilems intérieurs. Ils sont donc une menace possible au calme et au respect de l'autre. "Deal With It. Rock'n'Roll." Je pense donc je suis. Je parle donc j'interagi. Lorsque l'interaction n'est pas voulu auprès des autres, le mal est tourné vers soi. Voilà un concept intéressant: un personne incapable d'extérioriser ses angoisses va sensiblement retourner celles-ci contre lui-même. Méchanisme automatique.

Et le naufragé, sur son île, regarde seul le coucher du soleil, derrière un pont de la ville. Il se dit: devrais-je être content d'être seul et de ne pas sentir le poids d'avoir à m'exprimer à une autre personne devant ce spectacle, ou devrais-je être triste de ne pas pouvoir vivre un moment fantastique avec d'autres personnes?
"Faisons arrêt sur l'image. ...Herbert doit se resaisir. En effet, il ne doit pas parler des autres, mais de lui-même comme lui a fortement suggéré son psychanalyste."
Je préfère probablement la solitude à la compagnie. Physique en tout temps, pour sûr. L'absence psychologique des autres, pourtant, m'atteind à un point tel que je ne ressens plus l'envie de faire quoique ce soit.
Le déficit d'attention à l'envers. Je n'ai pas l'esprit ailleurs; j'ai un manque de l'attention des gens à mon égard. Narcisse, à son ruisseau, qui souhaite que tout le monde regarde son reflet. Et lui, de dire: "non je ne veux pas regarder mon reflet, je sais que je suis beau à voir! hihihihi!" innocent et stupide qu'il est.

Seul dans la forêt déserte, le naufragé écrit sur les arbres, laisse des messages dans des bouteilles, mais les seules réponses qu'il a sont des pancartes "sauvons les arbres" et des retours de bouteilles avec des rabais de publi-sac à l'intérieur, le message écrit encore intact et intouché. Paumé, les vêtements en lambeaux, il tente de sortir du bosquet, le visage lugubre, il tente de regarder les autres dans les yeux avec une sincérité qui se veut saine. Sur le bord de la route, en faisant du pouce, les voitures passantes continuent leur chemin. Une voiture remplie de jeunes ralentie. Une bouteille de verre lui est jetté par la tête avant que la voiture ne fasse crisser les pneus et de partir à toute vitesse.

"Ma forêt fidèle, toi au coeur sain. Tu ne m'as pas appris cette réalité... L'est-ce vraiment? N'est-ce qu'une illusion?" Ô, j'ai connu tant de gens. De bonnes et de moins bonnes personnes, j'en fais partie, mais comment vivre au travers de toutes ces différences? Je ne suis peut-être que l'intru qui a appris les mauvaises valeurs. Mais devrais-je, pour autant, subir les railleries sans m'en sentir atteind? Faire comme si rien ne m'atteind, est-ce possible?
Et les Êtres Sensibles sont-ils plus faibles devant les remarques les plus innofensives? Certes.

"If you tell Waker it looks like rain, his eyes all fill up." Pleurer devant la pluie... voilà une belle image d'une personne sensible...

Calisse, là, wo! Pleurer devant la pluie, sti, c fifffff ça! Faut pas exagérer crissss!
Oh? Ah... ben désolé alors, msieur j'savais pas ...
Ben c'est ça, écrase, pis bat toi à place. Faire un homme de toi.


Non désolé, j'suis toujours pas capable...
J'aime ce qui n'est pas tactile, la pensée, la poésie, le mystique, la fumée à la limite. Du moins, la pensée et la poésie et la mysticité dans un cadre paisible et qui ne cherche pas le conflit. Mais je suis maudit, moi, enfant à l'esprit contradictoire, qui dit "je m'en fou que tu t'en fou", qui pense "toi tu ten fou, mais pas moi", moi qui dit oui, qui dit non, qui ne se souvient jamais de rien. Toucher est contraire à mon bien être, et donc, quelle que soit les intentions, je me sens en danger. La pensée est, selon moi, fondamentallement bienveillante, comme l'humain. Lorsqu'une mauvaise énergie s'en dégage et entre dans mon esprit, cela devient au dela du compréhensible: "pardon, jai dû mal comprendre. j'ai penser pendant une fraction de seconde que tu me disais du tord. ce qui ne se peut pas, puisque tout être est bon." Nenon, abruti, je t'ai bien dit ce que tu a entendu. "oh... alors... non je comprend pas. Pourquoi pas essayer de bien s'entendre" Non "oh... bon, alors... ......non sérieux, là scuse moi, mais jcomprends vraiment pas.. t'es sûr que tu veux pas partir la discussion avec un peu plus de soleil dans l'esprit??? J'aime pas la chicane, tu sais alors..." M'en fou.

