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mercredi 2 novembre 2011

2 nov - Tes mots

Devrais-je le mettre entre guillemets? Ou les passer dans un entonnoir? Découpés au ciseau, ma cigarette qui pend juste au dessus, menace de les brûler…

J’ai des pulsions de mort, des fois. Faire comme les gens au bout du chemin de fer, dans Fahrenheit, et brûler les livres une fois lus. Comme ça, on travaille la mémoire. Au lieu d’oublier les mots, ils nous transpercent.

Les mettre publics, les cacher, ou les brûler… J’ai gardé trop de choses dans mon placard, trop de lettres, de vieux scripts, des poèmes de quatre vers sur des flyers du Cinéma du Parc, des cartes de finissants au primaire, des dessins. Je garde tout parce que j’ai mauvaise mémoire. Ou plutôt, mauvaise conscience. Mais ça, c’est une autre histoire que j’écrirai dans quelques instants…

Pour le moment, je garderai tout pour moi. La tête n’a pas changé. Elle s’est vue afficher un sourire, mais rien n’a changé. Là j’ai un cours, on s’en reparlera.

*wink wink, tséééééééé*

dimanche 9 octobre 2011

9 oct - Mysteries



Je pense à la cour d'un monastère, Berthierville. L'herbe verte, les voix au loin, une légère brise réconfortante. Aux moments de solitude, mais de bonheur, serein, quelque chose d'intouchable, d'indémodable. Timeless peace. Les oies de Montmagny, survolant le fleuve Saint-Laurent. Comme une chanson avant de partir en voyage, en bicyclette, en voiture. Marcher sur la berge de l'île des Moulins. Respirer, savourer.

La voix de Beth Gibbons résonne, frissonne comme une feuille prête à quitter pour l'hiver. En paix.
Un mystère de la vie, qui se perd, qui prospère. Qui dure, s'éternise, dont on ne se lasse pas.

lundi 4 juillet 2011

Bilan part three

After one year, after (presque) two years: Les années cégep

2005:
Récapitulons. Entrée au cégep en grand, en douce. Clique 2005-06, c'est Simz, Caro, Pierre-Luc, Maude, René, peut-être même Mathieu "19e siècle" Forget. On parle de films trash, ça fume à gauche et à droite. Sinon, ya les cours de tennis avec la délicieuse Cynthia Landry, à qui je trouvais des airs semblables à Jess. Bref, elle me liftait à chacun de nos cours près de la future station Cartier. Dans ces cours, j'y ai aussi fait la connaissance d'une vraie bombasse belge: Natalie. Avec son accent cassé et sa voix éraillée, ses longs cheveux d'or, ses yeux félins, et ses seins pointus, j'en avais pour des nuits à suer, complètement bandé. La rigolade, c'est qu'en rentrant d'un match du Canayen, elle était dans la même rame de métro que moi, mon frère et son pote qui n'arrêtaient pas de me pousser vers elle. J'ai fini par lui demander son numéro, que j'ai écrit en quelque part, que j'ai perdu quelques jours plus tard. Merci destin!
Côté couple/amours/etc, Laurent et Cynthia ont vu leur appartement chier dans leurs mains. Puis se fut le tour du couple. J'étais un peu déçu, mais pas tant que ça. On s'est ramassé avec plusieurs de leurs chatons, dont Mimine junior et Noireaud. De mon côté, j'ai reçu la dernière lettre à vie de mon ange gardienne qui venait avec un CD mix de plusieurs titres, en général plutôt cucu-la-praline. À plusieurs occasions, j'ai voulu lui réécrire, et puis finalement, ça n'a jamais été le bon moment... Alors on s'est perdus de vue.
C'est aussi le 31 octobre 2005 où j'ai ma première visite au légendaire bar Le Dallas, ainsi que ma première vraie brosse: avec Patrick Aubin, un fendant de la clique finissante, je bois plus d'une demi-douzaine de Smirnoff Ice en moins de deux heures. Inutiles de dire que j'ai passé l'heure qui suivait la tête couchée de côté sur mon avant-bras à vomir MA VIE. On finit l'année 2005 en grand à la projection avec nos merdes dont on était tellement fier, mais surtout avec un auteur qui sera mon mentor pour les années à venir: Jerome David Salinger.
Pris d'une certaine maladie, j'ai dû me rendre à la clinique où j'allais poiroter un bon moment, alors je m'étais apporté une lecture. L'attrape-cœurs. Mise en contexte: je viens d'avoir 16 ans, j'ai coulé plusieurs cours (plus de la moitié en fait) et craint affreusement un renvoi du cégep ainsi que de la maison. Et voilà que je lis le récit d'un gars de 17 ans, expulsé de son collège et qui refuse de rentrer chez lui, sous peine de se faire engueuler solide, alors il traine dans la grande ville de New York... J'ai partagé ses pensées, ses craintes, ses haines, comme les vrais petits cons que nous étions à tout envoyer chier, sans jamais rien apporter de quoi de constructif pour un meilleur monde. Bref, c'était le début d'un amour fou avec cet auteur.

