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samedi 15 octobre 2011

15 oct - Analyse de "Snoopy's Reunion"



Parce c'est une émission qui m'a particulièrement marqué, plus que n'importe quel autre programme, et pour multiples raisons.

Famille
Du côté de ma mère, il y a toujours eu des rassemblements de la famille immédiate, les enfants et petits-enfants de mes grands-parents. En quelque sorte, ça nous empêchait de sombrer dans le mal de vivre, l'ennui mortel. Et c'est ce que vit Snoopy, en étant aussi longtemps séparé de ses frères et sœurs. Mais avant même de vivre plus d'un an avec Charlie Brown, la séquence où sont récupérés chaque chiots dans la Daisy Hill Farm nous montre déjà à quel point il est dur de voir partir les siens vers une autre vie. La musique n'est plus la même si la guitare n'est plus en harmonie avec les violons et la batterie. Cette image de la musique en famille n'est pas qu'une tradition états-unienne, mais aussi profondément québécoise. Dans les maisons de Sacré-cœur, à Gaspé, au Mont St-Hilaire, partout, les oncles et les tantes jouaient du violon, faisaient sonner l'accordéon, si ce n'était pas de la cuillère, puis chanter et danser. Aujourd'hui, on peut se compter chanceux si on a un cousin qui joue de la guitare autour du feu... On est plutôt rendu avec nos iPods qui jouent du heavy metal, du hip-hop, et de l'électro. Bref, la famille divisée. Mais revenons à nos mout... nos chiens! La famille des beagles, une fois divisée, semble vivre normalement, soit une vie de banlieue, ou dans le fond du Texas, mais la solitude reste présente, enfouie. L'idée de la réunion devient non seulement une bonne nouvelle, c'est aussi un extase pour chacun des membres! Si quelques uns avaient délaissé la musique, ils la reprennent en un clin d’œil, avec autant d'ardeur et de joie que dans la ferme, à leur plus jeune époque. Et même malgré la destruction de ce lieu mythique, la musique mélancolique se transforme en fête. Parce qu'au fond, ils n'ont besoin de rien d'autre que la famille.

Nostalgie
Qu'en est-il de ce lieu mythique? Pourquoi lui donnerais-je cette appellation? Cette ferme est le berceau de ces petits chiens. La représentation du foyer uni originel, de la mère aimante, toujours là, mais aussi de la séparation, d'un univers nouveau auxquels ils sont destinés. Si ce n'était qu'une ferme en campagne qui serait toujours en place au moment de la réunion, il n'y aurait aucune évolution, autant physique que mentale. On y représente l'industrialisation du monde qui nous entoure, le départ vers les grandes villes pour "aboutir à quelque chose", mais aussi un symbole qu'on ne peut pas revenir en arrière. Le passé est fait, ainsi soit-il. Le seul qui a pu retourner à la ferme après la séparation, c'est Snoopy, et tout ce qu'il y a trouvé n'était qu'une maison vide, où même la mère ne semble plus vivre... Personnellement, j'y ai vu la maison de mes grands-parents, après la mort de mon grand-père. Toute la famille avait alors quitté la région, et un visite à cette maison n'était qu'une grande maison où il n'y aurait plus de fête... L'image de ce retour aux sources y est donc représentée sans aucune exagération, pile sur la plaie qu'il faut savoir gérer, traverser.

Dépersonnalisation
Le premier à être parti, à avoir une seconde mère aimante (la jeune fille blonde) puis une nouvelle maison. Snoopy a alors tout d'un chien normal: assis, rapporte, parle, il fait tout sans aucune volonté d'être extravagant. Et pourtant... L'appartement où souhaite déménager la mère de la jeune fille interdit l'hébergement d'animaux, et cette jeune blonde se voit le cœur brisé l'obligation d'expliquer à son chien qu'ils doivent le retourner dans son ancienne maison. On y aurait vu de la joie dans ce retour et l'effet de séparation n'aurait alors aucune importance. Mais elle en a. Snoopy a lui aussi le cœur brisé de se séparer à nouveau d'une représentation de la mère où se trouvait confort et amour sincère. Et cette tristesse est soulignée davantage avec la ferme complètement désertée de ses frères et sœurs, et où la mère, je le répète, semble aussi absente. Ce qui était d'abord un chiot joueur, musicien, ainsi que dressé et joyeux, s'est ensuite lentement transformé en petit chien apeuré, seul, et qui n'a qu'un cruchon, symbole de son frère le plus... "musclé" (Olaf) pour le protéger de la suite des évènements. Comment peut-on réagir, ou même comprendre, enfant, à une telle séparation? "You're a good puppy and I love you very much" revient presque à la situation du divorce lorsque les parents expliquent à l'enfant que ce n'est pas de sa faute. Et à l'époque (1991), dieu sait qu'il y en a eu des enfants du divorce. Et comme tous les autres épisodes de Peanuts, le sentiment est rendu avec une telle justesse, sans cri ni blessure autre que morale, qu'on ne peut s'empêcher de ressentir la tristesse honnête des deux partis. Voyons la scène:



Mais que devient Snoopy face à cette seconde mère qui l'abandonne? Il semble avoir perdu l'idée qu'il pouvait se faire du bonheur avec un autre, se cache, avant d'être repris par un petit garçon qui ne souhaite rien d'autre qu'avoir un chien pour l'accueillir chez lui, jouer à la balle, voire devenir son meilleur ami. Or ce qu'il trouve en lui, c'est un être qui a peut-être souffert de cette normalité perdue avec la jeune blonde, préférant oublier cette époque merveilleuse de l'enfance pour ne plus souffrir, et donc devenir (si on veut) un adulte. Ou plutôt un adolescent. Il ne dort pas dans sa chambre, s'assied dans un Lazy-boy au lieu d'être sur ses quatre pattes, prépare un discours au lieu de faire "ouaf ouaf", joue au baseball, fait de la luge, du surf... Bref, sa naïveté, son obéissance, son bonheur simple, tout cela s'est transformé en un amalgame de cynisme, de rébellion assumée et d'extravagance qui, au premier coup d’œil, semble lui rendre une certaine joie. Snoopy, en ne retournant pas à une époque mentale précédente, peut être enfin heureux. On dirait bien un cas de refoulement, ici! Après un an et demi, le malaise revient; l'ennui de quoi, d'on ne sait quoi. Ah oui, la famille! Mais comme j'en ai déjà parlé, on n'y retournera pas en profondeur. Simplement mentionner que les retrouvailles lui rendent un bonheur éloigné qui finalement n'est pas qu'un retour aux sources, comme l'indique les symptômes de la nostalgie, mais qu'il est aussi possible de vivre quelque chose de nouveau avec cette famille. Comme quoi, elle ne représente plus le passé, mais le présent.

L'influence personnelle
Probablement mon premier contact avec la musique blue-grass, country. La steel-guitar, les violons, un cruchon, pour tout orchestrer dans un mélodie qui fait danser, taper du pied. Si j'ai pu nier cet amour de la musique traditionnelle pendant mon enfance, cet amour lointain m'a sûrement aidé à apprécier davantage les chansons de Patsy Cline, Catherine Durand, Cat Power et autres Sons Of The Pioneers, sans qui je ne saurais pas non plus apprécier la sincérité des goûts de MC Gilles. Vous pouvez dire ce qui vous chante, la musique traditionnelle va chercher les roots en nous, celle de l'époque des grands-parents de nos parents.
Et puis que dire du sentiment de mélancolie mêlé à la nostalgie par rapport à cette maison abandonnée de la famille... Chaque année, lorsque nous passons par Montmagny, c'est une visite essentielle et qui pourtant ça ne sert à rien, comme tourner le fer dans la plaie, se remémorer de bons souvenirs qui jamais ne reviendront comme avant, qu'il faut profiter du moment présent, et ne pas se lamenter sur le passé... Devenir cynique. Oublier la première petite fille que j'ai connue, la deuxième aussi, pour ne pas avoir mal pour rien... Et profiter des jolies filles qui seront toujours là :)

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JD, samedi 15 octobre 2011, 15h

dimanche 15 août 2010

MUTANT SOUNDS: Family of God-st,2CD,1996,USA

MUTANT SOUNDS: Family of God-st,2CD,1996,USA

Un groupe qui n'a d'écho que le souvenir des gens qui ont connu, qui connaissent. Aucune trace nulle part. Et c'est navrant.

