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vendredi 11 mars 2011

11 mars - Lysander ou Comment faire le meurtre parfait

C'est une petite en-tête, une mise en page qui recouvre la cage. Une visite dans l'œsophage et hop, on oublie la discipline. Lys reste un goinfre de première classe qui ne se laisse pas tenir en laisse par n'importe qui. La seule qui réussi à le faire manger, ceci dit, c'est sa femelle. Une grande brune au ton sévère et à la voix basse, le type de dame classe qui le fait baver à tout coup.
Ah cher Lysander, quand ta voix susurre les paroles de Sea, Sex and Sun, tout ton corps se balance, suave et sec. Ta charpente fredonne les élans de va et vient quand elle s'approche de ta carapace vorace de sale bouffeur de cochonneries, tandis que ton ventre plein se fait griller en plein soleil, juste après la chasse, minou style.
Et que dire de ta queue, ta si longue verge, qui a dû en faire frémir plus d'un(e)! Une queue qui peut autant faire peur qu'intriguer les plus cinglées. Une queue dure et qui pourtant s'agite à tout vent comme une hélice d'avion lorsque vient le temps de la récolte. Des rumeurs portent à croire qu'elle laisse même des marques sur celles qui la maltraite. Un pur et dur, un vrai salaud qui ne mérite pas ses attributs, évaché constamment sur le bord de l'eau.

Me surexcite ta mâchoire de bum, les griffes imposantes de drag, ta paillette verte et tes yeux perçant de chercheur de viande fraîche. Ah comme je t'envie de dévorer tes proies comme un chat en rut. Tes petits airs de rien, de je-m'en-foutisme, de nudiste temps plein qui s'en contre fout de tout, tant que les pieds touche le sable. Et quand il s'étend au bout d'un branche, jamais n'est-il aussi accessible pour les petites qui veulent y toucher. Sa longue et forte queue qui fore, qui fore, qui fore, jour et nuit, sans remord. Paraît qu'il y en a même qui s'essaie à la mettre dans leur bouche... Bande de perverses, je vous le dit.
Je rêve du jour où ta race sera irradiée sous le soleil des tropiques, tandis que les minables de mon genre, pâle et blême, enfermé jour et nuit sous les néons vert et jaune, nous serons les seuls à frôler le sol lavé de votre espèce, rapace voleur de rêve.
Écrasés sur le bord de la route. Éventrés et bouffés vifs. Voilà le moment que j'attends avec impatience.

mercredi 16 février 2011

16 fév - Les Jack-Strap de St-Isidore-de-la-Méridienne

Écoutez ça en boucle et imaginez la voix de Jean-René Dufort, dans le rôle du narrateur. Je l'ai essayé, ça marche.

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Dimanche dernier se disputait le match décisif déterminant les grands finalistes de la ligue officielle de ballon balais de la charmante région de Saint-Isidore. L'équipe locale, les Snaps de St-Isidore-Est-de-la-Chapelle, devait affronter les redoutables sexagénaires de St-Isidore-Ouest-de-la-Méridienne, reconnus pour la solidité de leur bassin, qui ont mené une saison tout à fait remarquable au foyer Tristan LeFlaquet. Comptant 70 points au total, de suture il va sans dire, les Jack-Strap se devaient de remporter la coupe Roger Brûlote contre une équipe aussi molle que les Snaps qui n'ont atteint les demies-finales que par forfait des autres équipes (tous les matchs avaient lieu le soir de La Poule). Nul besoin de dire qu'il aurait mieux valu pour les Snaps d'avoir le câble ces soirs-là.

Le match a commencé dans un tollé amèrement refroidi: les Paparman était passées de 50 cennes le bol à 1,75$ le petit sachet pour le soir de la grande finale, et Tristan LeFlaquet a calmé les hurlements édentés en gardant tout le stock pour lui dans les loges. Ça s'annonçait dur en ti-peché comme soirée décisive.

Le match a enfin repris sous le fleuve d'insulte de Mme Boisjoli, à sa place habituelle, entre son fils Raymond et sa nièce Trudi Gariépy, épouse de Raymond Boisjoli. Bref, une belle famille qui a le sport, et davantage, dans le sang.

Une fois le ballon posé sur la glace, les Jack-Strap, craintifs de manquer de peu leur épisode préféré des Belles Histoires à la radio, se sont rués sur leurs adversaires tels de sauvages belettes lustrées. Même du banc des journalistes, on voyait reluire le cuir rendu brun foncé de leurs gencives séchées. C'en était fini des Snaps.

...Si ce n'eût été du numéro 38...

Réjean Unot, en redressant sa gaine pour la scoliose, a échappé belle à l'attaque furibonde de la recrue des Strap, Ouslev Kruczinsky. Ce dernier, trop sûr de son coup, avait prévu se relever de son impact qui n'arriva jamais, et son relèvement s'est transformé en pirouette arrière, lui brisant la clavicule cervicale. On le sait tous: les Strap ne sont pas qu'une équipe forte au backgammon, ils sont aussi solidaires. Ils ont donc entonné pendant un quart d'heure le chant rustique "Nous aut' on est pepés", ma foi fort émouvant, malgré la situation plus qu'enrageante. Les Snaps, à moitié sourds et aveugles, ou l'inverse, ont profité en bandits de la chance incroyable qui leur était donnée et ont compté presque deux buts en tout.

Le match s'est terminé sur une note plutôt amusante lorsque la foule, la demi-douzaine qui restait du foyer LeFlaquet, a été invitée à jouer de la batterie sur les casques des deux équipes avec les côtes flottantes qui sont tombées durant la partie, telles les pommes qui tombent en octobre. Le compte final: deux points pour les Snaps, et un seul pour les Jack-Strap.