2006:
Après avoir relu "Zombies" de Bret Easton Ellis, je décide que l'histoire de Cheryl Laine sera le scénario de mon film de 5 minutes pour le "real deal". Mais bon, le prof trouve ça trop complexe et préfère me mettre dans l'équipe des bouffons. Leur idée de film: un gars qui badtrip sur une olive. Moi qui tripais mise en scène, dramatique, on me refourgue la place du technicien son sur une comédie à deux sous. Fine. Au moins, ya la charmante Jade Lauzon et la petite chix Alexandra Falcon. Fin janvier, méga panne de courant, juste après un examen d'histoire du cinéma. Ça nous empêche pas de nous rendre au Dallas pour boire comme des trous, jaser philo et jouer au billard avec des profs. Si ma mémoire est bonne, c'est aussi ma vraie première puff de cigarette. Merci Bob Despaties!
Vers février mars, je découvre la beauté de Tegan and Sara. Puis, on tourne à Saint-Eustache; durant l'aller, chose Drolet met "Je joue de la guitare" de Leloup, et me dit à quel point c'est un génie, ce à quoi j'acquiesce sans trop savoir de quoi il parle. Sur place, ya des amis d'Alex qui arrêtent pas de déconner et c'est chiant. Au retour, on manque de se péter la gueuler solide quand on me ramène dans mon quartier pourri. La fin de la deuxième session, c'est aussi mon assistance sur un plateau de 2e année pour être photographe et faire l'affiche de leur film. Première journée dans un quartier éloigné de Montréal, l'actrice qui se trouve à être la tante de la réalisatrice, Kader Akyol, pète un plomb et offre la clope à tous et toutes. Moi inclus. Ma première top au complet, le buzz. Second et troisième jour, on se trouve dans des décombres, près de l'école Sophie-Barat. Rencontre avec le frère de Kader, un brillant avocat qui jubile devant mes photos. On finit la session avec nos films, et je trouve honnêtement que notre film rock plus que les autres. Je commençais à accepter mon sort de gars du son.

Simz m'avait parlé d'un groupe... Les portes... Right. J'vais essayer d'écouter ça. J'achète un bestove des Doors. "Riders on the storm"... Oh God. En vélo, je passe par le boulevard Sainte-Rose pour m'arrêter sur rue des Charmes, je m'installe dans le pré, et j'écoute la pluie de la track. Sérénité just kicked in. J'ai commencé à chercher les parcs, à lire Rimbaud, à écrire des poèmes, à fumer mes premières cigarettes (indiennes) by myself. C'est aussi mon petit séjour à Embrum chez Karianne et ses parents, notre trip à Ottawa, le show punk, sans oublier mon dernier passage à La Ronde, avec mon frère, durant lequel j'ai seulement fait deux ou trois manèges maximum, préférant lire les nouvelles de Salinger. Summer's Almost Gone, et je commence le bouquin d'Aldous Huxley sur le peyotl à la fête de la famille du père. Un gars dans la trentaine (un cousin ultra éloigné dont on entend jamais parler) avec des costumes m'invite à jouer avec les enfants. La clope au bec, le nez dans le bouquin sur les drogues hallucinogènes, je le regarde avec un air qui dit: "Tu te fous d'ma gueule, ou...?" Le gars a l'air trop content, avec une petite voix aiguë, et il insiste. Moi aussi: "Nah marci. Je lis et c'est suffisamment intéressant."
Et je viens d'apprendre que ce 30 juin 2011, ce même type s'est pendu, après une dépression de 4 ans.
Des fois, je me dis que je suis chanceux d'être amorphe par moment. Quand on est jamais trop joyeux, ni trop malheureux, ya jamais le danger de finir ça aussi brutalement...
Parlant de mortalité. Mon premier chat, je l'ai eu pour mes 2 ans. J'ai grandi avec un genre d'ami slash demi-frère slash souffre douleur pendant plus de 15 ans. Pendant les plus grandes peines, il était là, pendant les plus grandes colères et les plus importantes joies. Il est parti, puis revenu. Et vers la fin de mes 17 ans, il a commencé à avoir des convulsions, il courrait après sa queue pour l'arracher, et non pas pour jouer. Il était maigre à mourir. J'osais à peine le flatter, sa colonne étant trop prononcée.
Alors on l'a fait piquer à la SPCA... Comme j'étais en voiture avec mon père, je n'ai pas osé une larme. Ni en laissant Mimine dans une cage, pleurant sa délivrance, ni en sortant de la SPCA, ni dans le retour en voiture. Je n'ai jamais pleuré la mort de mon meilleur ami et confident... Et je le regrette encore aujourd'hui.
Ma chambre ne pouvait plus rester la même depuis son départ. Alors on a décidé des couleurs )blanc, bleu ciel, vert forêt) et on s'est mis au pinceau. Fini le vert lime pâle. Bonjour zen. Adieu poster de gamins (nintendo et Safarir, kicked out), bienvenue Morrison et Lennon.