"Gloom and Doom" comme disait Harvey Pekar/"J'pourrais crever, j'crois qu'elle s'en rendrait même pas compte" cut to - scène de l'Église: seuls la femme de Jean-Marc et ses enfants sont présents, et regardent tous leur montre/The Lord Is My Shepperd, I Shall Not../La mort de Mic../Miserere.../Wall.../ STOP!








...patchwork...







Ce matin, Jacques lit son journal, et regarde par la fenêtre du café. Julie sort de la boutique après avoir salué son amie qui travaillait ce jour là. Elle regarde des deux bords de la rue, et traverse le traffic de la rue étroite. En entrant dans le café, elle enlève son nouveau chapeau, et s'installe à une table. Jacques la regarde d'un oeil sobre. Il est touché par la pensée suivante: "Ce pourrait être ma fille..." Il baisse la tête derrière son journal, ferme les yeux, et retient une larme.

Le naufragé regarde le soleil se lever. Il se dirige vers le ruisseau et se lave le visage. Les rayons de l'aube brillent sur toutes les gouttelettes sur son visage.

-JD-
Vendredi, 17 juillet 2009, 23h31.

Phrase de la soirée: "Sometimes... you just try too hard. You don't need to do that, you know? Ok, see ya..."

lundi 13 juillet 2009

I had a DREAM today! (mardi 13 juillet 2009)

Et si jamais c'était ça, le moment parfait... Écouter une musique enivrante, qui expire le souffle de la vie, avec toute sa beauté et sa tragédie. L'écouter jusqu'à l'infini, sans jamais en sentir la fin, sans pouvoir s'en passer, et pourtant on sait tout de même qu'un jour il faudra bien le laisser aller.

La nuit passée, j'étais tourmenté, après un déjeuner/diner au resto qui m'a trop bourré, après avoir été à un tournage au Piknic Electronik où je n'avais rien à faire sinon discuter de tout et de rien avec un ami avec qui je n'ai que malheureusement très rarement parlé, la moitié du peep ne m'aimait pas vraiment, après être revenu sous une température médiocre, à écouter The Wall, après avoir vu un message trop peu révélateur à mon goût (je suis du type (trop?) curieux, alors si un mini détail manque, je pète un plomb), après avoir peint mon t-shirt Boards of Canada, après avoir vu que celui-ci était peint tout croche, après avoir peté un autre plomb à repeindre sur les erreurs, après avoir mis Cléo de 5 à 7 dans le lecteur dvd, après avoir mis sur repeat "Is There Somebody Out There?", après tout ça, j'ai dormi.

Avant de dormir, j'ai eu la révélation que mon ancienne relation n'était pas saine, parce qu'incestuelle. Je te considérais plus comme un soeur que comme autre chose. Voilà pourquoi ça n'a pas marché, pourquoi je voulais toujours te protéger, pourquoi je n'étais jamais à l'aise au lit, pourquoi je m'engueulais toujours avec toi. Pourquoi je n'ai jamais su si je t'aimais vraiment comme on aime. C'est parce que c'est de l'amour inconditionel. Celui qu'on a pour une soeur. Voilà tout. Avant cette révélation, j'avais le coeur emballé devant ce fantastique film qui est une vraie merveille parmi les merveilles, dont je connais presque toutes les répliques par coeur, déjà. Avant ce film, j'en avais assez de m'imaginer le film en écoutant la musique, alors j'ai mis mon enregistrement du film The Wall, reconnaissant toutes les petites différences au niveau musical. Suis-je trop collé à cet univers? Suis-je trop obsedé par cette musique étrange, et pourtant si belle? Ou alors est-ce mon questionnement par rapport à comment rendre un disque de musique en image qui me rend si accro à cette adaptation plutôt fidèle? Avant ça, je me suis attaqué à mon fichu t-shirt qui m'a fait rager, tant pour le stencil en papier qui ne tenait pas en place autant que pour les questions qui me grugeaient depuis quelques jours. Je ne pouvais pas me sortir ça de la tête. Avant ça, je suis revenu du Piknic Electro où je me sentais de trop, comme une tête de trop dans la photo. Avant ça, samedi aussi, j'étais une tête de trop dans le cadre. Main dans la main. Bon enfin, elle va m'oublier. J'étais juste venu vous voir. C'est pas souvent que tu venais dans ce coin de mon quartier. Je voulais juste voir ça. Avant ça, j'étais heureux, enthousiaste.

Après ça, jme suis senti de trop. Je gâche le portrait. Après ça, au Piknic, ya un type qui connaissait une fille de notre groupe, habillé parfaitement pour paraître dans le "Nightlife Street Styling" et qui a prit quelques photos d'elle. Puis de mon ami. Puis d'autres photos. Puis m'a regardé, a pointé son objectif sur moi, l'a déposé avec un air de "Nah, T'en feras pas parti, dude, t'es trop wanabe...". La tête de trop dans le cadre de famille.