Les liens pour l'album double est encore valide. Écoutez, ça en vaut vraiment la peine.

jeudi 18 février 2010

Mélomane...

Ou freak du disque?

J'ai deux étagères à livres/cd. Les deux sections cd étaient pleines, mais avec quelques espaces par ci, par là. Et comptaient quelques singles et pochettes de bootlegs...

Et le fait d'acheter deux disques a tout chié.

J'ai refait au complet le setup de ma première étagère (on compte ici 62-63 espaces), juste en fonction d'un achat de 2 cd... Calisse que chu cave des fois.... J'me complique tellement la vie pour rien. 2h à tout reclasser ça.

Enfin, bref. Là, ça respire (singles and bootlegs: OUT!). J'peux enfin revnir à ma manie d'accumuler les disques pour les 6 prochains mois!

mercredi 17 février 2010

Pertinence

Comment rester pertinent dans son discours, au fil du temps?
En évitant le seul sujet qui change tout le temps: l'amour.
"Ah j'haïs ça, l'amour" "Ah je l'aime tellement" "Ah j'la tuerais" "J'lui ferais un bébé anytime".
Avoir une copine comme Anna, j'me tuerais. Vraiment.

Toutefois, même en évitant le sujet, ya des chances de dériver de la pertinence. Prenons exemple: je tente de tourner un film, et quelques personnes sont intéressées. Je risque de dire "Maudit qu'le monde est beau!". Quand je demande à ce que ces personnes se pointent pour une scène, et que 2 manquent à l'appel... "Osti que l'monde est pas bo." ...non, attendez. J'ai parlé de dérive. Pas de changement de cap total.

La dérive, c'est (par exemple) connaître une toune d'un band x-y-z, penser d'une certaine façon, et puis, on finit par apprendre par cœur tout le répertoire de l'artiste en question et devenir ainsi quelque peu différent. Pas beaucoup, mais juste assez pour dire: "Grâce à cette chanson obscure (inconnue) qui trainait au fond du disque, j'ai appris à penser d'une manière plus approfondie, quant à tel ou tel évènement". Je parle pas d'un fonctionnaire qui écoute Imagine de Lennon et qui, du jour au lendemain, décide de s'habiller en jaquette et qui joue dla guetar toute la journée...

On passe une journée, en compagnie de ses potes, et on jase. On est pas surpris quand le sujet des cyberpunks arrive. Mais on apprécie quand on apprend des nouveaux trucs. Et ça nous rend plus humain, et plus facile à suivre.

Imaginez: j'vous parle de mon amour frustre pour Anna, et demain, jvous parle de ma haine pour elle. "Eille, décide, le grand." qu'on se dirait tous.

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Non vraiment, le thème de l'amour est tellement sur-usé, c'est aberrant. J'aime mieux parler d'un gars qui part en voyage pour comprendre sa mentalité, et pourquoi il ne dort pas. Ou d'une fille qui se rend au mariage d'une connaissance et qui attend le diner parce qu'elle commence à avoir faim. Ou un chauffeur de taxi qui aime regarder l'asphalte. Pas du monde complètement névrosé. Juste du monde qui ont autre chose en tête que de trouver leur crapaud charmant, ou leur pitoune en silicone.
...Wé, wé, c'est des gros clichés, c'est vite résumer les amoureux, mais j'ai pas envie de m'étendre en long et en large sur le sujet.

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DeadMachina
Mercredi 17 février 2010, 21h11

dimanche 17 janvier 2010

Bilan part two

Ce post sera probablement le plus long. Vous n'êtes pas pas obligé de tout lire, comme tous les autres posts que j'ai publiés. Seulement, à mon sens, c'est le plus important, car le plus définitif dans ma vie. Il s'ait de ma croissance au plan social et au plan intellectuel et culturel.

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2004 (suite):
L'été est fini, c'est le temps de finir ce cycle, et boucler la boucle avec Brébeuf. Au moins, j'ai de la musique pour passer le temps: Toxicity, Lest We Forget et Chuck m'aident à passer les midis dans l'char du père... Et les filles sont ce qu'elles sont: attirantes, mais gourdes. Fallait pas s'attendre à plus. Sinon, la prof du cours spécialisé le mercredi soir, ELLE, elle est canon... Bon sang... Mylène, je ne t'oublierai pas. Les cours commencent sur une note étrange: d'abord notre prof d'économie, la très bandante française Geneviève Perrault, part aussitôt que les cours débutent à cause de son congé de maternité. Nous sommes maintenant livrés à FX Pannacio, un remplaçant trippant, mais qui n'a malheureusement aucun respect de la part de la classe. Et puis le prof d'histoire, M. Champagne, c'est un vrai gag... Étrangement, il est sympa (c'est un chic type! don't get me wrong!) mais il me tappe sur les nerfs! Il fout du monde en dehors de la classe, puis les fait rentrer pour leur faire de fausses peurs.... Ses sautes d'humeurs, j'en parle pas non plus.
Côté culturel, beaucoup de théâtre en novembre: les Jumeaux Vénitiens (une sorte de Comedia franco-italiennes...pas trop compris), Le Procès de Kafka, Ubu sur table (Ubu Roi personnifié par des objets! vraiment marrant!) et "Bienvenue à Malbourg", une pièce montée par les étudiants de théâtre à Brébeuf (plutôt un ramassis de plusieurs pièces déja existantes...). Juste avant cette pièce d'ailleurs, jme tappe un classique du cinéma muet: Nosferatu. Franchement pour 22$, ça en vaut la peine! Mais je réécouterais pas 20 fois en ligne par contre...

La différence avec les autres années? Le caméléon n'est plus. Et c'est étrange... Les gens m'adressent la parole, et j'regarde derrière pour voir à qui ils parlent. Et puis ya mon ami du primaire, Jérémi, que je vois pour la première fois en 5 ans, je crois...

Avant que j'oublie. En quelque part dans le mois d'octobre, je suis tombé sur l'agenda d'une fille... Toutes ses informations personnelles étaient dedans... J'avais son compte du réseau du college, le numéro de téléphone de plusieurs de ses amies, etc... Si seulement j'avais gardé ça pour moi et ne rien foutre... j'aurais pas été dans le merdier qui m'attend au début de l'année suivante.

2005:
Le 21 janvier 2005, phase définitive qui sépare tout en deux. Les messages que j'avais envoyés à cette fille, sous le pseudonyme de Kurt Dagenais, me sont finalement revenus en plein visage. Un avertissement tellement brutal de la part de son ami (à l'habitude, c'est le bouffon de la classe, le ptit rigolo!), ça m'a complètement détruit... Avoir une menace de mort... c'était peut-être bien ce que je méritais pour tous ces affreux messages. Quoiqu'il en soit, j'ai joué la carte du petit perdant braillard, et tout le monde sait qu'on ne tappe pas sur les braillards. Ceci dit, j'ai vraiment choppé la peur de ma vie. J'ai détruit tout ce que j'avais de Sarah, puis tout ce qui concernait Kurt, à vouloir le tuer, à vouloir me tuer. Le type qui m'a fait la menace, ce ptit gringalet, et ses 2-3 amis qui voulaient me tabasser, ben maintenant, ils sont autour de moi à essayer dme dire "Mais non, fais pas cette tête là." "T'inquiète pas, elle t'as pardonné." Et moi de fondre en sanglots, mélangé entre le fakeux qui veut éviter la baston, et la réelle chienne qui me fait un énorme tas dans mes bobettes. À partir du 21 janvier 2005, Kurt Dagenais l'alter ego gothique n'est plus, Jean Derome va être le gars normal qui cause aucun trouble.
Et puis, je suis convoqué par la psy ou le directeur... Devant le dirlo, ya mon père. Oh shit. "Jean, on te permet de réaliser ton souhait le plus cher depuis 3-4 ans: voir un psychiatre qui sait comment te parler, pas comme une imbécile de psychologue de pacotille de cégep." Il y aura tout d’abord les épreuves élevantes, Il y aura les tempêtes, les mers d’huile... Oui tout ça. Le psychiatre, c'était tout un ras de marée... Enfin quelqu'un qui me démoli, qui ose, qui ne répete pas c'que jdis pour que je me sente-don-bien-dans-mon-dedans.
Pour la mère, ce passage chez l'hosto des dingues, c'est une toute autre chose. Moi j'attendais ça depuis longtemps, elle c'était la panique... Enfin... Et ya aussi ce disque final de Blink 182 qui tourne en boucle et qui me déprime quand je pense au miteux 2 et demi de mon frère et de sa copine...