La première semaine d'août 2006 reste un des meilleurs moments de l'année. J'ai été pour la première fois au Cinéma du Parc qui annonçait sa fermeture avec une merveilleuse programmation: j'y ai vu (ou revu) entre autres Requiem for a Dream, Lost Highway, Mullholland Dr., Down in the Valley, Lost in Translation et Eraserhead. Une semaine complète de films, dans un minuscule ciné sous-terrain, je vous le jure, c'était l'euphorie! Et ça continue quelques jours plus tard, avec un signe de Dieu. J'avais commencé un recueil de textes sur les premières fois en amour, en parallèle des discussions avec une amie de Saint-Constant, Marie-Ève. Le 17 août 2006 au soir, épuisé par mon célibat éternel, je me suis promené loin, et suis tombé sur l'école Twin Oaks. Assis sur une balançoire, j'ai demandé à Dieu si mon jour allait venir, celui où je tiendrai une fille dans mes bras, avoir nos cœurs battre à la même mesure; pas par pression sociale ou quoi que ce soit, mais simplement par envie naïve. En rentrant, je me branche sur MSN et Marie me jase, m'invite à passer la journée avec elle à Montréal (à travers milles commentaires d'amour niais). J'ai sauté sur l'occasion, et remercié le ciel de m'avoir offert un présent si rapidement. J'ai donc passé la journée (18 août) avec elle, entre Berri et Mont-Royal, à la regarder tendrement, à fondre devant la robe qu'elle voulait s'offrir pour sa fête, à jubiler dans le photomaton, tous deux collés à faire des faces bidons, des bisous... à la caméra. Je retourne dans mon patelin, plein de belles images...
À la rentrée des classes, j'avais de nombreux cours à rattraper, dû aux multiples échecs. Puis, Simz avec son recueil de poésie et son Essai 1, Mélissa (une nouvelle), la soirée d'accueil (avec les téquilas chez Olivier, suivit du joint à côté du Pizzadélic qui m'a fait virer vert).

9 octobre 2006, deuxième rencontre avec Marie-Ève... Je l'attend à Berri, on va sur St-Laurent, voir des courts métrages sur l'amour au Ex-Centris, après quoi on s'assoit au square St-Louis, et on jase (avec une courte interruption d'un itinérant qui lui dit qu'elle a des beaux yeux et tout). On se rend ensuite à la station de métro... Devant les tourniquets, on reste plantés comme des piquets... Un éclair sa main dans mes cheveux ses lèvres sur les miennes les langues pénètrent la chaleur dévastatrice les yeux fermés le paradis.
Mes lunettes sont croches, ma fourche raide, la tête ailleurs, elle part, moi aussi... Au bas de l'escalier, chacun attend son train. Je me place devant elle, de l'autre côté. Elle est assise, le regard sur ses espadrilles, les yeux en larmes, et je panique, pense à traverser les tracks... Mon métro arrive, je rentre, mes yeux toujours fixés sur elle... J'ai envie de pleurer de tristesse, mais une joie embarque tout de même. Mon tout premier baiser. J'en étais si perturbé que je suis descendu de l'autobus près de 10 km avant mon arrêt...
Un autre évènement marquant: celui que j'avais laissé couler au fond de sa bouteille de vodka, à l'après-bal, Mathieu, et bien il est revenu à la vie. Je ne me souviens plus qui d'entre nous deux a fait les premiers pas, mais j'ai repris de ses nouvelles, comme quoi il allait au collège Dawson et qu'il se félicitait d'avoir quitter Brébeuf, tout comme moi. À peine quelques jours plus tard, aux nouvelles, on parlait d'un gars qui avait fait une fusillade à ce collège. J'ai paniqué, et j'ai appelé Mathieu aussitôt que j'ai pu. La chance était de son côté, ayant foxé les cours ce jour-là.
Party d'Halloween chez Olivier, Simz qui frenche sans cesse sa Sandrine (Sablerine for the win), ma première job en tant que caméraman pour le collège (bar des sciences où le frère de mon père participe)...

On finit l'année plutôt maussade avec un autre amour impossible, pour ne pas dire complètement stupide et primaire. Fred, la femme punk aux milles couleurs de cheveux, au sac spiky. Pour elle, en une soirée, j'ai écouté la presque totalité des albums de Pink Floyd, juste pour la séduire, lui montrer à quel point je m'intéressais aux mêmes choses qu'elle (PHONY! =D). Après la projection des documentaires (dont je ne fais pas partie, merci Milieu et Méthodes encore failed), j'essaie de faire des "premiers pas" vers Fred Boobarella. En la corrigeant sur une date d'album des Floyd, je la renfrogne. Ben bravo, big boy. Et tout au long de la soirée, ya René qui la spot aussi pas mal souvent... Ça finit en queue de poisson, et personne n'a gagné. Noël: je reçois ma première guitare (tiens, je pense à Dassin et ses plus belles années! Humm... Ouaiiiiiis...) et mon cadeau auto-given: un best of majestueux de Massive Attack qui tourne sans arrêt. Plus tard, dans un party de famille à Québec, je lis un post de René qui fait une sorte de déclaration à la miss. Réaction: je pète un plomb, bois plusieurs Mojito de mon cousin, et sors fumer et jaser avec mon frère pendant une marche au grand froid obscure. God que les femmes me font rusher... Le lendemain, on loue des films. Après Click d'Adam Sandler et Ice Age 2, il ne reste plus que moi, plongé dans la pénombre de minuit à regarder Last Days de Gus Van Sant. On quitte la capitale avec un clavier électronique. Je finis de lire "Les Mains Sales" de Sartre, après avoir dévoré Huis Clos (et l'imaginer mis en scène avec Fred, moi et une autre greluche).

J'essaie de faire mon choix de cours pour la session d'hiver 2007... Ah tiens. Expulsé. Recoucou, Holden.