Le maire de St-Isidore, Tristan LeFlaquet, le seul et l'unique, a remis la coupe aux vainqueurs ainsi que la réserve de Paparman aux Snaps, en mémoire du défunt. On se souviendra longtemps de son discours encourageant qui remettait les Jack-Strap à leur place: "Ça va sur la clavicule cervicale, bâtard! Ya pu rien en bas, de toute façon".

"Plus jamais on ne nous la volera, cette coupe" a-t-il clos en pataugeant dans les sphincters vidés des deux équipes.

Je dédie donc cet article à notre ami Uslev, dans la section des avis de décès.

N'envoyez pas de fleurs à la famille (elle de l'autre bord de la Cage à Monique, ne vous y risquez pas inutilement). Mais envoyez plutôt des dons au centre sportif de la communauté qui se fend littéralement en quatre pour essuyer le parquet après chaque usage des Incontinents Anonymes. Merci.

lundi 13 décembre 2010

13 déc - Pastiche

Ton corps sur le mien, les cheveux pendant sur mon ventre bedonnant, les lèvres collées à ma ceinture. Fait -10 dans la chambre. Petite bouille d'enfant gâtée quand je t'ébouillante le nez, question de te décoller. Tes p'tits bisous sur mon ti minou, j'en veux tout plein cent milles. Vas-y bébé, rend moi fébrile. Tes doigts serpents, ma queue t'attend; suce-moi, vas-t'en, non vas-t'en pas. Par en arrière, par en avant, les voisins nous écoutent, on nous jalouse. On vit tellement d'amour cru et dur. Bang bang, Johnny Soudure; bang bang John yé saoul dur. C'est l'amour idéal, toi et moi, petite enfant gâtée, petit suçon mal léché. Dans l'appartement, ça hume le sexe, ça crée de l'humidex tellement on est chaud au lit, sur la table de la cuisine, dans les toilettes, au marché en faisant les emplettes. "Sors ta guitare, Johnny Cithare" tu miaules, sauvage panthère universitaire. Laisse-moi répandre mon pinceau sur ton dos, "C'est tout ce que je vaux", que tu dis.

Amour sans repos, docile animal, caresse ma paresse avec tes courbes, et tes lèvres beurrées de rouge; fouts-en partout sur les murs de l'appart, qu'on aie l'air de vrais artistes vraiment blasés. Mange mon sac, t'es ma meilleure amie, mais j't'aime en silence, prends pas ça mal si j'te fais manger mon bat à toute heure de la journée. Entre tes p'tites fesses serrées, j'aime m'insérer. L'amour le plus pur, celui qu'on pratique comme de vraies ordures. T'es tellement folle de moi, bébé, faut pas que tu m'aimes. Je ne suis qu'un rockeur desséché. Mais je suis conscient que mon odeur de swing de robine te rend complètement gaga. Ya pu d'eau, parce qu'on oublie toujours de payer le loyer, à toujours s'envoyer en l'air. La douche, tu la prendra pour moé.

Crois pas que j'te vois pas quand tu ramasse mes longs cheveux blonds graisseux que j'coupe aux ciseaux. Je sais que tu les respire pour te crosser en pensant à mes yeux globuleux, mon gros pif de juif qui coule pis mon gros linge de laine qui pique pas lavé depuis qu'on a emménagé. Let's go beubé, j'ai pas fini de t'swinger.
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Ode à Sarah-Maude B.

dimanche 31 octobre 2010

T'as d'la suite dans les idées, Johnny Suntag

Tu chôme peu, Johnny Ramoneu
Les idées divaguent et se ressemblent
Tu diverges vers divers ensembles.
Faudrait te calmer, Johnny Sunflower.

On fait des rimes pourraves,
C'est pas pour la galerie qu'on s'éclate
C'est fini l'été. Faudrait en rev'nir.
Tu t'amuses, Jo la Cerise
Oublies tes p'tits conflits pis mange des fruits confits.

T'as la banane bien édentée, Johnny Peté
Relis tes phrases, fais tes dedo, tes dedos, tes devoirs, petit espoir de malheur.
Par la fenêtre on va lancer des fleurs, mon p'tit cœur.
Au salon, au plaisir de lire, au San-A.
Ah, tes p'tits tours de malfrats, je les connais, Johnny Bonnet.

Le sommeil est lourd, mon sale troubadour de joueur de tour.
La carcasse fume, et t'es là à regarder les nuages.
Mais qu'arrivera-t-il de bon avec toi, mon Johnny Flamand?

Heureusement, ya les jours gris
Tu panique, tu frémis, à présent, qu'a sonné l'heure
Désolé un instant, prêt à recommencer... oh là!
Tu te trompe de chanson, Jo Les Caleçons Longs!

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c'est don' le foune de faire du direct. La magie de la télé sans filet, mesdémes zé mécieurs.

mercredi 13 octobre 2010

Dans mon golliwok

Pauvre Johnny Sansouci, ta vie n'est qu'un petit radis.
Tu souhaite le malheur de tous tes amis,
Et voilà que la malchance s'abat sur ton crâne.
Bien mal pris qui croyait prendre!

Petit citron complètement bidon,
Tu te dis assoiffé de sentiments rebondissant.
Et voilà que le fond du baril te saute sur la tête.
Bien bravo pour tous tes ressentiments!

La vie, petit Johnny, n'est pas JoJo
Tu cries: "C'est paaas juste" à tort et à travers
Et voilà qu'une jolie jeune femme te creuse le mystère...
Bien à vous, mad-emoiselle, mais je suis aussi cinglé qu'un Mad-Hatter.