Après ça, j'ai rêvé. À celui qui va maintenant prendre soin de ma soeur. Puis à mon prédécesseur, un certain type que peu de gens semblaient respecté, dans cette classe qui était dans mon rêve ("My god, j'espère qui va pas nous repartir avec ses "graaandes" connaissances....."). Et puis yavait cet appartement, plutôt en piteux état dans lequel se préparait une pièce de théatre, le stage étant aussi gros qu'une table de cuisine comme on en voit partout en banlieue.

Après ça, ... Je me suis réveillé à 10h. D'habitude c'est vers midi que je me lève, même si je me couche à 9h du soir. Là j'avais dormi de 4-5h à 10h. Et ce n'est ni la tondeuse du voisin qui m'a réveillé, ni les oiseaux, ni les bébés de la garderie d'en arrière, ni la pluie, ni la basse de mon frère, ni le foutu téléphone. J'étais réveillé par moi-même. Et j'étais en forme.

Voilà maintenant que j'écoute encore cette musique que j'ai arrangé à mon goût pour n'entendre que la guitare jouer. Près de 90 écoutes.

Je suis peut-être viré fou, mais j'ai rêvé cette nuit. J'ai bénificié d'un sommeil réparateur, comme on dit. Et c'est peut-être ça le bonheur. Avant, après, avant l'après, et le pendant. Avoir une nuit de sommeil, avec un rêve relativement agréable. Voilà peut-être une clé au bonheur.

Ça, et laisser grandir les enfants et les laisser partir.



Phoebe est partie.

-Dead Machina- aka défunt roi de la pop culture
Mardi 13 juillet 2009, 15h02

vendredi 26 juin 2009

J'ai trouvé l'American Dream (vendredi 26 juin 2009)


Voici ce que j'en pense: un bal de finissants où les cocottes de luxes sont reines, et leur cavalier sont tellement fashion et à leur service.
Ce n'est pas un homme assis sur un banc, ni une télévision qui diffuse une émission religieuse, ni une discussion entre deux personnes filmées. Non, le Rêve de tous et toutes, c'est cette image bien représentative du règne du beau, du glamour, et du bonheur physique. Vous auriez beau me dire le contraire, je n'y croirais pas. Ben oui, une discussion soutenue c'est don l'fun, et sortir avec les nénettes un peu nunuches, ça peut tomber sur le système (là par contre je ne vise personne sur cette photo; je ne les connais pas, elles pourraient être bien plus dégourdies que moi côté psycho-social-etc). Mais bon! Étudions cette photo si vous le voulez bien.

Le début: à gauche de la photo, la jeune demoiselle est splandide, un sourire radieux aux lèvres, des cheveux longs et soyeux, en plus de porter une robe funky et élégante. Mais surtout, regardez comment elle se tient. Ça vous fait pas sonner quelque chose? La jambe en l'air, comme dans les films! Le type est soigné, une coupe à la mode, un costard parfaitement reglo qui foutra jamais la honte à qui que ce soit.
Au centre, la tigresse et son matou: femme forte en pouvoir, on le remarque par sa pose et celle de son cavalier, et encore une fois: un poids santé, une allure du tonnerre, un sourire étincellant... Le type comme tel est pas le classique de beauté, mais ça doit être un sacré bon sportif, à voir sa carrure musclée. Vive le sportif et sa cheerleader.
À droite, la totale: Robe rose flash mais sobre, et la pose qui dit tout: "nous, ce soir, tous les soirs depuis qu'on est ensemble, c'est le bonheur, question coït".

Moi je vois ça et je regarde les gens autour de moi. Ya quelque chose qui cloche, je sais pas... Y a-t-il une ligne entre le rêve et la réalité? Ou est-ce simplement une question de cercle ou d'environnement social? Comment se fait-il que, depuis quelques temps, quand je pense à vouloir une copine, mon idéal est vite interrompu par une pensée vraiment étrange? Je vous donne un exemple: je vois un film à la télé, le gars et la fille s'embrassent, le front collé à celui de l'autre. Réaction: humm j'aimerais don ça... euh min... le front collé? Humm, pas sur j'aimerais ça. Moi j'ai besoin d'un espace vital de minimum 10 à 30 cm.
Et pourquoi je penche plutôt pour vouloir une petite soeur? Un ptit gars, ça crie toujours, ça veut jouer à la bataille, c'est toujours une question de force, y veut pas parler, y veut se battre et faire du sport. Moi jveux parler. Une ptite fille, c'est innoncent, ça pense juste à jouer avec ses poupées, boire du thé avec elles, ça veut donner des bisous a tout lmonde, ça veut chanter, danser, rire. Je veux parler avec ma petite soeur de l'école et tout, lui dire qu'elle a des beaux cheveux, savoir comment a été sa journée, lui donner plein de bisous dans le cou pour la taquiner... Tout ça, de façon purement platonique, dieu merci. Avec une copine, ya pas moyen: un jour ou l'autre, elle va vouloir aller dans la couchette, et le team work doit commencer... Ah ouin c bien (non tu fais pas comme j'aimerais, mais jte ldis pas pour pas te choquer), plus vite (ben oui toi, chu fatigué dma journée, jai pas lgout tabarnak).
Non, ma ptite soeur, à la limite, va me demander de dormir avec elle, jva la serrer doucement, sans rien faire, dieu merci.