2007:
Je fais tout de même un tour au collège, question de voir les potes, avoir des nouvelles. Fin janvier, je propose à Mélissa de venir avec moi à un concert d'Amélie Veille, puis cinq jours plus tard, c'est elle qui m'invite à faire de quoi. On va d'abord à son appartement où plusieurs colocs nous voient entrer, avant de quitter pour les cités d'or, j'ai nommé les bars de Montréal. En bref, on s'est gelés un max avant de trouver l'intime St-Ciboire, où on a jasé pendant deux bonnes heures. Après cette sortie, j'ai fini mon double recueil de poésies et de nouvelles, puis suis allé en ville avec le paternel où j'ai eu mon premier breakdown. En plein centre-ville (Peel), j'ai paniqué devant les milliers de personnes dans la rue, sous le poids de mon expulsion, ainsi que la fin de mes écrits. Quel but avais-je alors? Si je n'ai plus rien à faire, à écrire... Mélissa m'offre alors un boulot de rêve: jouer dans un film. Bon, le scénario est un peu prechi precha, mais j'aime faire partie d'un plateau, même si je dois en partager le tiers avec ma mère qui y participe aussi! Puis, je passe trop de temps à déprimer sur la guitare, alors je divague sur Facebook, nouveau réseau social un peu étrange. Je retrouve plein de gens de Brébeuf, dont Alexandra Adgeg, une blonde écossaise. Oups, non j'te connais pas, j'me suis trompé, mais tant qu'on y est, on peut jaser, ouais d'accord! Elle est copine avec une autre fille de Brébeuf qui habite pas trop loin de chez moi, alors on fait une mini rencontre improvisée en vélo dans le coin de la rue Édith, j'apprends à connaître Celtic Woman, STARS, mais surtout Imogen Heap. On s'entend bien, alors je l'invite à aller en ville, où je veux acheter des billets pour le film des Daft, 'Electroma', puis une visite au Archambault avant d'aller se taper un film magnifique, 'After the Wedding'. Pendant tout le film, je sens sa jambe sur la mienne, je n'ose pas poser ma main sur la sienne, le stress, quess qu'elle est jooolie...
En mai, je porte les premiers CV de ma vie... Résultat, on m'embauche presque aussitôt à l'épicerie du coin, à la boulangerie. En fait, le lendemain de la projection d'Electroma...
Métro, mes premiers punch in punch out, mes pains mous pas assez cuits, l'étuveuse qui coule, le four l'envie de brûler, dormir dans le frigidaire, Jeffrey les palettes noires, la commande du dimanche matin, le surplus de tout, la machination, panini sac de 4, kaiser sac de 6. Bref, tout ça roule trop vite pour moi, mais j'ai du fric! Je m'achète une petite enregistreuse numérique, écoute du Daft Punk, Chemical Brothers et Everything But The Girl derrière mon comptoir à étiqueter les sacs. Vers la fin juillet, ça commence à chier sérieusement, alors je rends mon tablier. Juste pour qu'on ne m'appelle pas le 7 août qui suit. On quitte en bons termes, je suis libre, et de l'argent dans le compte en banque. Première révolte.

Le concert ALIVE 2007, c'était toute la magie. Depuis plusieurs mois, j'écoutais le concert de Coachella '06, connaissais les moindres détours, les tweaks, j'avais réservé ma chambre d'hôtel, le même que Simz et moi avions été pour Meddley Poetry, y avais déposé tous mes disques des Daft et la revue des Inrocks... Et j'étais seul au show, seul dans ma chambre, ce soir-là, à écouter 'Blow up' d'Antonioni qui venait de mourir... Le lendemain, je suis revenu chez moi, déposer mes trucs, manger un peu, puis retour en ville, au St-Sulpice, boire à la santé de Mathieu Forget, qui n'est plus avec sa copine, Lacia, qui fête ses 18-19 ans peu importe. Avec lui sont rassemblées quelques personnes de sa job, dont une jeune femme de 26, petite mais chaude, mature. "Est-ce que tu m'embrasserais?" je lui dis. "Seulement si tu embrasse Mathieu". I didn't mind. J'étais ivre de musique électro de la veille et quelques pichets, et je voulais seulement l'embrasser, cette femme. Most majestic kiss ever. Ses doigts dans mes cheveux, la langue, les rires, le wow, putain. LE WOW. Je finis sur le sofa de Mathieu, me lève vers 8h am. Les cours recommencent bientôt. Mélissa est partie, il reste Fred et une autre. Ah tiens, c'est Lacia, l'ex à Mathieu. Parle-parle

mercredi 9 février 2011

9 fév - Soupir

À bord de ma majestueuse Majestic 800, j'ai composé une suite poétique en vue de l'exercice 3, en Atelier d'écriture
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JD, mercredi en soirée, 9 février 2011

dimanche 31 octobre 2010

T'as d'la suite dans les idées, Johnny Suntag

Tu chôme peu, Johnny Ramoneu
Les idées divaguent et se ressemblent
Tu diverges vers divers ensembles.
Faudrait te calmer, Johnny Sunflower.

On fait des rimes pourraves,
C'est pas pour la galerie qu'on s'éclate
C'est fini l'été. Faudrait en rev'nir.
Tu t'amuses, Jo la Cerise
Oublies tes p'tits conflits pis mange des fruits confits.

T'as la banane bien édentée, Johnny Peté
Relis tes phrases, fais tes dedo, tes dedos, tes devoirs, petit espoir de malheur.
Par la fenêtre on va lancer des fleurs, mon p'tit cœur.
Au salon, au plaisir de lire, au San-A.
Ah, tes p'tits tours de malfrats, je les connais, Johnny Bonnet.