Ah cher Lucien! Comme vous avez des grandes oreilles, un énorme pif, et de globuleux petits yeux!
Faites-moi découvrir votre secret, comment vous les faites tomber dans vos filets.

Et je me prend le pain baguette, Ya d'la joie!


...Et voilà que je suis face à moi,
Sans savoir quoi dire, quoi faire.
Ici, avec vous, ma chère...

C'est l'Enfer.

samedi 2 octobre 2010

Stressed Eric

-So do you want to drink somethin', beer, cola? i say to my friend.
-Uh, no, no I'm okay. Maybe just a glass of water. Thanks.
-Good. Good... Is it okay if I drink? I mean, it won't bother you, right?
-No, man, it's okay.
-Good.. Good. So, hum, I'll just, uh, grab a beer, then.
-Alright, man. It's your home after all.
-Right, right.

I open the fridge, take one of the hundred bottles that stare at me, open it, and drink half of it.

-So, uh, when is she coming? I mean, what time is she supposed to come?
-She said... lemme check... Well, she wrote "around three".
-Good, good. Alright. Say, that's a cool phone you got there. Is it new, is it okay?
-Gee, man calm down. You look so tense.
-Do I look tense? Really? Jeez... Uh, I probably am tense. Do I look stressed out?
-Dude, I'm telling you: just chill the fuck out. It's alright.
-Yeah, I do believe I'm quite stressed. I should cool it, yes. Yes. But really, I mean, do I really look tense? I'm just gonna, uh, take another beer.
-Let go of the beer, man. Seriously, you're freaking me out.
-Yeah, maybe I shouldn't drink that much... I'll just take one last. For the luck, you know.
-Do you have a, uh, like a drinking problem?
-Do I look like a have a drinking problem? Oh God, I hope not, Jesus, fuck. I look like a mess, don't I? Oh God... Right, I'm just gonna put some music. Somethin' cool. Any preferences?
-I don't know... Got any classical music? Maybe some blues?
-Uh, lemme check... Nope sorry. Care for some electro dance? I've got this great Justice bootleg and..
-Jimbo. Stop that. Now. You don't need to stress me out too.
-Jeez, I'm so... I need a beer.

There goes an akward silence.

-Is this thing of "her, coming over" that's making you crap in your pants?
-What? No, absolutely not. I mean, I'm not that tense, am I? I mean, no, it doesn't have anything to do with her or anything. No, I'm, I'm, I'm... fine. I'm fine, yeah. Yeah, no I'm alright with this situation. Really. It's all, under control! Ha, ha.. Totally fine with this.
-... If you want, I can ask her not to come...
-No, no, no! Don't! I, I, I... It's cool, really. It's cool, I'm cool, you're cool, she's cool. Everybody's just... perfectly fine. It's cool. No, don't call her. I'll look like a total dumbass...
-... I won't tell it's from you, you know. You sure?
-Yeah. Totally sure. No call. It's... alright. Everything's fine. She'll come, we'll talk and have fun. It's easy. It'll be just great.
-Okay, man. You're the boss. Now chill the fuck out, for crying out loud. Sit down, and be cool with it, alright?
-Right. Right... Right. So, uh, do you want a beer?

.....ughh.....

lundi 21 juin 2010

Ces jours-là

On a tous le droit de sourire ou de pleurer. Aujourd'hui est un jour d'absence, tout comme samedi était une journée qui annonçait l'absence. Le départ d'une personne ou d'un rêve, est-ce la même chose? D'un côté comme de l'autre, un vide se crée en nous. Reste à savoir si c'est la dernière fois que l'on voit cette personne qui part.

"J'aiiiii tant aimé... Virginie! Je suis un homme fini! Tout est fini, tout est fini!" On va parler de Virginie, cette charmante jeune femme que je n'ai jamais eu le temps d'aimer. Dédale avait pourtant averti son fils de ne pas trop s'approcher du soleil... The Devil Is In The Detail, comme le dit le dicton: plus on s'approche, plus nos plumes fondent rapidement et la chute est inévitable. Il n'y a et n'y aura jamais aucun roi soleil... Enfin, heureusement, Icare est tombé dans la mer plutôt que de s'effondrer sur un pavé de béton. La tronche qu'il aurait eu, oh là là... La mer, eau purificatrice, douce et dure à la fois.
"La mer me ressemble
Puisqu’elle a ses colères
Ses abîmes insondés
Où elle cache son or
Et ses amants noyés
On la croit fragile
Quand elle vient se briser
Aux grands rochers têtus
Des falaises immobiles
Dont elle use le pied."

Et encore là, je me demande: le mieux est-il de savoir que c'est la dernière fois que je croise son chemin, ou d'espérer quand même rester en contact? J'aimerais dire que je serais prêt à tout pour l'effacer de ma mémoire plutôt que d'espérer dans le vide. J'aimerais jeter cette minuscule fleur, oublier son regard absent, sa voix et son odeur. Je foutrais la bobine de mon film au feu, aussitôt le montage fini, et enfin passer à autre chose. Ne plus jamais penser à l'actrice française.
Tout revient à dire que le meilleur est à venir... Why do we fall, master Bruce? So we might learn to pick ourselves up.

Et pour ce qui est du paternel qui rejoint ses souvenirs lointains, de l'autre côté de l'océan... Encore là, je repense à mon texte "Séjour" que j'ai glissé dans son sac de voyage à son insu... Comme j'aimerais que ce texte ne se réalise pas...