Et puis, c'est le début d'un nouveau texte: Kurt, le "héros" de mon dernier récit, se fait renversé par une voiture, et c'est très bien ainsi, et là son ancien ami veut faire des recherches sur le coupable et etc etc, il est pas sûr, avec sa copine ça va plus ou moins, etc etc.

Fin de mars, je pars à Québec avec ma mère, en bus voyageur. Pendant ce voyage, j'ai pris connaissance de ma dépendance à ce qui a entre mes deux jambes. De Québec, on est allé à Montmagny, puis retour à Québec pour revenir à Montréal, le jour même du déménagement de Laurent et Cynthia... le retour était génial mais arrivés à Montréal, on a attendu près d'une heure ou deux avant que le père ne revienne de l'appart... Et parlons en de cet appartement. C'est là que mon amour réel de la musique a commencé, je crois. Avec le premier cd mix que j'ai fait chez eux, je débordais d'enthousiasme! Comme si tous les univers culminaient en un point, et que j'en était le maître! Bref, la musique que j'aime, je la mets toute dans un tas et puis voilà.

Le bal des finissants. La réelle histoire. La recherche du costard, que je porte toujours en 2010; la quête pour trouver l'accompagnatrice (l'engueulade solide avec une connaissance d'un pseudo ami parce qu'elle fume le pot); et la soirée finale. ...Non... avant sa ya eu le Gala, où je suis allé accompagné de la blonde à mon frère... Dire que j'ai raté mon appel pour chercher mon diplôme devant tout le monde parce que j'étais parti avec elle lui trouver de la bouffe dans une machine distributrice... quelle honte... Au bal, je suis seul, à une table avec des gens bien. Mais la musique est nulle et les prix sont évidemment remis aux plus hots de la promotion. Au moment où la soirée se termine à l'Hôtel Windsor, rue Peel, je descends aux toilettes et ya Mathieu Barbacki, mon meilleur chum de tout le secondaire, et sa compagnie qui sortent le champagne et autres alcools. Tonight's the night. Je sors, je bois une ptite shot avec Arnaud devant l'hôtel, et puis on entre dans les autobus. Direction Ste-Agathe. Notre bus se perd 2-3-4 fois de chemin en pleine forêt, et ya Justin qui pisse dans une bouteille qu'il jette par la fenêtre qui atteri sur le par-brise du bus suivant... Ce qui joue dans mon walkman sony à cassette, c'est Speed of Sound. Nous sommes arrivés. Enfin. Il est bientôt 3h du matin, et il ya de la brume sur la rivière. On prend une chambre à 4-5 lits avec Roland, Maxime, Vincent, et LPGL. Le shack passe dla musique d'enfer sur laquelle les filles se déhanchent sur le rythme de 1-2-step de Ciara. Plus loin, ya Ionut qui se jettent dans les flammes du feu de joie avant de se replonger dans la rivière. Je marche un peu, croise Arnaud qui me fait fumer du pot dans sa pipe, j'utilise tout mes coupons de bière, mais elle rentre mal et je jette le reste de mon verre un peu partout. De retour au shack, j'essaie de danser un peu, je jase avec Alexandra Jones (wtf?), jme fais des illusions, je m'assois... et là... ya cette Taline sur qui j'avais un oeil qui s'assoit sur Roland, et lui avale les amydales, sous le regard de tout l'monde... Dont ask me how, je le raccompagne ensuite à notre chambre, et il baraguine qu'il ne voulait pas d'elle. Je jase avec Drouin-Picaro... Et puis la nouvelle arrive: Mathieu Barbacki ne va vraiment pas bien. Il est dans sa chambre où il a des convultions... Paraît qu'il a bu un 40 onces de vodka avec son ami qui est encore dans les bois... L'ambulance finit par arriver vers 6h je crois... 6-7h. Je n'ai meme pas vu le soleil se lever... Mais j'ai vu mon meilleur ami partir en ambulance... On demandait une personne qui le connaissait bien, parce que son adresse avait été égarée, comme celle de tous les autres étudiants, jusqu'alors conservée dans un registre des étudiants... Je m'en veut toujours de ne pas l'avoir accompagné...

2005 est aussi mon été au cours duquel j'ai le plus voyagé. Avec mon fidèle assistant (mon lecteur cd et le nouveau mix que je venais de produire, à ce moment là), il y a d'abord eu Cap Rouge pour la fête des Poirier, pour se diriger à Québec avec Luc, où j'ai filmé plusieurs petits trucs pendant qu'on marchait sur la terrasse Dufferin, et on fini avec le voyage au Saguenay pour se rendre au chalet de Jocelyn, le frère de ma mère, où nous passons toute une semaine... seuls... Au début, je prends des images panoramiques avec la caméra. Puis je lis le dernier livre d'Easton Ellis. Et puis, ya ce soir-là, où mon cousin Sylvain m'a donné une ride dans son pickup, avec la cassette de The Wall... Wow. On s'en va aussi voir les cousins de ma mère, un peu plus loin.
Pour finir avec la sauce voyage, à la fin de l'été, j'ai fini par rencontrer Karianne à un spectacle hommage à sa nation (Franco-Ontariens), et ce fût de loin le meilleur soir de ma vie à ce moment-là. De parler avec elle, niaiser avec ses amies etc ... wow...
On fini l'été avec mon expédition en vélo fatale qui me coûte un minuscule os brisé dans la main et un plâtre jusqu'à la mi-août, précédée d'une atelle que je porte fièrement le jour où je vais aux tam-tams du Mont-Royal avec la fille de 15 ans de mon cousin qui arrive de France.

Cet été aura été magnifique, pour plusieurs raisons... Entre autres, la découverte de Twin Oaks, en marchant un peu partout dans mon quartier, où j'y ai trouvé une certaine illumination... bref.

Et maintenant place au cégep. Ma ville. Une nouvelle vie. Enfin je peux être qui je veux. Personne ne connaît ma réputation de caméléon du secondaire, non monsieur je ne serai plus cette personne, je serai fame et hip! Et ça marche! Premier cours de création, la première personne qui me parle: "Salut moi c'est Caro!" ...ahhh, de doux moments, lecteur. Et puis, j'ai connu Simz, et Maude, Pierre-Luc, Tracy, et toute la bande. Vraiment, je m'entourrais de gens formidables. Cette journée du mardi 18 octobre 2005 où j'ai tourné à l'improviste une scène adaptée de Glamorama avec Simz et Caro au local étudiant, cette journée du vendredi 21 octobre où on a tournée à Repentigny pour le tp2 de Caro d'où on partait pour aller au Festival du Nouveau Cinéma, pour se perdre à Berri et se retrouver à l'Ex-Centris où Ryan Larkin présentait l'animation que Chris Landreth avait fait avec lui... ah mes amis, comme cette soirée m'est chère à mon coeur.
Jusqu'à la fin de la session, on a pas arreté de déconner, c'tait cool. À la projection de nos tp2, j'suis sorti du studio avec René et Simz en disant: "On est des brutes. Non, vraiment, on est les meilleurs."
And that was only 2005... attendez de voir le reste.

2006: cigarettes et Doors, poésie, départ du cégep.
2007: électro mania et première job, Lexi, retour au cégep.
2008: Première copine, Interco à Rouyn, Pow Wow, les documentaires.
2009: fin de DEC, film à la Denys Arcand, l'université, la bédé.

jeudi 10 décembre 2009

Bilan

Voici le portrait d'une décennie qui m'aura définitivement autant, sinon plus marqué que ma première décade.