Le sommeil est lourd, mon sale troubadour de joueur de tour.
La carcasse fume, et t'es là à regarder les nuages.
Mais qu'arrivera-t-il de bon avec toi, mon Johnny Flamand?

Heureusement, ya les jours gris
Tu panique, tu frémis, à présent, qu'a sonné l'heure
Désolé un instant, prêt à recommencer... oh là!
Tu te trompe de chanson, Jo Les Caleçons Longs!

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c'est don' le foune de faire du direct. La magie de la télé sans filet, mesdémes zé mécieurs.

mercredi 27 octobre 2010

Ailleurs

(il faut cliquer-droit ici, ouvrir dans une autre fenêtre. Écoutez, tout en lisant.)


...j'irai.
... se trouve le secret du bonheur.
Ici il n'y a rien qui ne me satisfait.
Il me faut aller...

Prendre les grandes routes, partir pour des heures et des jours.
Ne pas regarder derrière nous. Ne pas penser que de là-bas, mon chez moi sera...
Mes pas dans le sable, le vent qui se rafraichi, le soleil couchant, les nuages se superposant.
J'irai... pour ne pas penser à ici, oublier les années qui m'ont vu grandir.

Prendre les sentiers vagues, partir pour des semaines et des mois.
Rêver aux anges qui bercent le paysage. Toucher à une guitare et espérer d'être déjà...
Mes mains plongeant dans une bassine et nettoyant mon visage, purifiant mon esprit.
D'ici peu, je serai... pour n'attendre qu'un signe divin, qui me dirait: "Mon fils, tu es rendu bien loin. Va retrouver les tiens."

Courir en furie dans les plus grands canyons, partir pour des années et des décennies.
Toucher le ciel, connaître toutes les constellations. Ne plus penser à personne.
Et lorsque je serai... je continuerai ma route, toujours en marchant, en m'épuisant.
Jusqu'à ce que j'atteigne la cime des cieux, une étoile au creux de ma main, je continuerai.
J'anticiperai l'... et je regarderai droit devant. Je marcherai droit devant. Je volerai droit devant.
Jusqu'à ce qu'un voix me dise: "Mon fils, tu es perdu. Va vite retrouver les tiens."

Et lors de mon dernier souffle, après des jours, des semaines, des mois, des années, et des décennies,
Certain de ne jamais avoir regarder derrière moi, de n'avoir jamais cesser de croire en l'...
Je serai en paix avec mon âme, je ferai désormais parti des cieux.
À ce moment précis, un voix me dira: "Mon fils, tu reviens enfin chez nous. Tu peux enfin prendre repos. Plus jamais tu n'ira..."

Les yeux fermés, l'air chaud du désert me caressant le visage, un sourire à l'esprit.
Je serai parti...


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C'est ça que ça donne d'écouter "Silver Stallion" de Cat power 10 fois en ligne.
JD


mercredi 13 octobre 2010

Dans mon golliwok

Pauvre Johnny Sansouci, ta vie n'est qu'un petit radis.
Tu souhaite le malheur de tous tes amis,
Et voilà que la malchance s'abat sur ton crâne.
Bien mal pris qui croyait prendre!

Petit citron complètement bidon,
Tu te dis assoiffé de sentiments rebondissant.
Et voilà que le fond du baril te saute sur la tête.
Bien bravo pour tous tes ressentiments!

La vie, petit Johnny, n'est pas JoJo
Tu cries: "C'est paaas juste" à tort et à travers
Et voilà qu'une jolie jeune femme te creuse le mystère...
Bien à vous, mad-emoiselle, mais je suis aussi cinglé qu'un Mad-Hatter.

Ah cher Lucien! Comme vous avez des grandes oreilles, un énorme pif, et de globuleux petits yeux!
Faites-moi découvrir votre secret, comment vous les faites tomber dans vos filets.

Et je me prend le pain baguette, Ya d'la joie!


...Et voilà que je suis face à moi,
Sans savoir quoi dire, quoi faire.
Ici, avec vous, ma chère...

C'est l'Enfer.

samedi 8 mai 2010

Surviv(or/re) (samedi 8 mai)

PART ONE : IMPROVISATION



''Que veux-tu de moi?

Que veux-tu de Toi?

As-tu un projet pour tes bijoux de famille?

As-tu un projet futur?

As-tu des idées?



Veux-tu simplement faire la fête,

Ou exploser?

La nature, la nature humaine,

N’importe quoi. Tout ce que tu veux.

Ce soir la nuit est à nous.

Midnight Summer Dream.



On va faire la fête.

On va faire n’importe quoi!

On va oublier, ou bien se souvenir…

Tourner le fer dans la plaie

Ou se faire du fun dans la face des autres?

Imaginer la lumière sortir de nos yeux,

Exploser comme un tube fluorescent,

Avoir le cœur en feu, Écouter Light My Fire…

Ou bien simplement danser comme des fous

Comme des imbéciles

Pour avoir du fun juste entre nous.



Que veux-tu?

Répond-moi.

Dis quelque chose…

Il n’y a que le silence qui emplie ma tête

Et pourtant j’ai plein de questions!



Il n’y a qu’une boîte qui me regarde

Qui ne me sourit même pas

Qui reste froide, futuriste,

Complètement sans sentiment…

Sans émotion



Tout ce que j’ai sont des médicaments

FAUX médicaments!

Que je ne pourrais pas prendre avec ces faux médicaments…

Tylenol… Alcool… N’importe quoi

Moi j’trouve ça drôle



… Que dis-tu de cela?...