Le vide me rempli. Étrange. J'aurais préféré rester stupide et me contenter d'observer le gazon pousser, j'pense. L'autre disait que l'amour est sans pitié. Ouin. C'est le bonheur. "Le ciel bleu et le chant des paqueretteeeees! La lalalalaaaa!" :D

Salut, les disciples. J'vous laisse une toune qui fitte, tsééé: I Shot The Sherrif Called Stephanie

ps. de meme: j'envoie chier d'abord les interprètes suivants: Lionel Ritchie et Diana Ross, ainsi que Dieu pour s'être ouvertement foutu de ma gueule, quand leur toune a joué pendant que j'étais seul avec Virginie dans son char, à 3h du matin, sur le chemin du retour. Vraiment, c'tait un crisse de coup bas. Thanks for nothing.

mercredi 12 mai 2010

Bien mieux ainsi

Lundi 10 mai 2010, 11h am. Jean prend sa douche, se brosse les dents, se rase et s'habille. Il est midi et en mangeant ses céréales frosted flakes, il écoute une émission à Télé-Québec pour pré-ados tout en surveillant tous les courriels qu'il a reçus. Une fois fini, il prend son veston et part en direction du collège en prenant l'autobus. À l'intérieur, il n'y a plus de place assise. "Pas grave, chu jeune, j'ai des bonnes jambes." Il passe par la cafétéria, se dirige directement vers le comptoir des pizzas, prend une pointe et passe la payer avec sa carte de débit. Pour le reste de l'après-midi, Jean discute avec deux jeunes filles dans une salle de montage. Lorsqu'elle ne font rien, il s'amuse à les aider à calibrer le son pendant qu'elles regardent leur statut sur Facebook, ce qui le fait bien rire. Plusieurs fois, ils sortent de la salle pour fumer une cigarette et jaser des sorties à faire: bars, terrasses, spectacles, etc. Vers 17h, Jean pense avoir suffisamment aidé ses amies et décide de partir. La journée a été bien remplie, et il fait toujours soleil. Jean rentre chez lui à pied, la chaleur dans le cœur, rempli d'espoir pour le lendemain. Peut-être même pourrait-il aller voir le patron de son ancien travail pour récupérer son emploi et ainsi avoir assez de revenus pour payer ses études et ses concerts!


Mardi 11 mai 2010, 5h am. Jean se lève avec difficulté. En se dirigeant à tâtons vers la salle de bains, avec le vacarme que ses chaussons font sur le plancher, il agrippe au cadre de porte, ouvre le cabinet en miroir, prend ses analgésiques ainsi que ses anti-douleurs. Il se met un peu de pommade sur son front ridé et sous ses joues feutrées afin de les rajeunir un peu... Devant la cuvette, il attend cinq minutes avant de réussir à évacuer 1 ml de pisse... Il sort de la salle de bains et croit apercevoir quelque chose au-dessus de sa tête (une chauve-souris? une araignée? que sais-je..). Heureusement, il se rend compte que ce ne sont que ses immenses sourcils poilus. En s'installant à la table à manger, Jean ouvre le poste de radio et écoute 100,7 fm (parce que 95,1, ils sont trop énervés!) tout en mangeant une tartine au pain Montignac. Il doit surveiller son taux de cholestérol... Après avoir terminé, il profite des premiers rayons du soleil pour descendre les marches qui mènent au jardin... une....deux.... trois marches.... quatre marches! Ouf! L'effort l'a un peu épuisé, mais il reprend son souffle et, au bout de deux minutes, il se sent enfin capable de continuer vers son petit coin de carottes, puis de laitue et enfin de persil. Après de nombreux efforts, retourné à l'intérieur, Jean réveille son infirmière de 300 lbs et lui demande de le reconduire au centre d'achats, lorsqu'elle aura fini de lui faire prendre son bain. Ses os tous fragiles et ses mains tremblantes l'empêchent de prendre soin lui-même de son hygiène convenablement... Son infirmière lui rappelle qu'il faut qu'il aille chercher son chèque avant d'aller le dépenser en pastilles mentholées et autres cochonneries.

Bref.

Jean a passé d'étudiant attardé, inconscient et naïf qui souhaite trouver le bonheur à un vieux crouton gâté, paresseux et qui n'a plus à se soucier de son avenir. Il attend la mort, c'est tout. Et n'a plus aucune autre préoccupation. Et c'est bien mieux ainsi.

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Ce sera bientôt le 100e post. Jme sens encore plus vieux...

samedi 8 mai 2010

Olaf / Prendre le train (samedi 8 mai)

"J'aimerais que tu lises ça. Je l'ai écrit pour toi."
Le type donne un paquet de feuilles maladroitement brochées à son amie Sophie. Elle dit qu'elle n'a pas le temps d'y voir sur le champ, mais qu'elle y jettera un coup d'œil entre deux travaux. Le type, Olaf, est anxieux et prévoit la situation: jamais elle ne le lira, elle ne veux pas être impliquée dans un autre de ses projets. Trop ambition, trop sérieux, mais surtout trop étrange. Olaf a la mine basse, mais fais semblant qu'il ne s'en soucie pas. En fait, dans un cas comme dans l'autre, cela ne change pas grand chose, car son visage étrange a toujours la même expression du crapaud vermillon solitaire. Il quitte la pièce en même temps qu'elle en espérant prendre la même direction. Or, ils sortent par deux portes qui mènent aux antipodes. Malgré la douleur qui l'accable (comme tous les jours, mais ce moment semble pire en quelque sorte), Olaf peut enfin laisser tomber son visage crispé par la douleur de l'effort causé par un simple et presque imperceptible sourire. La douleur d'être un enfant unique à problème, c'est celle qui le pousse jour après jour à se forcer davantage dans tous les domaines. "Je n'ai pas à me soucier d'une deuxième personne. Je n'ai pas à surveiller ma garde-robe. Je n'ai pas à me peigner tous les jours. Je suis hideux, mais je suis fort... à l'intérieur." À cette pensée, une brève angoisse habite Olaf.