2000-2009

31 décembre 1999: C'est le soir, vers 22h. Toute la petite famille est postée à l'écran de télévision dans la cuisine. Je suis au salon, en train de bouder. Encore. Mauvaise blague envers moi, ou le frère m'a encore coupé la parole, me souviens plus... Le fait est que tout ce que je sais, c'est qu'à minuit, il n'y aura pas de guerre nucléaire, ni d'automobiles volantes dans les rues. La roue du cadran continue de tourner, je dis. Tu capotes pas quand on passe de 15h23 à 15h24, alors pourquoi paniquer là? Le cadran tourne, il est minuit, nous sommes à l'an 2000. Rien. Pas de bogue. Daniel Lemire a animé un bon Bye Bye. Merci bonsoir, ok c'tait juste ça.
Durant l'été 99, c'était le voyage à St-Jean-Port-Joly, le 25e de Jocelyn et Claudette (ma première game de Dongeon et Dragon) ainsi qu'une 2e ou 3e visite à Ottawa... Damn que c'tait génial comme été...

2000: je suis encore au primaire, je passe le test pour entrer à Brébeuf. Excité en voyant la vidéo promo de jeunes qui font du théâtre et de l'escrime, j'me dis que ça doit être cool là-bas. On est rendu au spectacle de fin d'année: beaucoup de chorégraphie de Britney Spears. Nos pièces de théâtre ont bien passé. C'tait cool le primaire. J'ai même fini par apprendre à faire du vélo. À l'été, on fête les 80 ans de grand-maman à Cap Rouge. Quelle place merveilleuse! Et que de souvenirs... Rendu à acheter le matériel pour le secondaire, il faut trouver les chaussures adéquates. En voyant c'est quoi, les vêtements adéquats, je braille de honte. En rentrant, je connais personne. Je veux parler à personne, je m'emmerde royalement alors je fais ce qui deviendra ma marque pour les années à venir: m'asseoir sur le banc en face de la table de billard, et je fais un p'tit somme. Au courant de l'automne, pendant l'étude dans la grande salle, je fais la connaissance d'Éric Racicot, un grand bien barraqué qui est là pour niaiser et imiter les Grandes Gueules. Lui au moins me fait passer le moton, c'est cool. Dans ma classe, ya un autre aussi petit que moi qui me parle souvent. Marcel-Simon Lefebvre. J'va m'en rappeler longtemps de ton nom, mon ti-crisse. Marcel dit être sataniste. Parce que ses parents l'ont calissé dans cette école pourrie de merde et il va incanter le Seigneur des Ténèbres pour se venger. Moi, naïf, je trouve ça cool, alors je lis beaucoup là-dessus à la bibliothèque. L'année avance, et je déteste toujours autant Brébeuf, en maudissant la planète de m'avoir menti avec son théâtre seulement disponible aux élèves de 5e secondaire.

2001: Je n'ai pas de souvenir d'avoir été tabassé, jusqu'à présent. Juste ridiculisé pour ma croyance du moment. Finalement, Éric est un peu con, et Marcel est pire (me traite comme d'la merde). N'empêche qu'à part eux, je n'ai aucun lien avec les autres. Ah oui, Canal Famille n'est plus... C'est rendu Vrak.tv avec une bibitte bleue vraiment laide comme mascotte... Les émissions sont moins bébés, mais ça fait quand même bizarre. Côté musique, j'écoute celle de mon frère: du Slipknot et du Disturbed. On nous annonce qu'un voyage en Italie sera prévu pour l'année prochaine, et ÇA, ça m'intéresse! Enfin quelque chose pour pas trop bitcher Brébeuf! J'ai tout de même marqué dans mon agenda, au mois de juin: départ de ct'osti d'école de merde, et au mois d'aout: retour avec mes VRAIS amis. Karim, un surveillant s'inquiète pour mes mauvaises lunettes qui me laissent une cicatrice sur le nez... Yavait pas beaucoup de surveillant cool, mais lui c'en était un. Mon père me demande d'essayer une année de plus, sans tenir compte de ma santé mentale... C'est la dernière fois que j'invite Jérémi et Patrick à ma fête, et c'est pas la joie sur nos visages. Notre passage au secondaire nous a éloigné, et ça paraît, sur la photo. Une chance qu'il y a la Game Boy Advance pour me faire gober mon calvaire.
Au retour des vacances, Éric et Marcel ne sont plus là... Alors là, je pète un cable... Jean et Satan sont maintenant buddy-buddy, pour mon grand malheur. Ppa achète un ordinateur portable, et je connais le pouvoir d'msn et des chats commun. Salut Karine. Salut mes premières gaffes en tant que draggeur de marde.
...un certain mardi matin, notre professeur Mme Iamonico arrive quelque peu en retard, toute troublée... "On a attaqué les tours du World Trade Center", annonce-t-elle le regard absent. Je sais pas c'est quoi, mais ça semble grave... Mon cours d'histoire est une horreur: quand arrive le temps de faire les dessins de l'époque féodale, je laisse le travail pour écouter RBO ze documentaire, ce qui ne fait qu'emplifier les cris et les pleurs de maman.
Quand arrive le mois de novembre, on nous annonce que les secondaire 1 ne peuvent pas y aller, après qu'un parent ait dit que c'était trop dangereux pour des enfants de notre âge... Je voulais la tuer, cette connasse de mère poule... L'année finira pas en beauté.

2002: 2002, c'est facile de se souvenir... C'est la fin de mes espoirs, c'est mes 13 ans, année de malheur, c'est mon statut de sataniste au plus haut point. C'est moi contre le monde. Mon 2e secondaire est affreux, et ça ne finira pas en douce. Ma maquette pour Grosse-Île se fait renommer l'ile lego et tout le monde se moque de moi. Bref, c'est nul. Heureusement, pour l'été, on a un projet qui me satisfait: voyage en avion de mon frère et moi en Ontario chez notre cousin de 35-40 ans. J'écoute Linkin Park Reanimation ainsi que le cd d'mp3 de mon frère, ça m'occupe l'esprit pendant que j'le boude, soit parce qu'il mange de la pizza froide sur le plancher ou parce qu'il fait croire qu'il est possédé (au moment même où on est dans le cadre d'une photo de mariage... on nous demande de nous tasser). Laurent se fait même engueulé par un passant, devant le Ceasar Pizza parce qu'il fume ("The law says nineteen, young man! You can't smoke! blabla"). Au retour de notre voyage, on repart avec le père pour le chalet d'un de ses amis, Claude Paris. Bon sang qu'on est bien là-bas! Le début d'une longue tradition!
Ah ouais, j'allais oublié... Mes cours de rattrapage en maths, avec ce prof qui nous parle comme si on avait 5 ans. Les retours en voiture avec Germain, par la 13. Ces images m'ont marqué... Ça me rappelle grand-maman qui débarque chez nous, dans ma chambre pour je sais pas combien de temps....... C'est aussi Diablo 2; le motel Wig Wam avec Musique plus qui diffuse un clip de Linkin Park Reanimation, justement; les chats communs encore, et salut Karine Marquis, ma première cyber-blonde de Lévis pour qui j'avais gagné une peluche en forme de bisou, qui m'a fait pleurer de joie quand j'écoutais "Thousand Miles" de Vanessa Carleton, qui m'a fait brailler de honte quand elle m'a quitter en me voyant passer dans mixmania ("tu ressemble à harry potter... bye"). Facile de se rappeler de ça.
Secondaire 3, c'est le début d'un aller fréquent chez l'infirmière pendant les dissections. C'est aussi pendant un cours d'art plastique, lorsque Steven Nguyen prend son pinceau pour me crisser d'la peinture jaune dans l'oreille. Oui oui, pètage de coche solide. Ok Jean, t'as assez souffert, tu peux enfin aller voir la psychologue du collège. Salut Karine Rioux. C'que j'écoute comme musique? Euh... Sum 41, blink 182, Craddle of Filth, Disturbed. Ok fine on s'revoit tous les mercredis... Retour à l'ordi, ça m'aide. Ne plus avoir à faire l'étude dans la grande salle, ça me permet d'être seul avec l'ordi et de chatter avec des amies. Salut Karianne.
Même si j'vais à son party d'école à Embrun pour la voir, c'est l'échec... Et dire que j'pensais l'aimer comme on aime. Man, j'ai flippé en tabarnack en voyant sa photo de l'époque...
Bref, secondaire 3, c'est aussi la fin définitive de ma période sataniste. J'ai compris que ça n'avait pas de sens, que c'est ridicule. N'empêche que le monde vont s'en souvenir. En tabarnak.