Ce qui est bien avec Phoebe, c'est qu'elle aura toujours 8-9 ans. Je n'aurai jamais de malheur de rentrer dans sa chambre pendant qu'elle essaie un gilet bedaine, avec des shorts trop courtes pis un gros décolté. Je la verrai jamais rentrer à 4h du matin complètement petée et soule.
...mais je la verrai jamais obtenir son diplome, non plus, ni la voir devenir une musicienne de conservatoire, ni une femme accomplie avec un mari respectueux et des enfants... je ne la verrai jamais devenir le Rêve Américain. Et pourtant c'est ce que je lui souhaiterais...

Dieu merci, au moins j'en vois certains qui ont l'air de vivre heureux ensemble, sans être trop fashion, qui n'ont pas l'air de se mentir à journée longue, qui semblent sincère et amoureux... Ben tant mieux pour eux. Sont tellement cute, hein.



-Jean Derome-
Vendredi, 26 juin 2009, 19h54

mercredi 17 juin 2009

Ambition (mercredi 17 mai 2009)

L'autre jour, je jasais avec Simz de cinéma finançable, du genre: "ok on arrête de niaiser, pis on travaille sur un projet sérieux qui pourrait vraiment voir le jour sur un écran, petit ou grand." Hier, j'ai repensé à un ancien élève de Momo qui, lui, travaillait pas mal fort sur un projet ambitieux, mais relativement risible. Je ne suis pas envieux de thèmes abordés dans John et Kev, deux "chevaliers jedi" dans un Québec indépendant ou la peine de mort est rétablie par un méchant méchant chef de mutant. Nenon, j'suis pas jaloux. Mais j'ai regardé sa préparation, et je dois avouer que c'est beaucoup plus élaboré qu'un simple "ok go j'viens d'avoir une idée, on la tourne". Pré-prod avec des financeurs qui sont prêts à investir 10 000 dollars dans leur projet (costumes, chorégraphes de combat, effets spéciaux, autorisations de lieu de tournage, comédiens, équipement de cinéma, etc), prod (assez élémentaire, de ce que j'ai pu voir), et post-prod acharnée. Acharnée sur les FX, oui d'accord, mais quand même. Le fond est très hollywood, mais si yen a un qui est prêt à percer, je crois qu'il est plus prêt du but que l'essai.

La question qui me trotte en tête est celle-ci: est-ce vraiment un but ultime que de percer le marché cinématographique? Oui, on peut gagner éventuellement de l'argent avec ça, mais n'empêche que de tourner en direct, en improvisant au fur et à mesure avec le scénario et les acteurs, sans nécessairement se soucier que le film soit agréable à regarder à la fin du montage, peut être une bénédiction en soi. Aucune limite, aucune attente.
...Mais un scénario bien bâti, intéressant, intelligent, en se permettant une improvisation qui cadre avec le récit, ça aussi, ça peut être une bénédiction.

Est-ce mon ambition?
Depuis toujours, mes chers frères vidéastres.

Une image lechée, avec un son clean, et sans vouloir perdre le spectateur pour autant, le garder scotché à son siège jusqu'à la fin, sans le prendre pour un imbécile. Peut-être même le rendre heureux. ...Je crois que c'est la première fois de ma vie que je pense en conséquence du public... Mais c'est vrai que j'aimerais nourrir la culture contemporaine avec quelque chose de plus raffiné. Pas de l'acting de Star Wars entre copains comme en secondaire 3, ni de dialogues du genre: "Tu sais ce que Tarkovski disait...". Quand j'ai vu le film 'Lumière Silencieuse', j'y ai vu une force dans le scénario parce que l'histoire ne se basait par sur un conflit ethnique ou religieux (tout le monde vient du même coin, même religion cloîtrée), mais sur la moral d'un homme ou d'une femme. Voilà quelque chose sur laquelle n'importe qui peut s'identifier. Chaque humain a une morale, une conscience avec laquelle nous vivons tous les jours. Et c'est ce que je souhaiterais mettre en image. Peut-être un jour aurai-je l'audace d'enfin écrire le scénario de la nouvelle "Zooey" de Salinger: un grand frère et sa petite soeur qui s'engueule, c'est bien, non?