Âme perverse!

Tu me regardes et tu ne réponds pas!

Tu ne fais que… regarder… qu’enregistrer

Tu ne fais qu’attendre ma réponse

Et pourtant,

Tu ne m’as posé aucune question…

Que veux-tu de moi?

Je ne vois qu’une lumière rouge éclater dans mes yeux

une lumière rouge éclater dans mes veines…

J’AI LES TYMPANS QUI VONT ÉCLATER!

J’ai envie de pleurer, tellement c’est beau…

Et pourtant je n’ai rien préparé.

Je n’attends que ta réponse…

Que dis-tu?



… Rien du tout.

Tu restes impassible.

Comme un fantôme.

On dirait l’Arche Russe :

Tu n’est qu’un fantôme qui me suit

Toi qui est derrière la caméra,

Qui ne fait rien du tout,

À part

Jetter quelques mots, une fois par ci, par là…

[...] "



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PART TWO : YOU MAKE IT EASY



"Mon cœur, en bulle, qui implose

Face à ma solitude, qui est, qui reste. " (Cinéma du Parc, août 2006)



J'aurais tant aimé savourer cet instant

Le partager avec la flamme du moment.

A Silver Star comes across the bar.

Suddenly I see the light.

Et puis, plus rien ne me dit rien

Tout devient vide de sens, soudain...

Le groupe est parti sur un sujet,

Mais j'en suis totalement exclu.

Peut-être avais-je trop bu.



N'en reste pas moins que le silence, soudain.

You made it easy to run away from me.

Et puis, tout finit par se savoir, à la fin

"Toujours le chat sort du sac" disait Carla

Ma vie sans toi, c'est ma vie sans moi...



Mais plus personne n'écoutait

L'orchestre jouait fort

Et les nuages sont revenus.

Il est reparti dans son champ de blé

Au dessus de la colline...

Il arrache chaque brin, un à un,

Et réfléchie à ses pensées et ses actions

Pour chacun des brins arrachés.



Tais-toi, sombre idiot

et reste sur ton îlot.

Et tais-toi, sombre idiot.

---

JR

samedi 8 mai 2010, 15h09

vendredi 6 novembre 2009

Chronique Post-moderne

À une semaine de ma mort,
Je regarde les étoiles pousser dans mon jardin.
Mon plafond est par terre.

Je me sens à des années lumières
De tout mon triste chemin.
J'ai parcouru à travers tant...

Devrais-je me laisser une dernière chance?
Je me sens déjà plus léger...
Devrais-je partir ou bien rester?

Mon chant du cygne approche.
J'ai perdu tellement de temps...
Maintenant, il est trop tard.


...plus qu'une semaine...
je sais que tu y arrivera,
même si je sais que c'est dur.
Mais l'impatience est quand même là.



... What are you talking about?


-Dead Machina- 6 novembre 2009, 17h02

lundi 10 août 2009

Snob (10 août 2009)

"Je vais au cinéma
Voir des films suédois
Et j'entre au bistro
Pour boire du whisky à gogo
J'ai pas mal au foie
Personne fait plus ça
J'ai un ulcère
C'est moins banal et plus cher" -Boris Vian

"Je suis une personne de la haute société.
Oui oui, car je suis à l'université.
Je possède les connaissances
De la plus haute importance
Pendant que vous, pauvres petits ignares du cégep
Vous vous amusez avec vos pets.

Moi j'bois du thé bien fermenté;
De l'Argentine, il est importé.
Moi, je suis des cours en sexualité
Des pornos, en guise d'étude, toute la journée.
Moi je baise ici et là, rien ne m'atteindra:
J'suis snob.

Pas la peine de m'adresser la parole
T'es qu'un ignare, t'es dole.
Allez, moi j'me casse.
Tiens, non: toi, débarasse.
Ouf, un peu d'air frais au café huppé du coin.
Des cégepiens, moi, j'veux m'tenir loin.
J'suis snob.

J'ai une tuque en laine et une jupe en soie,
J'ai des lunettes bien plus grosses que moi.
Des devoirs, MOI, je connais ça:
J'suis snob, j'étudie en droit.

Et parle moi pas de ton cinéma TELlement étudiant,
Du genre à me vanter les frères Wachowski.
Moi, j'connais Kieslowski et Tarkovski.
Moi, j'suis friande de cinéma alléchant.
Tu comprends pas, et c'est pas étonnant
Vu qu'à l'université, c'est trop payant
Pour un p'tit con de cégepien comme toi. " -James Romanian

Ouin? Pis toé, crisse, t'as jamais été au cégep, peut-être?
Étouffe toi avec ton café à 2 clous.
Pseudo-intello frustré, rentre dans ta tanière.
Ya pas pire créatures sur Terre
Que celles qui dénigrent tout sur leur passage.
À tes namis, fait passer le message:
Ceux qui n'ont pas eu la chance d'avoir autant d'éducation
Ont fort probablement plus de coeur que ta gang de cons.

Bbbrrrappp, biiitch!!

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Lundi, 10 août 2009, 1h11 am
Edit: ........ jvais encore me faire tuer. Mais au moins j'l'assume.

samedi 4 juillet 2009

PoPo (samedi 4 juillet 2009)

Voilà des ptits textes écrits l'an dernier durant mes cours de littérature québécoise.