2003: année de calvaire, comme si ça n'avait jamais de fin. La grosse Lamothe est insuportable et mérite de retourner à son statut de coach de football. Mes passages à l'infirmerie, j'les fais sans même savoir s'il y a dissections today. Le nouveau prince dla branlette ne demande plus de permission: il évacue sans concession. Ah oui, en 2003, on va au HEC et je décide que j'aime les maths grace à ma super prof et que je vais être comptable. Aussi, je fais la connaissance de Jess. Un soir, elle me demande de lui écrire une histoire... C'est le début de ma passion pour l'écriture. Bon, ce n'est qu'un début, seulement une réplique du livre "Le Passeur". N'empêche que ça m'incite à continuer, à évoluer. D'ailleurs, mon prof de français, M. Claude Bois, me voit écrire pendant et entre les cours et m'encourage! Ce sera le seul prof à faire ça...
Pendant l'été, c'est Jess qui m'a supporté dans mon cauchemar. Celui où mes parents ne cessent de s'envoyer des vacheries par la tête, engueulades, silences et pleurs inclus. Ya déjà assez du boulversement émotionnel dû aux 8 mois de convalescence de grand-mman ici, faut qu'après son départ, maman se pète la cheville. Let's go le plâtre pour agraver sa dépression.... Ya aussi la nouvelle bagnole qui remplace l'autre vieille scrap. Ça changera pas le fait que je reprend ma relation haineuse envers Brébeuf. Secondaire 4, c'est le retour du cours d'histoire avec la même prof chiante qu'en sec 2. Côté sociale, celle à qui j'ai dit "ne tombe jamais amoureuse de moi" (tiens, je pense à Woody Allen, dans Manhattan!) m'a dit qu'elle ne pouvait pas continuer ainsi, à distance. Je m'en doutais. D'ailleurs, depuis ma première "rupture", je ne sais plus vraiment ce qu'est l'amour. Ça ne m'empêche pas d'aller la voir à Noël, donc environ 3 mois après notre "rupture", pendant qu'on reste chez notre oncle Luc, et de lui donner un ptit présent (deux améthystes). Cette fois, l'année se termine en beauté.

2004: Début de l'année ben normal. J'entreprends l'écriture de mon premier journal intime (qui ne l'est pas). Au collège, le meilleur prof de sciences physiques, M. Marchildon, me voit lire American Psycho, que j'ai découvert après avoir fait un travail sur Psychose d'Hitchcock. Il me parle d'Ed Gein... Voir qu'il connait ça !! Ça me donne un peu de pep! ...Ya quelqu'un dont j'ai pas encore parlé et qui, pourtant, m'est très cher. Il s'agit de Kevin Murat Lormeus. Ce gars connaissait super bien la bible, en plus de savoir écrire le japonais... ça m'a toujours impressionné. Yétait tellement doué et intelligent, mais le drame s'abattait souvent sur lui. Au début de l'année, on avait un atelier de poésie à la bibliothèque... La prof, même en sachant son caractère en contradiction avec le collège et ses pairs, l'a quasiment obligé à lire son poème devant tout le monde, alors qu'elle aurait pu prendre n'importe qui de lèche botte. J'imagine qu'elle a fait ça pour l'intégrer, la salope... Madame, quand on fait lire un élève qui hait l'établissement, on ne lui fait pas lire ses textes, parce que ça empire le cas. Surtout quand ça commence avec "Je vous hais tous...".
Peu de temps après, Kevin n'était plus là... Je sentais un vide. Lui et moi, on parlait quelques fois, on a même échaffaudé des plans pour s'enfuir d'un atelier de sport, la même année. Bref, on s'entendait bien, et il me manque franchement...
2004, c'est aussi Lauriann avec qui je chatte de plus en plus souvent, avec qui je commence à avoir des affinités plutot intenses. Quand j'entend la toune "I miss you" de Blink, en partant vers la cabane à sucre avec le collège, je m'imagine nous deux en scène dans un clip pseudo-gothique, avec la mort qui m'emporte loin d'elle... J'ai le tragique facile. MerciMerci. On se voit à Paques, et ça fait: "oh... salut...". Génial.
Du côté de la famille, les choses ont repris un peu d'ordre. Mon frère sort avec une grande rousse gothique qui pousse des hurlements pas croyables quand ils baisent. C'est une nymphomane, c'est bien normal. Étrangement, après quelques semaines, c'était fini. "J'ai l'bout magané à force de me la tapper" qu'il disait. ...Tsé, t'aurais pu me la passer... =P Mais bon, après Mylène, ce fut le tour de Cynthia. Cette chère Cynthia. Enfin Laurent se trouvait une fille qui ne passait pas devant moi sans me voir, qui s'intéressait à qui j'étais. Cynth a passé son enfance dans un centre jeunesse avec sa soeur, sa mère l'ayant abandonnée et son père étant dealer à trois blocs du centre... Un jour, elle s'est même arrangée pour me faire parler avec sa soeur qui avait environ mon âge. Après son téléphone, j'étais aux anges! "Jserais prête à lacher la drogue pis l'alcool pour toi", qu'elle disait! Wow! Mais j'avais un mauvais feeling, au fond dmoi... qui s'est concrétiser à notre première rencontre, à la maison... avec son chum. La belle joke, toi! C'est bien ce que je croyais: une belle fille, mais scotchée sur sa cigarette pis l'pot. Les deux, on a fait: "ah... c'est ça que t'es... salut..."Encore. Et dire que deux semaines plus tôt, quand j'ai été avec mon frere chez le pere de Cynthia, j'ai appris qu'elle voulait faire un trip de cul avec moi, son chum, mon frere et Cynth.... troublant!
Oh, avant d'oublier! La fin du secondaire 4 se deroulait en catastrophe... le directeur m'a suggéré, comme à d'autres élèves, de prendre des cours de rattrapage en histoire et en sciences. C'est pendant les cours de rattrap que j'écris mon Psycho Kid, là où tout le monde me demande ce qui se passe dans le livre, où tous veulent apparaître dedans en me suggérant des façon de mourir pas croyable! Parce que Psycho Kid, c'est mes frustrations du moment passées au tordeur, et ceux qui me font chier à l'école, je ne leur répond plus; ils subissent les conséquences dans mon pamphlet. Et aussi, j'ai la conscience tranquille. On appelle cela le catharsis. Pendant ces cours du samedi, en histoire, en été avec mme Lepage, ça change toute une perception! L'ambiance est vraiment plus relax, on est au chaud, et on va à notre rythme de niaiseux! Par contre, le travail final fait rusher tout le monde, et je fini par tout recopier son guide pour les pas vite au complet, en écoutant en boucle "My dcmber" de l'album Reanimation. Décidement, je l'aime cet album. Ce qui fait qu'en finissant l'année, j'achète l'album original (Hybrid Theory) pendant que le père s'achète un vélo super classe, dont il ne se sera jamais servi, contrairement à mon frère et moi!
Été sans anicroche. Séjour au chalet de Claude pour une 3e année consécutive, puis voyage à Québec, chez Luc et Josée, avec qui on a pris une marche dans le vieux Québec, dans le coin du chateau et de la place Duffrin. Bref, tout ça, quoi. Pour une fois, j'accepte le fait d'avoir passé tout mon secondaire à Brébeuf. Anyways, secondaire 5, c'est les filles, alors...