Pour se changer les idées, il s'impose un changement dans son trajet du retour. Il se fait relativement tard, et décide d'en profiter. Un bon buck lui remontera le moral. Il se rend au bar le plus vide qu'il peut trouver et commande une bière qu'il n'a jamais essayé, faute d'avoir des couilles et de faire des choses inhabituelles. "À force de changer le train-train quotidien, il y a bien quelque chose de neuf qui va m'arriver", se dit-il. L'angoisse reprend: pourquoi changer si l'idée d'être un hipster le rebute? Il cale son premier verre, espérant ainsi noyer ses obscures réflexions. Avouons-le, Olaf est du type déprimant, et une simple bière pourrait sans aucun doute le rendre plus intéressant.

Trois pichets cachent le visage d'Olaf, le corps penché sur la table, la tête dans les nuages. Plus ou moins conscient de ce qui se passe dans le reste de la salle, il réussi à soulever sa carcasse de sa chaise. Il sait qu'il est maintenant trop tard pour prendre le transport en commun et que ses fonds bancaires sont bien encrés dans le rouge bien sanglant, trop pour pouvoir se permettre un taxi. Plus lucide que jamais, il urge le pas pour sortir du bar et se retrouver seul avec la rue désormais vide. Même les yeux vitreux et le cœur qui bat à tout rompre dans ses oreilles, ce coin est trop familial pour continuer sur la même voie. Une rue transversale, puis une autre, un long corridor, puis une ruelle, et enfin une avenue silencieuse et aux allures d'une banlieue européenne. La lune lui rappelle qu'il est au beau milieu de la nuit et pourtant, pour la première fois de sa courte vie, Olaf a le sentiment de renouveau. Bien sûr, il rejette d'abord la faute sur le houblon derrière sa cravate défaite. Mais rapidement, cette pensée est écartée pour laisser place à l'émerveillement.

L'odeur des pins, le souffle léger du vent, la rosée sous les pieds: tout semble étranger et pourtant très proche à lui. Comme une bribe de souvenirs d'enfance qui revient le temps d'une fraction de seconde et qui repart pour laisser à Olaf le plaisir d'apprécier le moment qu'il passe. En traversant le parc qui le mènera Dieu seul sait où, une réflexion lui vient en tête: "Prétendre que tout est mieux ainsi, et se satisfaire de quelques rêves, n'est-ce pas moins répréhensible que de se baigner dans l'eau et engager d'autres personnes dans un malheur possible?" En vivant ce petit instant de bonheur, ce saugrenu personnage commence à s'imaginer profiter de ce panorama en bonne compagnie, tout en pensant que s'il était réellement accompagné, il ruinerait probablement la soirée d'une personne. "Qui a vraiment envie de déambuler dans la nature à 3h du matin avec un soûlon?" Il repense à cette jeune fille, cette Sophie qui avait déjà bien assez donné en jouant dans une de ses pièces complètement ridicule. Elle aurait des pensées meurtrières si elle avait dû le suivre dans son parcours. "Qui plus est, je suis mythomane et hypocrite. Je ne peux faire endurer cette affreuse personnalité à une personne qui n'a rien demandé." Le calme revient à lui lorsque le premier rayon se fait sentir, se fait attendre tranquillement. En pointant le nez au large, les paupières closes, Olaf reconnaît une senteur de campagne, d'un sous-bois frais et serein.

Ce matin-là, Olaf a pris ce qui lui était donné: sa vie. Le temps d'une soirée et d'une nuit, il a pris chaque bouffée de nouveauté et en a fait quelque chose de splendide. Jamais il ne voudra oublier ce qu'il a compris, cette soirée-là, comme quoi les esprits sont souvent affaiblis par un moindre découragement banal et que ce n'est pas une pensée noire qui l'en sortira. Il comprend enfin que ce qu'il touche se transforme en or, que tous ont ce pouvoir, mais que certains l'utilisent à de mauvaises fins. Il est fort probable que, d'ici un mois, Olaf reprenne ses pensées lugubres, mais pour le moment, il n'est ni nécessaire de nier sa laideur ni de la diminuer par rapport à ses forces: tout est fabuleux, si seulement on accepte de le voir ainsi.

Sa marche nébuleuse l'a conduit à deux pas de la gare centrale. Bien que le métro est juste au-dessous, Olaf considère le train plus agréable. Ce matin-là, pour la première fois depuis des lustres, Olaf se sent en paix avec lui-même. Et comme si tout cela n'avait pas été suffisant, en ouvrant les yeux, il regarde la neige printanière se poser au sol encore vierge et vert. Ça y est, sa dernière pensée de l'aventure fait son arrivée: "Je ne dois plus jamais refaire tout ça. Toute la magie d'une vie dans un globe temporaire, éphémère." Il sort un cahier de dessin et débute un esquisse d'où sort un visage à travers la brume. Il sépare la page du reste du cahier, y pose les lèvres délicatement, la plie en quatre, ouvre la fenêtre, et laisse la feuille s'envoler. Le dessin continue son chemin jusqu'à la fenêtre d'un appartement non loin de la voie ferrée, et réussi à s'infiltrer à l'intérieur. Sophie se réveille en sursaut tandis que la feuille se pose sur son visage. Elle lit. "Merci. Adieu."

Dommage... Olaf espérait secrètement que la page serait perdue au sommet d'un arbre entre deux branches, ou mieux, déchiquetée par un réacteur d'avion. Là où nul ne chercherait sa journée de bonheur. Tu me surprendras toujours, sacré Olaf.