...et dire que j'ai presque participé à un projet financé de dix milles bidons... (qui n'a jamais été tourné, soit dit en passant! héhéhé)

-JD-
mercredi 17 juin 2009, 23h24

jeudi 28 mai 2009

L'idéal serait hier, partie 2 (jeudi 28 mai 2009)

*Bon désolé de casser le rythme du party avec le local, c'est juste que ça fait un bout que j'voulais poster de quoi, mais évidemment, ça attirera pas autant d'monde que l'histoire du local, alors don't worry!*

En fait l'idéal ne l'était pas tant. "Working jobs we hate so we can buy shits we-don't-need." ...oui, mais encore... Tyler ne parle pas de l'esprit de la collectivité.
Oui, je n'aimais pas faire semblant que je connaissais ma job de boulanger.
Oui, je ruminais ma défaite envers les grands de l'industrie de job d'été de marde.
Mais, quand j'y repense... oui, j'étais bien là-dedans...

Quand j'y repense, j'avais la vue sur les belles caissières qui travaillaient là depuis, quoi, 2-3 ans. Dans mon p'tit spot cloîtré, je mettais mon mp3 en écoutant FatBoy Slim et Chemical Brothers, et Daft Punk, et j'avais mes petites habitudes: partir en vélo tôt le matin, les fins de semaines, faire mes croissants, en bouffant les ptits bouts déchirés/perdus, tout frais, tout chaud, et à 11h, Yannick partait en pause midi, et jle remplaçais aux viandes froides, en servant la même madame qui veut son poulet coupé en 4 avec les ciseaux que j'savais jamais comment utiliser, et quand Yan revenais, j'partais à la course avec mon p'tit vélo, j'voyais les mêmes vieux sur leur gallerie, et j'mangeais mes 2 toasts, en écoutant la télé, avant de repartir à la course reprendre mon shift et me faire chier avec la Steam Machine, et les clients qui se plaignaient du coût des tartes.... J'repense à tout ça, et j'me dis que j'avais une job steady, que j'ai quittée parce que j'avais un show pendant la semaine et que j'voulais être sûr qu'on ne m'appelle pas pour rentrer.
Ce serait moi qui les quitte, qui leur dis "ce n'est pas vous qui me contrôlez, c'est moi qui décide de ma vie"... quel con... Ouais on te contrôle pas, mais on te donnes du fric pendant que tu dors dans le congelo, pendant que personne ne s'en rend compte.

Et je regarde mon ancien agenda (un cahier de dessin, que j'utilisais depuis peu, à l'époque), et je regarde les noms du monde qui travaillait là-bas, avant que la succursale ne ferme par cause de faillite, et je me rappelle Jeffrey, le gars le plus rammassé physiquement (il n'avait que deux dents en haut, et quelques unes noires en bas, des parcelles de cheveux blonds longs et graisseux) mais crissement drôle et sympatique (je suis passé de 5 ans, à quoi, 19) , et Geneviève, les longs cheveux violets foncés qui me dit "Tiens c'est pas toi qui est passé sur ma rue l'autre jour? J'tais vu sur ton vélo." "Ouais ça doit être moi! héhé...", et Tania... la seule personne que j'ai pris en note son adresse. Nouvelle depuis peu, blonde, bien barraquée, une vraie tombeuse... Gênée, et sexy, spotté par le maniac au pain qui rêvait de passer rue Barcelone... Barcelone?! Mais j'suis déjà allé là-bas! ...oui j'y suis allé, et quand j'ai vu la baraque, j'ai pensé "mon dieu, pauvre elle, c'est vraiment minable comme maison. Y doit y avoir un père abusif, là-ddans, avec une mère maniaco-dépressive... la vaisselle doit éclater dans cette maison si petite".
Et j'ai commencé à boire, et j'ai commencé à croire
Qu'on sauverait mon cul en crevant à ma place.

Je voyais en elle Jane Gallagher, et moi j'étais Holden Caulfield. Et jamais, jamais je n'irais la voir...
Et jamais je ne retournerai voir cette clique,
De peur qu'on me traite de lâcheur
De honte d'avoir tout abandonné cette shit.
Et pourtant je veux redevenir emballeur,
Par envie d'avoir le même statut qu'avant.

Parce que l'idéal, ben, c'était hier.

-DeafJunkie, après avoir revu Cashback d'un autre oeil-
16h50

mardi 12 mai 2009

Voilà (mardi 12 mai 2009)

Une période est mise à mort.
Il a suffit d'une seule épreuve finale pour me faire réaliser que je vais quitter tout un univers.
Demain, je serai au cégep pour faire le con devant une caméra. Tout ça pour laisser une trace non représentative de mon passage au cégep... une batch de kids ben smates, mais qui n'a rien à voir avec la crew avec laquelle je suis rentré... Et quatre ans de paresse, de sofas du local impreignés dans ma peau, de profs côtoyés, ... de noms mis en banque de donnés... J'pourrais en faire une liste tellement longue.
Et tout ça, j'ai l'impression que ça va faire comme mon passage du primaire au secondaire: une gang d'ami que je délaisse pour une école huppe où je risque de retomber au niveau zéro. Au moins, j'ai l'impression que j'vais trouver ce qui me plait, là-bas.