(blink 182, hiver, tout content dma shot)
a continuer plus tard







...suite à venir (le post sera édité pour tout garder dans un texte. Prière de ne pas commenter tusuite, marci :) )

mercredi 25 novembre 2009

Grands penseurs, ptits faiseurs

Marre des vieux cons
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On n'enseigne que les Auteurs, avec un grand A. Les incontournables, les grands penseurs, les grands théoriciens. "Mais tu sais, on parle de Deleuze, tu sais, le rhizome, mais je repensais à cet autre texte de Roland Barthes...." Merde, je lis vos textes, Auteurs de la prudence et du respect, et des graaaandes théories, et je baille, messieurs. Je baille. Vous vous prenez tellement au sérieux... Même quand c'est pour foutre le bordel comme msieur Sokal qui fait un graaaand texte qui ne veut rien dire, juste pour narguer les scientifiques, c'est ennuyant à mort. On pourrait pas arrêter les graaands mots, et juste parler simplement? Pour être franc, l'époque des p'tites cuillères et du gruau autour de la cheminée à concocter des théories sur Aristote, et sur la première guerre mondiale, moi ça me laisse complètement de glace.
"Est-ce que ça t'intéresse, l'histoire?" vient-on de me demander.
"Ben l'histoire de qui?" je répond. "L'Histoire. Avec un grand H ". Oh... alors c'est non... pas vraiment. "Moi jtrouve ça extraordinaire de savoir, de comprendre comment les grandes civilisations anciennes vivaient, ou pensaient. C'est teeellement beau, les textes de ..."
Ok tu pourrais m'en parler pendant dix ans, de tes fameuses cités d'or, mais serais-tu capable de m'expliquer le phénomène grunge, dans les années 90? Ou l'évolution de la musique électronique au fil des années, le sampling, tout ça? Serais-tu intéressé que j'te raconte pendant 10 heures la musique de la génération X? Probablement pas. Et pourtant, j'en parlerais avec la même étincelle dans les yeux que toi avec tes graaands Auteurs, qu'on ne cesse de revoir ad nauseam à l'école.


Génération Z
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J'ai l'impression d'avoir constamment affaire avec un problème de génération. Mon père, de par son classissisme, ses études classiques, son éducation avec le Cinéma de Papa, le ciné français bien leché, bien tranquille, sa musique jazz et opératique, j'ai l'impression qu'il ne jure que par la justesse, le propre et le bien-fait. Alors que dans mon cas, je ressens un besoin total de rejet de cette propreté. Chez la plupart des auteurs (livres, cinéma, bd, musique) qui m'intéressent, c'est la saleté qui prédomine: à go, on tourne caméra à l'épaule, tant mieux si ça shake; on écrit comme un jeune attardé; on parle de junkies; on met un gros fuzz dans la guitare... Comme un besoin incontrolable d'autodestruction, de jouer avec le flou plutôt qu'avec le clair et net. Je ne cherche pas le sang et l'explosion à l'écran. Juste le sentiment que telle réplique ou telle scène n'était pas prévue. Et puis oui, le plan coupe sec, et puis oui, le raccord n'est pas clean cut. Parfait. Feed me. Peut-être est-ce parce que je suis jeune, mais mon besoin de chaos ne cesse que très rarement.

"Si tu veux faire un film policier, ya quand même certaines règles à suivre, si tu veux pas perdre ton audience..." Ok, mais le gars qui a fait un album jazz-alternatif-fusion avec uniquement des synthétiseurs, ya tu suivis une règle? Euh, jcrois pas.. Le type qui fait un film avec ses propres moyens (18$ mettons), ça lui tente tu de faire comme il veut? Euh, oui. Fuck la production habituelle. T'as tu vraiment besoin d'engager des AAACTEURS PROOOfessionnels, payés 8 milles tomates la seconde? J'vais demander à des chums qui ont autant de talent, sinon plus, pour moins que l'prix d'une pizz divisée en gang. Si j'veux écrire, j'ai tu besoin d'un fournisseur de pousseux d'crayons? Euh non. J'va écrire sur ma page, pis c'est tout. Au pire, si ya quelqu'un qui fait la piasse avec c'que j'fais, j'vais juste être honnoré. "Wow, ya quelqu'un qui reprend mon idée." Je suis sûrement naïf, mais honnêtement, si tu penses que ça me fais un pli, tu te trompes. Radicalement. Tant que tu me parles d'un sujet qui m'intéresse. Let's go, les road-trips dans les films, l'auto-fiction, les albums conceptuels et trames sonores, les vidéoclips... Là, tu me pars sur un sujet pendant des heures, et j'vais finir plus bandé mentalement qu'avec une p'tite pouf. qui va juste me complexer davantage sur mes besoins de primate.


L'écriture comme exhutoire
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J'écris pour mieux feeler. Pour me divertir, surtout. Pour partir des discussions (pas nécessairement des débats hein!). Pour avoir enfin l'esprit libéré d'une certaine pensée. "Ça fait longtemps que ça me trotte en tête, cette question, et on dirait que personne n'en a parlé." Eh ben, je l'fais. Voilà, c'est réglé, on passe à un autre appel. Ou sinon, je continue sur le sujet mais en couvrant un terrain ou un thème différent. Mon texte sur Montréal, j'aimais bien l'idée, mais le résultat est moins convaincant que c'que j'pensais que ça donnerais. En fait, le début et la fin du texte est à l'image de ce que j'avais en tête. J'ai dit pourquoi je me souviens d'aimer la ville, mais j'ai passer trop peu de temps à ce que j'aime en elle. Alors ya de grosses chances que j'en reparle. Les complexes relationnels, même chose: on tombe toujours sur une nouvelle madame qui nous fait tourner la tête, et voilà, le caroussel de complexes, d'idées, de scénarios, reprend. Sauf qu'à la longue, on peut s'emmerder de toujours revenir sur les mêmes thèmes. C'est pour cela que, des fois, même l'écriture devient ennuyante. Alors je me tourne vers la composition. Et puis, encore là, je tomberais plus dans la facilité que la complexité: pourquoi composer, quand la réalité elle-même est déjà si riche en sonorités? J'ai eu envie d'enregistrer le son de la ville, de l'université. Les ambiances qui résonnent dans les métros. ...bon, jusqu'à présent c'est pas terrible, mais c'est quand même un procédé qui m'intéresserait de travailler.

Et puis merde, pourquoi j'écris? ....ya personne qui va lire ça...

So what? J'écris pour moi. Même si j'aimerais que les autres lisent, ça les avance à rien.

...Et puis, pourquoi avancer?? Aller sur les côtés, dans les hauteurs et les bassesses, c'est tout aussi intéressant. Connaître les autres, les gens qui m'entourent. Ça m'intéresse davantage que de connaître Barthes, ou de savoir c'que Deleuze a écrit sur la structurisation blablabla.....


JD, 25 nov 2009, 21h.


Edit:

La psychologie de cuisine
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Merci de me dire que c'est bien. Merci, maman papa tite soeur le chien le serrurier. Merci d'me lire. Bon, t'en dis quoi, maintenant? Parce que bon, c'est bien de se savoir lire. Encore faut-il que ça finisse là? Disons que je suis au restaurant avec toi, amigo, et que je te dises tout cela en haut. Tu vas me dire "oui" ? Euhh.... oui à quoi, là? Vas-y, exprime-toi, padre.

Dans mon livre à moi, un post, c'est comme un mini forum: faut que les commentaires rajoutent au texte. Je parle de l'éducation, tu rajoute en parlant de ta vision de la chose. Ou en parlant de quelque chose de relativement connexe. Etcetera.

Quand j'écris, c'est rarement pour partir la discussion de température. C'est souvent pour me sauver de la psychologie de cuisine. Ces genres de discussions qui ne mènent à rien, que pour dire: "ah ben si tu penses comme ça, ça veut dire que t'es ce genre de personne là", ou encore "oué, j'pense comme ça". Et puis c'est tout... On se retrouve seul, face au silence. Tant qu'à ça, laisse faire, c'est pas plus grave, tu retourne ton bureau face au prof, pis on en parle pas. Tout pour m'échapper du petit "sofa-talking", cette expédition au coeur du pays-dla-tappe-dans-l'dos avant de revenir au gros néant solitaire.

Écoute. Si je t'écris de quoi, c'est parce que j'estime que ta réponse va alimenter le sujet. Bref, amigo. N'aie pas peur de l'écriture. Tant qu'à parler pour rien dire, au moins dis-en beaucoup, ça fait plus de matos à lire et à interpréter sur différent niveau! Et là, évidement, je m'inclu dans ce lot. Je suis conscient que depuis 8 à 10 paragraphes, j'écris pour rien dire, pour chialer. Mais jme dis que c'est déjà plus drôle à lire que si j'avais juste écrit: "jm'emmerde en histoire."

Non?

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23h, le même soir.

mardi 24 novembre 2009

Ton père ne reviendra pas ce soir

"Ton père ne reviendra pas ce soir. Ni demain."