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Samedi 8 mai, minuit 49

jeudi 6 mai 2010

Teens (jeudi 6 mai)

Ce soir, on annonce la fin du monde.

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À son pupitre, Julie, 14 ans, écrit dans son journal intime: "le crisse de tabarnak! j'le déteste". La professeure, perdue dans son monde, continue à déblatérer sa matière, sans émotion aucune. Elle veut être décidée. Elle veut partir loin.

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Dans la cours extérieur, Charles, 15 ans, fume une cigarette en cachette avec ses amis. Il raconte à quelle point la fille qui lui coure après est chiante. Ses chums lui disent que c'est juste une pute qui veut juste un gros pénis pour combler son manque d'amour propre.

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Au son de la cloche, Martin, 14 ans, s'approche de Julie. Il l'a vue griffonner violemment dans son journal. "Salut. Est-ce que tu veux parler? J'peux etre ton ami." Julie le repousse. Elle part en courant. Martin est déçu. Et ne reparlera pas à une fille avant très très longtemps. C'était sa première approche à vie.

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Il est midi et Claudia se dirige vers la ligne de la cafétéria. Charles arrive tranquillement et passe devant tout le monde en ligne jusqu'à Claudia qu'il embrasse. Elle le tient collé par le pan de son polo rose et s'assure que tout le monde les voit.

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À sa table habituelle, seule, Julie regarde les deux se minoucher, pendant qu'elle sort un sandwich à la saucisse italienne. Dégoûtée, autant par son repas que ce qu'elle voit, elle sort de la salle, les yeux pleins de larmes, la tête baissée. Au passage, elle accroche violemment Martin qui tombe.

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Au cours de l'après-midi, pendant ses cours, Martin sent son cœur pomper. Il écrit avec son stylo rouge dans son agenda. Son professeur, plus éveillé que l'autre, s'en aperçoit. En lisant les messages inscrits, il envoie Martin au bureau du directeur. Martin en profite pour se diriger vers la classe de Julie.

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La cloche sonne pour une dernière fois. Charles sort de son cours. Claudia l'attend de l'autre côté de la porte. Elle semble paniquée, mais il s'en fout. Il veut s'allumer un joint avec ses copins, mais elle continue de bafouiller des paroles incompréhensibles.

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Le lendemain, on parle du renvoi du petit Martin. Dans les couloirs, les élèves parlent de la lettre qui était posée sur le dos de Julie et sous la roche ensanglantée qui a servi à la frapper sur la tête: "crisse de grosse conne!!!!! si jt'ai pas tué là, crois-moi, j'va m'arranger pour que ça arrive, un jour!! Crève, salope!"

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DQP (pour Drama Queen Power, j'guess)
Jeudi 6 mai 2010, 21h

mardi 9 mars 2010

Dialogues - un film de...

Elle. Lui. À propos de...

Lui: Crisse, c't'un humain, y devrait comprendre quand on lui dit non!!!
Elle: Eille c'est juste un bébé!
Lui: Mais c't'un humain!
Elle: Mais c't'un bébé!
Lui: Mais c't'un humain!
Elle: Mais c't'un bébé!
Lui: Mais c't'un humain!
Elle: Mais c't'un bébé!
Lui: Mais c't'un humain!
Elle: Mais c't'un bébé!
Lui: Mais c't'un humain!
Elle: Mais c't'un bébé!
Lui: Mais c't'un humain!
Elle: Mais c't'un bébé!
Lui: Mais c't'un humain!
Elle: Mais c't'un bébé!
Lui: Mais c't'un humain!
Elle: Mais c't'un bébé!
Lui: Mais c't'un humain! Y devrait comprendre!
Elle: Mais c't'un bébé! Yé encore à la garderie!
Lui: Mais c't'un humain! Y devrait comprendre! Depuis l'temps que vous lui parlez!
Elle: Mais c't'un bébé! Yé encore à la garderie! Ya pas été à l'école privée comme toé!

Lui: Mais c't'un humain! Y devrait comprendre! Depuis l'temps que vous lui parlez! C'pas un débile mental, tséé!
Elle: Mais c't'un bébé! Yé encore à la garderie! Ya pas été à l'école privée comme toé! C'est pas comme si yallait nous chier du Shakesspire!

Lui: Eille t'es buckée, toé! Y vient pas juste de sortir du ventre de sa mère! Depuis l'temps qu'toi pis ma mère jasez ensemble, ya dû vous entendre suffisament pour jaser aussi bien qu'vous deux!
Elle: Crisse, t'as un méchant problème! Ya même pas 3 ans, réveil, le grand! C'pas comme ta soeur imaginaire de 8 ans qu'ya juste toé d'assez fucké pour l'inventer! C'EST - UN - BÉ-BÉ!
Lui: Mais c't'un humain!
Elle: Mais c't'un bébé!
Lui: Mais c't'un humain!
Elle: Mais c't'un bébé!
Lui: Mais c't'un humain!
Elle: Mais c't'un bébé!
Lui: Mais c't'un humain!
Elle: Mais c't'un bébé!
Lui: Mais c't'un humain!
Elle: Mais c't'un bébé!
Lui: Mais c't'un humain!
Elle: Mais c't'un bébé!
Lui: Mais c't'un humain!
Elle: Mais c't'un bébé!
Lui: Mais c't'un humain!
Elle: Mais c't'un bébé!

et ainsi de suite. :)

vendredi 2 octobre 2009

Éden (vendredi 2 octobre)

Je prépare petit à petit un univers complet, sous un même nom.
Est-ce pour autant une obsession?
En fait, il s'agit surtout de rigoler un peu. Tant qu'à parler d'un sujet, parlons-en en long et en large. Alors, après le texte d'un insomniaque chronique, après le côté graphique en plusieurs sous-divisions, il y aura la musique, les photos, la vidéo et, pourquoi pas, les figurines du Naufragé.