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Plus un ptit bonus, tout juste fait (1h41 am 5 juillet):
Boards of Canada - Genealogy


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-Dead Machina-
Samedi, 4 juillet 2009
16h11, juste avant le concert de Dave Brubeck

lundi 11 mai 2009

Mind trip (lundi 11 mai 2009)

The sun is still.
I don't move.

For about 4 seconds,
This moment is perfect.

Then it goes away.
The shadows made by the rocks
Don't look like a hand anymore.

C'est comme si j'étais prisonnier d'un instant.
Comme si je me l'impliquais volontaire,
Pendant une fraction de seconde.
Et pourtant, ce fût un instant réussi.

My eyes are twitching.
I'm sleepless. I need pills.
I need to know... there'll still be tomorrow.

Un pas en avant,
Un pas en avant,
j'arrête...

Un pas en avant,
Je me retourne, regarde le cadran.
Minuit moins quart.

Four seconds.
Light a smoke,
Get tired,
Watch tv.

Trois heures.
Je ferme la télé,
Je me retourne,
Et dors... pendant trois heures.

Switch, lève, wear, mange, get out of this house you fuckhole, prends le bus-train-train-train-train, get busy, fais du bruit, get drousy, écoute, mon gars fais semblant de rien, c'est mieux ainsi. Ta blonde est partie. C'est tant mieux. Les bons souvenirs commencent à revnir. C'est mal parti... Forget, Forget, Forget, Forget, Forget, Forget, Forget, Forget, i don't wanna be another Mathieu Forget!

...

This is station Zen.
Tao speaking, may i take your worries away?

Oui en fait le problème c'est...

"Nobody knows you and nobody gives a damn anyway"

...Oh d'accord...
"Mais mes cafouillages, de ma chienne de vie... qui va s'en occuper?"
Trouve-toi, d'abord.
Une fois trouvé, tu pourra trouver les autres.

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Junkie Sourd, tu es prêt pour une nouvelle route.
Va.

jeudi 16 avril 2009

The Holy Moment

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Texte écrit dans les environs de l'automne 2006, et récité devant caméra en mars 2007 pour un vidéo nommé "Deaf Junk and Lazy Vome: Meddley Poetry (Re-Edit Master Cut)":

«Si Dieu est ce qu'on dit (Tout et Partout), alors le cinéma n'est pas complètement irréel, comme j'ai pu le dire. La vérité du moment elle-même n'est pas tout. Il s'agit de l'entierté du moment, ses différentes perspectives.
Deux personnes parlent à une table de la vérité du moment. Un père et son fils. La vérité consiste en plusieurs points de vue: celui du père, de son fils, des personnes qui sont passées par là et qui les ont vus, du cinéaste, etc. Et même la vérité non personnifiée est une partie de cela. Il s'agit alors du lien invisible, même pas psychologique, qui unit les deux personnes. Une artère de la métaphysique (!!!). Il n'y a même pas d'identité. Les deux pourraient être deux amis et avoir la même discussion, tout autant que deux étrangers. Cela fait partie de la vérité; le communicable et le non-communicable; peut-être même une troisième partie...»

À première lecture, je me rends compte que je me perds dans mes propos. Mais je vois quelque peu le lien entre ce vidéo et ce texte: tout comme Dieu, en tant que cinéaste (ou vidéaste), on tente de créer NOTRE réalité, NOTRE humain/personnage, NOTRE perception de la vie et de la mort. Avant de se suicider, une personne (artiste/auteur/cinéaste/...me souviens plus) a écrit ceci: "Chaque action que l'on pose, en tant qu'humain, est un geste contre la mort". Et bien je crois que cela rejoint facilement l'idée énoncée ici.

Or, si Dieu est tout est partout, le cinéma, lui, ne l'est pas. On cadre le perso 1 dans un plan serré. Dans un environnement choisi. À un moment précis de la journée (donné ou recréé). Avec une action ou une non-action. Ce personnage n'est pas imaginé par le spectateur. Lieu lieu non plus. Celui ou celle qui regarde peut s'imaginer cette personne se lever le matin, mettre ses chaussures nike et boire un café. Mais elle ne le verra pas nécessairement dans le film. Un film égal à dieu équivaut à toutes les échelles de plans, avec toutes les choses qui existe, que l'on voit et que l'on ne voit pas en tant que simple humain, avec toutes les pensées, toutes les musiques, l'espace temps au grand complet, le Universal Mind en intégral... tout ça dans un seul film.
Je vous le dis: le film s'appellerait «Mal de tête intense».

Bref, le cinéma selon moi est à l'échelle d'une personne, d'un point de vue, ou (si l'on est chanceux et en démocratie) de quelques personnes, en l'occurrence un film collectif qui assemble les idées de plusieurs créateurs: je pense entres autres à États-Humains, réalisé par 6-7 comédiens talentueux qui écrivent leurs textes eux-mêmes, ainsi que Denys Arcand qui a réalisé «Le Confort et L'Indifférence» avec des segments tournés par différents DoP. Sans oublier notamment le projet de l'essai collectif. Mais en gros, ce n'est pas l'absolu. Ni le parfait, ni le pire.
C'est.
Point final.

C'est une création parmi tant d'autres, certes, mais il reste que c'est tout de même une part de la réalité, quelle qu'elle soit.


samedi 28 février 2009

DFJNKPRDCTN - La Compil


Il ne reste qu'à le distribuer.
S'agit de copier l'original.
Moi j'me retape pas tout le boulot.
Trop chiant...
Mais quelle bonheur de regarder ça :D

Dès que je crée le fichier torrent,
Je vous donne l'adresse.