C'est ce que ma mère m'a dit, à l'heure du dîner.
C'est ce que ma tête me dit, depuis près de 5 ans, en espérant que je sois dans le tort.

Aujourd'hui c'est enfin arrivé. Je peux arrêter d'me faire acroire que tout va mieux aller. J'ressors mes cd de nirvana pis des Smashing Pumpkins, pis crissez-moi la paix pour la journée. Aujourd'hui que c'est enfin arrivé, je décide que le monde n'existe plus. Ya que moi et la musique trash qui me guide. Chu pogné dans un étau, pis j'ai juste envie de tout péter c'qui a dans ma chambre. Fuck me livres, fuck mes dvds, fuck mes disq... non, pas ma musique. C'est tout c'qui me fait encore du bien...

...fuck me... faut que j'pense à ma mère qui doit être à terre... Maman est seule dans la cuisine, devant Séries Plus, en train de brailler. Moi chu assis à côté, à essayer de la rassurer, mais dans ma tête ya juste d'la musique trash qui joue. Je lui dit que ça doit juste être une ptite pétasse qui sait rien faire. Entre ses larmes, elle dit: c'est pas juste ça. Elle dit que papa ne l'aime plus depuis bien longtemps. Depuis l'été 2003 que je m'en doutais... En fait, ça fait bien plus longtemps... Mais quand on est jeune, on veut pas se l'avouer. Papa n'est plus là, parce que, ben, y nous aimait pas. Yé parti, on sait pas trop où, probablement chez elle.

Maman travaille pas, c'est qui qui va payer la maison, la bouffe, maintenant? Maman, est-ce qu'on va faire faillite, pis finir dans la rue, paske papa nous aime pu? J'vais lacher l'école, vendre mes livres, mes dvd, mes cd, pis j'vais travailler 40h semaine dans une shop que j'haïs, mais qui paye, pour qu'on puisse toucher les deux bouts... pendant quelques temps... Après, on aura plus rien... Esti qu'j'ai la chienne... Ptetre que si on vide la maison de ses derniers habitants, on va s'en sortir sans dommage...

Quand on a plus l'amour d'une personne, est-ce que la mort, c'est vraiment la solution? J'ai tellement peur... J'veux pas demander la charité. J'veux pas que papa parte. J'veux encore faker que tout va bien.

Si seulement cte garce là était pas passée par là... Si elle savait que, par sa faute, elle a détruit nos vies. Elle aurait peut-être pas demandé à mon père: "Est-ce que tu laisserais ta femme pour moi?". Et si ils s'aimaient? Est-ce que l'amour de deux personnes peut à ce point détruire tout un univers?

Est-ce que ça existe vraiment, ça, l'amour? P'pa, est-ce que tu pourrais juste pas nous faire ça, pis revenir en disant que c'tait une erreur? Prends donc conscience de tes osties de responsabilités, pis vient nous aider à survivre... Si tu savais à quel point, en ce moment, j'te souhaites de brûler en enfer... si tu savais à quel point ton absence est empreinte partout dans la maison. Ya pu personne qui parle, le frère joue de sa basse à dix milles dB, m'man fume clopes sur clopes, les yeux gorgés de sang, pis moi qui t'écris à quel point j'voudrais te tuer... À quel point j'voudrais que tu saches que je t'aime, pis que personne veut te laisser partir d'ici, te laisser être heureux ailleurs...

Dans l'fond, j'devrais peut-être faire comme lui, pis juste partir. Partir sur le pouce vers l'ouest canadien. Jamais plus regarder en arrière, oublier. Peut-être que c'est le seul de la p'tite famille qui a eu le courage de se lever pis de reprendre sa vie comme il la voyait, plus jeune.
...peut-être aussi qu'il nous a pas oublié, qu'il va continuer de nous fronter du cash, pis nous voir queq fois, nous présenter à sa blonde... Peut-être qu'il a maintenant un sourire que j'lui ai jamais vu avoir auparavant. Qui sait s'il est rendu une meilleure personne, après avoir démoli une femme pis deux jeunes...

Peut-être que j'devrais partir à tout jamais pour ne plus me faire de scénario genre happy-end qui n'arrivera jamais...

Fuck lui. On tombera pas parce qu'il part. It's his loss, not our. Qu'il pourrisse avec sa nouvelle jacasseuse sans cervelle. On a quelque chose qu'il n'a jamais eu: des sentiments et de l'amour sincère. Notre maison est plus solide, maintenant que c'est pu les mensoges qui soutiennent la maison. Merci, p'pa de nous foutre enfin la paix. Va t'en pis crisse nous patience.

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DM, 24 novembre 2009, 20h45

dimanche 22 novembre 2009

Montréal (dimanche 22 nov)

* "Bankrupt Child" de Guy Leblanc (album: Quiconque Meurt Meurt à Douleur - Bande Originale) * écoutée 21 fois en ligne, pour le feel de Montréal, la ville trash, triste, et mélancolique.

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« "Chapter One. He adored New York City. He idolized it all out of proportion." ...Uh, no, make that: "He-he... romantizied it all out of proportion. Now... to him ... no matter what the season was, this was still a town that existed in black and white and pulsated to the great tunes of George Gershwin." ... Ahhh, now let me start this over... "Chapter One. He was too romantic about Manhattan as he was about everything else. He thrived the hustle... bustle of the crowds and the traffic. To him, New York meant beautiful women and street-smart guys who seemed to know all the angles." ... Nah, no... corny, too... corny... for... my taste (clearing throat). .. I mean, let me try and make it more profound. "Chapter One. He adored New York City, although to him, it was a metaphor for the decay of the contemporary culture. How hard it was to exist in a society desensitized by drugs, loud music, television, crime, garbage." Too angry. I don't wanna be angry. "Chapter One. He was as... tough and romantic as the city he loved. Behind his black-rimmed glasses was the coiled sexual power of a jungle cat." I love this. "New York was his town. And it always would be."» - Woddy Allen, Manhattan (1979)
*Faire jouer "Rhapsody in Blue" de Gershwin*


J'ai repensé à ça, hier, en sortant de la place Bonaventure pour le Salon du Livre... "Damn... j'aime cette ville... Montréal". Le centre-ville, Ste-Catherine, St-Denis, Peel, le downtown, Place-des-Armes, Champ-de-Mars, les petites boutiques, le vieux port, l'enseigne Farine Five Roses. Bref, toutes ces places que je ne saurais nommer par leur nom, mais dont je reconnais toute la saveur.

Et pourtant, il y a aussi la saleté... Tous ces appartements et commerces vidés, démolits... Ça me rend nostalgique... Pourquoi donc, d'ailleurs?

Ah oui, ça me revient... merde.... C'était l'été 1998 ou 99, quelque chose comme ça, yavait Les Fourmis de Leloup qui pognait pas mal, le film Quiconque Meurt de Morin qui sort... La petite famille Derome sort de La Ronde. Ya un punk à lunettes (ça m'avait marqué, des lunettes sur un punk) qui est à terre à ma gauche, y saigne, son amie le tient par derrière, pis à droite ya un autre punk, debout, avec des roches dans ses mains... On passe entre deux roches tirées...
Après ça, dans la voiture, c'est le silence du malaise. J'ai juste le souvenir que c'est à ce moment là que j'ai entendu "Je joue de la guitare".

En revoyant Quiconque Meurt dernièrement, j'me suis rappelé pourquoi je pense souvent à Leloup quand je vois des vitrines d'ancienne shop maintenant fermée, abandonnée: j'ai connu l'artiste peu de temps après avoir vu le film de Morin, et le clic s'est fait. Junkies, piaule crade à mort, musique triste, et j'ai peur de l'héro... et j'ai peur de l'héro. Ya aussi le Mile-End. Ça pue le loup dans toutes les rues du quartier. Je m'y suis souvent retrouvé, seul ou avec mon père. Je ne savais même pas que c'était ce quartier, mais je trouvais ça empreint de "Natalie" et "Rock'n'roll et pauvreté", étrangement.