...j'ai dit la même chose, pour le secondaire: "wow ya de l'escrime! du théatre!" ... "sorry kid, no fun fo ya dis year. Le théatre c'est pour les secondaires 3-4-5". Première année, je voulais mourir. Quitter sur le champ, fuir la dictature privée, la solitude imminente. Mais j'étais stické la. "On verra pour l'an prochain. Mais tu reste là cette année" me disait-on. Ok c'est correct, ya un voyage en Italie à la fin, anyways, ça va être nice... Oups. Plus de voyage. Les parents trouvent qu'on est trop jeune pour aller si loin.
Là j'étais déprimé... Ok l'an prochain, mes 2 seuls amis vont me faire passer le temps, ÇA, ça va être nice. ...partis. Tous deux ont réussi à s'évader! Alors là c'est la grande noirceur. Magie noire, pire que mouche noire, qui me pompe à blanc, me fait encore moins d'ami qu'avant. Et pourtant... c'est à ce moment que j'ai découvert la littérature: Edmond Dantès allait devenir mon héros. J'avais enfin un égo qui ne répondrait qu'à un instinct de vengence sans limite.
Ok jme force pour sec 3. Après c'est fini hein! Le premier jour, j'écris dans mon agenda: 21 juin, fin de l'ostie de Brébeuf à marde; septembre, entrée a Curé avec mes vrais friends! ...et pourtant... Une année à comprendre que ma noirceur ne m'aide pas, socialement, et à subir les railleries de certains, et à se faire aider de fichus bons copains. C'est cette année que j'ai tenté ma chance en écriture. Backé par un sacré bon prof, je faisais mes premiers écrits qui étaient sensiblement la MÊME chose que le livre qu'il nous faisait lire en classe. Pas grave. J'aime. C'est mes mots. ...oups problème... ah tiens, salut miss la psy. ouais j'ai peté un plomb en classe. ok on se voit tous les mercredis, jusqu'à la fin de l'année......
Tiens, on ne me laisse pas sortir de ma cage... encore. So be it, j'irai jusqu'au bout alors! On dit que les filles sont belles, en secondaire 5. Je tougherai la run. J'ai pourtant réussi à me remettre sous la patte de la psy, me souviens pu pourquoi. Ce fut pourtant une année fade. J'ai accepté mon destin. En effet, les filles sont belles en 5e année. Le pire c'est qu'elle me parle. Puis une autre me parle. L'une me salue de la tête. ...Fuck! I'm not undercover anymore! Je me surnommais le caméléon; je ne le suis plus. Bref, je n'attire que la sympathie. Les gens me demandent ce que j'écoute comme musique de ce temps-ci... euhh jsuis en retard sur tout le monde, musicalement, j'écoute ceux sur qui vous trippiez ya 5 ans... Ah c cool, c'est encore bon.

Je reste à part. Je suis mieux dans le mou, la portion non découverte du cerveau. L'an prochain, ça va changer: je ne serai plus le vrai Jean timide, perdu, avec un lourd passé de sympathy for the devil. Non je serai James, le gars à l'aise, qui socialise, confiant, et qui parle avec tout lmonde.
Et ça a marché. Je me suis donné confiance en moi, j'ai foncé vers les autres, et j'ai fait des connaissances que je n'oublierai jamais: Simz, Caro, Maude, PL, Baker, et compagnie. Et j'ai vécu des choses extraordinaires dès ma premiere session. Et ainsi de suite pendant quatre ans. J'en ai connu du monde, j'en ai fait des sorties, des conneries....

Et maintenant, je vais ailleurs. Peut-être y verrai-je des visages familiers. Peut-être mon age me donnera un léger avantage... quess que jdis! Tout le monde va avoir 26 ans, là-bas!
Fukuf, jvais foncer tête baissée. Ça l'air que ça a bien fonctionné.

Chow
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Deaf Junkie, 3h07 du matin

dimanche 10 mai 2009

L'idéal serait hier. Ou demain. (dimanche 10 mai 2009)

23h54.

J'ai du mal à me souvenir quand c'était, la dernière fois que j'ai eu un gros fun noir à chiller dans la chambre de mon frère, à jouer à "Need For Speed: Most Wanted" au Xbox en écoutant Warning, We Are All on Drugs, et Percusien Fa, à ne pas me soucier du reste de l'été, à penser que je vais croiser une belle fille et qu'elle va tomber amoureuse de moi par magie, à faire du vélo sous la pluie en pensant à écrire une longue poésie sans structure archaïque, à fumer une clope dans un parc inconnu...