P.S.: le video DFJNK PRODUCTN est différent de l'autre version ^^
(Commentaires écrits à l'écran, ainsi qu'une nouvelle fin)



... ...

Merci.
dJ


( http://furrytales45.deviantart.com/favourites/ )

vendredi 20 février 2009

Dessins

En réponse au post: "Art ou pas, jcrée pas plus."

x1: 2005 - Histoire 4, scène finale/// x2: 2006-11-29 - TRI-STYLE (mine/stylo/feutre)
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x3: 2006-12-01 - Inter-Connektion//// x4: 2006-12-11 - Jim Morrison & The Doors
................................................

x5: 2006-12-11 - Fur, swirls and dead kids//////x6: 2006-12-13 - Forget & Allow
....................................................

x7: 2006-12-13 - Viam Veritatis Elegi/x8: 2006-12-14 - Rimbaud et son blanc drapeau
.....................................

x9: 2006-12-19 - Théâtre Ciném'Art N.V.M. /// x10: Deaf Junkie (original) & single
............................................

x11: 2007-02 James de Romanian///////////x12: 2007-04-03 - Égo Centré
...................................................

x13: 2007-05 - Contre Courant logo//////X14: 2007-06 - Wow You're A Big Boy Now
...............................................

x15: 2007-09-13 - Deaf Carré ///////////x16: 2007-11-01 - Triangles and Rhombuses
...............................................

x17: 2007-10 Fille Démon (sous l'effet de l'alcool)////X18: 2008-03 - Anti-Narcisse
...........................................................

x19: 208-03 Le Dôme/////////////x20: 2008-03-01 - Autoportrait expressif
............................................

x21: 2008-04-16 - Voyage////////x22: 2008-04-16 - Trinité
....................

Bonus:
2008-03-03 - Autoportrait expressif, rendu final



Le ptit dernier d'la famille: Auto-DeafJunkie-Portrait // 1er mars 2009, avant le show de oJo

lundi 17 novembre 2008

Analyse d'un type No 2 Sequel

Parce que toute bonne chose a une suite.

Bon, ce type est fatigué. Il est couché dans son lit, regarde la télé. Ce qui joue, c'est ce qu'il a filmé avec sa caméra vhs depuis qu'il l'a (disons 4 ou 5 ans). Ça commence avec un défilé de mode, son premier jet en tant que filmeux. Et ça paraît. Ça griche, ça bouche, il fait le rack focus sur les seins de la fille qui danse sur du hip-hop. Le type, il regarde la scène avec un haut-le-coeur. "C'est nul. Une chance que je me suis amélioré." Ah bon? Enfin, il s'est rafiné dans son style, il a trouvé son écriture, mais ça reste du caca. S'en suit une panoplie de petits souvenirs de vacances (la semaine qu'il avait passé seul avec ses parents dans un chalet miteux). Puis, une touche différente: il se voit danser et réciter de la poésie avec un comparse dans une chambre d'hotel. "Fun, ça. J'vais graver ça sur dvd pis j'vais appeler ça Dead Ol' Funk/Lazy Crap gone wild (poetry re-edit)." Après la scène finale, il tombe sur un party de chalet chez un type qu'il détestait. Malheureusement, une crampe envahit ses doigts et il est obligé de regarder 45 minutes de merde baignée de types et typettes complètement saouls après 2 coolers. Le type veut sortir son .45 et se flinguer. "Pourquoi?" se demande-t-il. C'est une erreur de jeunesse j'imagine. Ouin, exactement... M'enfin, le type reprend des forces et pèse sur ffwd jusqu'à la fin de la bobine (on l'on voit le type faire un remix d'un Essai cinématographique, puis se faire lui meme une version perso d'un essai, et encore le même fichu défilé).

Brûlé, il se mord les doigts, sort sa vingtième cigarette de la journée, l'allume, et décide de sortir ses vieux textes pour relire si ça suit l'ordre de sa cassette. Ça suit. C'est nul. "C'est d'la dompe. Il faut que je fasse de quoi de potable avant de crever." Ses premières nouvelles lui donne la gastro, ses premiers poèmes le font gerber, ses dessins impressionistes... ils les trouve réglo. "Ça suce pas trop." Il rit en lisant certains textes plus matures, verse une larme en retrouvant un texte plus vieux que vieux. Le type, il ne jettera jamais rien de tout ça. Un nostalgique.

Tout ce qui vient de se produire lui donne envie d'écrire et de créer. Mais la flamme est partie. Il a écrit ce qu'il avait à écrire. Les films qu'il a en têtes, c'est ses meilleurs nouvelles qu'il veut mettre en image. Du vieux stock. Il reste crissement pogné dans son univers d'avant. Même s'il le rend malade, par moments. La solution: créer des sequels. Tu reste dans l'univers, mais avec des situations adaptées à l'époque.

Ouais ok, reste avec tes mêmes esti de personnages. Fais tes ti montages cheapette.
C'qui reste pas trop à chier, c'est ton jam sur le key chord de sunshine, tu te dis.

Right... T'es gb, mon gars.
Le type sort au frette, s'allume une autre top. Pense à sa guit électrique qui a pas de cordes.
J'suis un cowboy; touche pas à ma guitare.