J'aurais bien aimé publier le troisième volet de la série, mais les dessins ne sont malheureusement pas en ma possession, pour le moment. Le troisième est plus abstrait, moins personnel, et il m'a permis en quelque sorte de fermer la page sur certaines choses. ...Enfin, j'aurais aimé. Et pourtant je n'ai pas pu m'empêcher de continuer. Ce que je veux atteindre, ce n'est pas le syndrome de Stendhale, mais l'oeuvre la plus surutilisée par un seul et même auteur.
...Est-ce que les bd de Star Wars ont été écrites et dessinées par Lucas?

Je réalise en écrivant ces lignes que, comparé à la plupart des gens que je côtoies ou avec qui je discute, je n'ai aucun soucis réel dans la vie. Je suis un être simple, mais compliqué à suivre, qui se contredit sans cesse... Je dis être passé par dessus mon enfance, ne plus vouloir en reparler, et voilà qu'un simple film me replonge dans ces souvenirs. Dans ces peurs. Celle de m'être battu avec d'autres gamins, d'avoir subi le ridicule et de l'avoir pris au sérieux, de n'avoir jamais été au même niveau avancé que les autres.. etc. En maternelle, tout le monde savait compter jusqu'à 100 sauf moi. Ce film (Être et Avoir) m'a remis la tête dans les chiottes. J'en suis resté effrayé.

Pour ce qui est de l'éden, je crois qu'une fois la panoplie des références au Naufragé terminée, j'y serai enfin. Là où je peux sortir de mon étagère le passage ou le média qui me plait le plus, je serai sain et sauf. Il y aura bien des chances que les dessins auront le dessus, surtout celui du désert qui me fait rire à tout coup.

Les histoires qui m'ont touché, il en reste peu. Je devrais en écrire, pour remonter la pente...
D'ailleurs, ça me fait penser.. Lorsque j'ai eu mon premier vrai boulot comme boulanger dans une épicerie, j'étais à un moment de ma vie où plus rien de m'inspirait pour écrire du frais, du sang neuf. J'étais content en me disant: "La job! Voilà une nouvelle chose dans ma vie! Il va se passer des tonnes de trucs que je pourrai écrire!" ... Hélas, non. J'ai écris un truc qui m'a bien plus, certes. Mais rien qui dépasse les frontières jusqu'alors atteinte. Même chose pour la seconde job (c'est normal, je l'aimais ce boulot!). Deux ans plus tard, troisième travail, beaucoup d'histoires, mais peu assez bonnes pour les figer dans le temps. Sans parler des études.

Le mieux serait de conjuguer travail et études. Voilà un mois que je suis entré, et le 3 quarts de mes lectures ne sont pas complétées. Le vendredi, il revient d'un show ou d'une fête, alors trop fatigué pour étudier; le même soir, il travaille de nuit; de même pour le samedi; le dimanche, trop fatigué du travail et dort jusqu'à lundi; lundi, il planche sur ses dessins et sur le net... Le mieux serait de rentabiliser ces vendredis et lundis.

Peut-être un jour, je serai moins dans ma tête à penser à toutes sortes de choses inutiles comme le concept de la laideur dans la vidéo contemporaine, et finir par penser à des trucs intelligents comme "comment puis-je laisser ma trace? comment faire pour être visible et me démarquer de la masse". Et aussi comment ne pas être en émerveillement devant ce que l'on appelle " l'ennui".
Bref passer à l'action au lieu de rêvasser, être perpétuellement complexé au lieu d'être un imbécile heureux, comme ce cheval dans Animal Farm.

Dommage que les machines, que j'aime tant, ne puissent pas connaître ce que c'est que de rester sur un banc de parc et réfléchir à plein de choses absurdes. J'imagine la scène: -Et toi, ordinateur, comment a été ta journée? -Bah, tu m'as pas mal tappé dessus aujourd'hui, je sais pas si j'devrais te parler... -Oh c'que t'es susceptible :) Soit pas si ronchon. -Tu ne sais pas cque c'est de garder mon calme quand tu change toujours de format de texte et que tu veuilles constemment passer d'un logiciel à un autre! -D'accord, je tenterai de faire attention à toi, à l'avenir -Tu dis toujours ça...

Et le iPod de s'y mettre lui aussi: -Tu as un gros problème toi! Comment faire pour savoir ce que tu veux? Tu passes de Durand à Autechre, puis Leloup, puis le jazz, la musique de film jamais pareille... -Une mélodie me fait penser à une autre, je suis comme ç.. -Non tais-toi! J'en ai marre! Choisi un groupe et puis ça finit là!

Les machines à ma job sont toutes en furie contre moi, alors ça sera pas long avant que les miennes prennent leur bord!

-DM- 2 octobre 2009, 19h45

lundi 10 août 2009

Snob (10 août 2009)

"Je vais au cinéma
Voir des films suédois
Et j'entre au bistro
Pour boire du whisky à gogo
J'ai pas mal au foie
Personne fait plus ça
J'ai un ulcère
C'est moins banal et plus cher" -Boris Vian

"Je suis une personne de la haute société.
Oui oui, car je suis à l'université.
Je possède les connaissances
De la plus haute importance
Pendant que vous, pauvres petits ignares du cégep
Vous vous amusez avec vos pets.