Me semble que ça fait longtemps que jme suis enfin senti jeune, comme un vrai ado... J'veux dire... même si j'ai été malade en fumant un joint, jme sens pas plus ado. Plutôt plus épais... Mais vraiment tripper comme un kid, faire des trucs un peu niais mais quand même drôle... enfin, qui me fait rire moi.

Voilà. Il est minuit. C'est lundi. Dans 5h et quart je serai réveillé pour arriver au collège à 7h25, pour un cours à 8h où je n'ai plus rien à faire (j'ai fait l'examen, et j'ai passé mon oral). En gros: c'est les vacances, et je m'impose d'aller à un cours.
Non, j'ai pris deux cafés, ce midi, lors du brunch pour la fête des mères. Deux cafés, pour moi, égalent minimum de 8 sachets de sucre. ...D'habitude, ça m'endore... Il est minuit sept, et je suis tout fébrile. Dans le bureau de mon père, je tapotte les touches plates du clavier mac, et je pense à une douce cigarette mentolée.... que je ne peux fumer. C'est interdit, dans le bureau. Alors, j'irais dehors, pour voir la pluie, les orages, sous le toit de la vérenda, la vue donnant sur le terrain de soccer de Marc-Aurèle-Fortin, mon école primaire. ...non plus, le système d'alarme est activé, et le désactiver réveillerait tout le monde...

Je regarde mon desktop bourré de niaiseries, d'icones jamais utilisés, de personnes sur msn qui ne me parleront jamais plus, de musique que je ne veux plus entendre... et plein d'images que je regarde toujours avec passion... Mais je ne fais que passer. Un jour, c'est la fausse fourrure, l'autre ce sont les cyber dolls, l'autre ce sont les jours de pluie, l'autre ce sont les rousses, l'autre ce sont les tounes de Boards of Canada mises en images, l'autre c'est Leloup, et le jour d'après c'est autre chose. Je passe une heure, deux heures, trois heures, quatre heures à regarder un écran à trente centimètres de ma face en pensant que je vais au-delà de celui-ci, mais c'est l'écran qui pénètre mes yeux et qui fait en sorte que de jour en jour, je deviens plus aveugle et plus fatigué... Je regarde mon surnom stupide en me disant: Mais pourquoi j'ai écrit ça? Et puis je me demande ce qui se passe ailleurs. Vite Le Chateau Impossible! ...rien à l'horizon... Vite, l'Essai! ... toujours rien... Des inconnus? Et pourquoi pas. Une inconnue. ...et je revois cette image: moi, il y a plus d'un an au moins, sur le bord de l'eau d'un quartier parfaitement inconnu qui allait devenir mon antre scrète, une cigarette aux lèvres, le bicycle derrière moi contre un arbre, et une magnifique maison champêtre de repos où j'aimais imaginer un couple de personnes dans leur 70-80 ans préparer un souper spaghetti pour eux et leurs nombreux amis et discuter longuement avec eux, de comment se portent leurs petits enfants, et si le comité devrait ou non sécuriser les écoles ('Mais non, Solange! Nos jeunes sont trop sécurisés, justement! C'est ce qui leur fait peur et les agresse!' 'Maurice, ne t'énerve pas, personne ne met sa vie en jeu, voyons... Vous avez vu mon jardin?' ) ... Ahh ce que je les enviais avec leur maison à balcon et dont l'un des murs était recouvert d'une plante grimpante.

...Et donc, dans ce texte que je lisais, j'ai repensé à ces images... et je me dis qu'il n'est pas trop tard. Demain, j'irai peut-être. Qu'il pleuve ou non, l'important est que je viens de réaliser: je peux dormir tranquille, ce soir.

JD
minuit 26

samedi 9 mai 2009

Réponse à JF sur le thème de l'amour (mercredi 29 avril 2009)

http://rabotradio.blogspot.com/2009/04/avant-de-loublier.html

Réponse au post de Djihef «Avant de l'oublier» (28 avril 2009)

DeafJunkie88 a dit…

Réponse à ton post:
On est le 28 avril, yé 5h et quart du mat pis jme lève déjà. Montage, ce matin. Jme dit que j'vais arriver trop tôt, mais basta: on ne m'y reprendra plus à dire que j'arrive jamais à l'heure.
Arrivé sur place, yé 7h10: Franky arrive juste à 9h pour ouvrir la salle... fuck... À côté d'moi, ya Élie qui est collé à son cell. Moi j'ouvre mon ptit 24h, section sudoku. Pour être relativement poli, j'enlève les speakers de mes oreillons. À travers le silence, ya Élie, à 2-3 mètres max qui est au tel avec sa blonde... ya les yeux fatigués, le trémolo dans la gorge... Une voix puissante sort de son cell. Il murmure "tu sais que jt'aime... non... arrête, tu lsais que jt'aime... oui. quess tu penses..." cris qui sortent du téléphone.

Et moi, le malaise incarné sur deux pattes croches, jme dis que j'vis pu ça. J'me dis que Wolf a raison de traiter de con ceux qui s'promènent en couple dehors, le gros sourire fake ass, pis quand y sont seuls, y pleurent comme des perdus paski aiment plus leur conjoint... J'avais le goût dle prendre dans mes bras pis lui dire: finis-en, tu souffres pour une connerie qui devrait jamais te faire chier ou pleurer...

Et jme dis que j'vis plus ça. Et crisse que ça me booste des fois. ...et crisse que ça me rend down pis plate à mort des fois... Mais maudit que jm'ennuie pas des engueulades en pleurant ' moi aussi jtaime, tsé! non c'pas ça! bouhouh, ben non tu sais, tu sais, tu sais....'

Conversation Mise Au Point (vendredi 3 avril 2009)

Qu'est-ce qu'une discussion entre étudiants en cinéma à propos d'un "film" à tourner?
De ce que j'en sais, ça se résume en 2 feuilles recto-verso avec du gribouillage dessus. Ça c'est ce qui est tangible. Ce qui l'est moins, c'est tout ce qui en est sorti, tout ce que les 5 personnes avaient à dire. On parle technique, on parle émotion, théâtre, café, "Comment j'appelle ma copine avec ça, crisse?", la distanciation... Étrangement, j'ai vu plus de digression ailleurs qu'ici, alors que je m'attendais clairement à de la digression all-the-way. Tous des points de vue différents qui tentent de se brancher au même réseau et qui finit par une entente collective. D'ailleurs, c'est une question que je me pose: l'Essai est-il a) un esthétique? b) un collectif? c) un titre? ou what else... J'ai l'impression d'être aussi flou que la discuss qu'on vient d'se taper (Gual, Simz, Rob, Jab, pis moi)...
J'ai plein de trucs qui tournent dans ma tête que j'ai pas osé dire, comme justement: L'essai, déjà en partant le film a un titre. Pas besoin de dire "LA longue histoire de Jo Bimbo" ou whatever "God Lord, I Shot My Cameraman". Ça t'sauve un peu les fesses d'avoir un titre déjà clair sur le propos: on se prend pas pour les As de l'art visuel/auditif, c'est juste du try-out. En gros, on vit juste un moment intense, mais banal; tranquile, mais dérangeant pareil. On est 5 dudes pas tant fashion, dans un café huppé du Centropo. La contradiction est flagrante et pourtant... était-ce voulu, ou c'est juste le moment présent, fuckuff si sa veut dire de quoi.

Ya pas de grand symbolique. Ya pas de rave dans nos têtes, à cque j'sache. C'est uniquement dire ce qu'on a à dire par le biais d'une production. Restriction ou non, le produit sera indéniablement signé Essai pareil. La forme risque fortement d'être différente, mais ne l'était-elle pas entre l'Es.1 et l'Es.2 ? Moi je vois ça comme un test de compétences dont les résultats sont non-significatifs, mais qui dans la production meme (à la limite, aussi à la projection) signifie de quoi parce que c'est assister et créer le moment présent. Ce qui est une preuve de vie et de continuité. Je crée, donc je suis. Dieu lui-même.

Règles:
Simz: Jamais être clair. (à date, ya au moins ça que jai respecté!)
Jean: avoir du son post-prod
Rob: chronologie du montage = chron. du tournage
Gual: Référence à une oeuvre
Jab: Doit avoir une référence avec un rêve et faire en sorte qu'on sache qu'on parle d'un rêve

On ne doit pas prévoir le temps du film avant la fin du montage.

Merci. Bonsoir.

Comms:
gual ciné-gual a dit…

Discussion abstraite, les traits de crayons sont sur la toile, reste à mettre les couleurs.

IdÉe shooutée dem^me: On pourrait faire un film ch. all by arselves, un film qui serait un testtament de c'est quoi pour nous un essai.

BOnne idée ou mauvaise idée? Dites

DeafJunkie88 a dit…

Sé tu, j'avès panser la même idée. Dans un sens ça s'rait plus simple ainsi, mais d'un autre coté, yaurait pas le coté "Team" si tu vois cque jveux dire?
Mais l'idée me séduit, ne vous méprenez pas. Elle me séduit.

Lazy Vomité a dit…

Ouais même chose pour moi. On pourrait y aller ainsi, après on construit quelque chose en équipe.

Merci Jean pour ton feedback sur la soirée d'y hier! J'crois que j'vais laisser un post moi aussi sur mes sentiments.