Moi j'bois du thé bien fermenté;
De l'Argentine, il est importé.
Moi, je suis des cours en sexualité
Des pornos, en guise d'étude, toute la journée.
Moi je baise ici et là, rien ne m'atteindra:
J'suis snob.

Pas la peine de m'adresser la parole
T'es qu'un ignare, t'es dole.
Allez, moi j'me casse.
Tiens, non: toi, débarasse.
Ouf, un peu d'air frais au café huppé du coin.
Des cégepiens, moi, j'veux m'tenir loin.
J'suis snob.

J'ai une tuque en laine et une jupe en soie,
J'ai des lunettes bien plus grosses que moi.
Des devoirs, MOI, je connais ça:
J'suis snob, j'étudie en droit.

Et parle moi pas de ton cinéma TELlement étudiant,
Du genre à me vanter les frères Wachowski.
Moi, j'connais Kieslowski et Tarkovski.
Moi, j'suis friande de cinéma alléchant.
Tu comprends pas, et c'est pas étonnant
Vu qu'à l'université, c'est trop payant
Pour un p'tit con de cégepien comme toi. " -James Romanian

Ouin? Pis toé, crisse, t'as jamais été au cégep, peut-être?
Étouffe toi avec ton café à 2 clous.
Pseudo-intello frustré, rentre dans ta tanière.
Ya pas pire créatures sur Terre
Que celles qui dénigrent tout sur leur passage.
À tes namis, fait passer le message:
Ceux qui n'ont pas eu la chance d'avoir autant d'éducation
Ont fort probablement plus de coeur que ta gang de cons.

Bbbrrrappp, biiitch!!

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Lundi, 10 août 2009, 1h11 am
Edit: ........ jvais encore me faire tuer. Mais au moins j'l'assume.

dimanche 28 juin 2009

Le Roi de la Pop est mort (dimanche 28 juin 2009)

Né d'une famille moyenne, le roi de la pop, c'est à dire Dead Machina, a été déclaré mort, cet après-midi, à son domicile. La tête ensanglantée sur le clavier de son ordinateur, l'artiste adoré de plusieurs écrivait alors le chef-d'oeuvre de sa vie, si l'on en croit l'en-tête de son dernier blog.
À travers plusieurs de ses écrits se trouvaient des signes prémonitoires de sa mort prématurée: par exemple, des textes éprouvant sa peur de vieillir : "Je croyais qu'avoir 20 ans, c'était être moins con", écrit-il. "Que j'allais arrêter de radoter les mêmes choses tous les jours. Hélas, les gens sont cons, et j'en fait partie."
Autour de la dépouille se trouvaient plusieurs feuilles sur lesquelles étaient fraîchement imprimés des textes datant de plus de 3 ans, comme un recueil de nouvelles, des poèmes, des romans non achevés. Comme s'il voulait se rendre compte de la banalité qu'il pondait régulièrement pour se donner raison et mettre fin à ses jours.
La dépouille a été ramassée au balais et, après être passée dans l'aspirateur centrale, aurait émis plusieurs râles dont des insultes incompréhensibles comme "blhgfebeuh... jailbait.. gribolobuhg... tease! jhhhbgbg".
C'est ce matin que l'on aurait trouvé une lettre écrite à la main, mouillée par les larmes et le sperme de l'auteur, dans laquelle est listée chaque poste télévisuel méritant d'être banni à vie, tel TQS et le 10 "qui ne passe que des annonces bidons et sans intéret. Il faut arrêter le massacre."

Le roi de la pop a été surnommé ainsi après ses nombreuses crises envers les stars adulées et ses opinions rabaissant envers elles. Sa citation la plus célèbre, qu'il a clamé au moment d'entrer dans la voiture d'une police, restera dans nos coeurs, comme une botte bien enfoncée dans le derrière: "If there's grass on the field, play ball!" L'artiste venait de se faire arrêter après avoir tenter de faire l'amour à un terrain de soccer.

-DM-
Dimanche 28 juin 2009

lundi 11 mai 2009

Mind trip (lundi 11 mai 2009)

The sun is still.
I don't move.

For about 4 seconds,
This moment is perfect.

Then it goes away.
The shadows made by the rocks
Don't look like a hand anymore.

C'est comme si j'étais prisonnier d'un instant.
Comme si je me l'impliquais volontaire,
Pendant une fraction de seconde.
Et pourtant, ce fût un instant réussi.

My eyes are twitching.
I'm sleepless. I need pills.
I need to know... there'll still be tomorrow.

Un pas en avant,
Un pas en avant,
j'arrête...

Un pas en avant,
Je me retourne, regarde le cadran.
Minuit moins quart.

Four seconds.
Light a smoke,
Get tired,
Watch tv.

Trois heures.
Je ferme la télé,
Je me retourne,
Et dors... pendant trois heures.

Switch, lève, wear, mange, get out of this house you fuckhole, prends le bus-train-train-train-train, get busy, fais du bruit, get drousy, écoute, mon gars fais semblant de rien, c'est mieux ainsi. Ta blonde est partie. C'est tant mieux. Les bons souvenirs commencent à revnir. C'est mal parti... Forget, Forget, Forget, Forget, Forget, Forget, Forget, Forget, i don't wanna be another Mathieu Forget!

...

This is station Zen.
Tao speaking, may i take your worries away?

Oui en fait le problème c'est...

"Nobody knows you and nobody gives a damn anyway"

...Oh d'accord...
"Mais mes cafouillages, de ma chienne de vie... qui va s'en occuper?"
Trouve-toi, d'abord.
Une fois trouvé, tu pourra trouver les autres.

---
Junkie Sourd, tu es prêt pour une nouvelle route.
Va.