L'hiver à Montréal, c'est St-Laurent, moi qui achète le dernier cd de Blink 182, avec "Down" et autres "Stockholm Syndrome", etc. C'est la neige qui tombe sur le Métropolis à mon premier show à vie, Sum 41, en 2005. C'est le terminus Cote-Vertu apres une soirée bien arosée avec une amie du cégep, en pensant que ça aurait pu finir dans le lit, et puis non c'est une amie, et c'est mieux ainsi. C'est le Salon du livre de mon enfance, quand on y allait le soir. La fois où on est revenu en voiture, sous la douce neige, la lumière orangée des lampadaires, moi qui lit ma bd de Baptiste, le clodo dans sa poubelle, alors qu'on se dirige vers le condo de la soeur de papa. C'est aussi le théâtre pour le cours d'anglais: le Centaur, que ça s'appelle. Les boutiques du Champs-de-Mars... quelle beauté.

L'été à Montréal, ça sera toujours le Vieux-Port, avec les Bouqinistes (moi et mon frère qui répétons sans cesse: "Vive l'été...." en voyant les jeunes femmes en top moulant devant nous), les caricatures sur place, les pique-nique. C'est aussi les voyages sur l'autoroute 13, avec mon père, après mes cours d'été en secondaire 2. Le passage à travers la ville, vu de haut, j'ai toujours trouvé ça empreint d'une certaine beauté triste... vous savez, les vieux batiments, la noirceur de pollution qui leur donne l'impression d'avoir passer au feu, il y a 40 ans. C'est La Ronde, du temps que c'était encore le fun, avec la famille, et aussi la fois, plus tard, avec mon frère quand je commençais à tripper The Doors (on est en 2006), et que je lisais les nouvelles de Salinger. C'était la dernière fois que j'y suis allé. L'été à Montréal, c'est aussi les nombreux retours au Festival du Jazz, dont celui où yavait une femme qui a cédé à la canicule sous nos yeux d'enfants...

Montréal, c'est les grandes rues, les autoroutes qui n'en finissent plus, c'est le métro et les clodos, les boutiques et les cafés, les hotels et les souterrains, c'est le Québec parsemé ici et là d'Angleterre, ce sont les vieux bâtiments souillés contre les immeubles quasi futuristes, c'est l'ordre et le fouilli. La beauté dans la "laideur".

J'ai beau dire que j'aime pas Montréal, c'est pas vrai... La ville, j'aime. J'adore.
Les habitants, ct'une toute autre affaire, mais je partirai pas là-dessus :)


Jean Derome, 22 novembre 2009, 23h28

samedi 10 octobre 2009

Appartement A-22

Scène 1, int. soir, étage 1
Raymond (X), cheveux longs frisés, barbu, arrive devant sa porte, avec plein de sacs de plastiques derrière lui pendant qu'il ouvre la porte. Il prend tous ses sacs et les traîne à l'intérieur de l'appartement. Celui-ci est presque vide de meubles et de décorations: il n'y a que des trucs ramenés des vidanges laissées, comme des appareils électroménagers (grille-pains, cafetières en métal, répondeurs, radios, etc). Dans le bruit métalique des objets qu'il a ramené, X ouvre la portière d'une armoire d'où il sort une tasse et se sert un café. Close up sur son visage troublé. Il s'assoit à sa table, prend le téléphone, et compose le numéro d'un cinéma à 2$ pour savoir le programme de la semaine (donné par une voix féminine électronique). Il enregistre le son de la voix avec une petite enregistreuse à cassette, réécoute la bande... La voix est complètement distortionnée. Il apprend le programme par coeur, puis fait rejouer la cassette.
-Bienvenue au programme du Cinéma Éclair Mile-End. *X arrête la cassette*
-Bonjour madmoiselle! Zavez don' une belle voix! héhé.. Heum, oui donc jvoula' savoir c'ta quoi, vos vues d'la s'maine... *X repart la cassette*(et ainsi de suite)
-12 films à l'affiche cette semaine..
-Ah ben c'est bon ça! J'aime ça quand ya du choix! C'est quoi l'premier?
-...quante premiers rendez-vous, une comédie romantique avec Adam Sandler..
-Ah c'est bon ça, hein! ......... cut to...

Scène 2, int. jour, appartement de X
Au loin, une porte s'ouvre à la volée et se ferme brusquement. On entend depuis le hall d'entrée une dame dans la cinquantaine qui gueule et qui sacre à tord et à travers. X ressent les vibrations de son poids énorme qui résonne dans tout l'appartement et qui l'empêche de parler avec l'opératrice à qui il donne de faux numéros depuis 10 minutes juste pour parler davantage avec elle. Il finit par raccroché, trop déconcentré, se dirige vers la porte, l'ouvre et regarde à travers l'embrasure: une grosse madame, petite, carrée, avec de gros seins pendant, et son mari à peine plus grand, mince et très discret, la tête ailleurs. Ils passent juste devant sa porte puis continuent vers l'escalier. X les suit des yeux et attend qu'ils soient à l'étage supérieur avant de laisser échapper un "farmez don' vot' yeule, deux secondes, on peut pu s'entend' penser, icit'dans" chétif et pleignard.
-Quossé t'as dit, mon p'tit tabarnak?!! Attend que j'te pogne mon osti d'robineux d'calisse!!! Eille, toé crisse, quess t'attend pour rentrer, saint-ciboére de calisse!?! J't'assez 'coeuré de c't'osti d'log...*elle claque la porte et ses hurlements sont enfin étouffés*
X referme sa porte au moment où elle s'adresse à lui, puis marmone des insultes à son égard en retournant à sa table où il finit son plat de kraft dinner. La grosse crie de plus belle et son écho empli l'appartement de X qui se tient la tête entre les deux mains... Fade au noir

Scène 3, int. soir, chambre de X
Toujours dans le noir, on entend une porte s'ouvrir et se fermer sans bruit, puis on entend un jeune homme et une jeune fille ricanner en silence qui monte vers le 2e étage.
-Eille lui yé spécial, j'te dis, un vrai fucké... Sa femme lui tappe la tête contre le murs, c't'une esti d'folle...
-Haha! On aurait dit Kermit! Chu sure qu'ya une ptite voix fluette!
-Chuuchht... haha, ya l'aut' qui doit dormir ak son toaster...
X regarde son cadran: 4h du matin. Dans l'appartement juste au dessus de celui de X, on entend une guitare jouer subtilement et le jeune homme chanter, puis tout s'arrête brusquement. Puis, on entend un meuble se déplacer, s'arrêter... et couiner...

Scène 4, ext./int. jour, devant l'immeuble/appartement du général
Un homme à moustache, le visage creux et le regard sévère, assis sur une chaise devant l'immeuble boit sa canette de bière. Il regarde chaque passant dans les yeux et les fusille du regard. En fait, il surveille surtout l'immeuble d'en face. Il marmonne à lui-même:
-Gang de tapettes de crisse... Esti d'fifs de marde, j'vous ai pognés les culottes baissées, hein, mes ptits calisses? Ben comptez pas en ram'ner d'aut' dans vot' genre icite. C't'un quartier respectacle, gang de pédés à ptites graines... Ouain, c'est ça, sort pas juste de ton appart, décrisse... J'ai encore ton sang su' mes poings, yen veulent encore, faque amène toé pas icitte ou bedon tu vas l'regretter solide.
Intérieur de son appartement. Il rentre sa chaise et dépose son coupe-vent dans son hall. Travelling derrière lui alors qu'il pénètre dans son appart décoré de toutes sortes de "trophés" de chasse, et de guerre. Il s'installe dans son fauteuil devant la télé (à côté de la fenêtre d'où on voit la rue qu'il vient de quitter) et écoute les sports sur sa télé à oreilles de lapin en ouvrant une autre canette de bière. On voit passer le messieur Kermit devant la fenêtre, l'air absent comme toujours, se dirigeant vers la rue principale. Juste au dessus, on entend la grosse passer un coup de téléphone et gueuler à propos de son attardé de mari qui va encore faire de l'oeil à la boulangère. Le général, visiblement irrité, se lève en trombe de son fauteuil, passe un cadre de porte, en ressort avec un calibre 12. Il dirige la crosse vers le plafond et commence à donner des coups violents.
-Ça va faire, ton esti d'parlage! J'entend pu la game, tabarnak! La prochaine fois, c'pas la crosse que tu va avoir dans face, c'est les balles!
On entend les insultes étouffées de la grosse à travers le plafond, puis, elle claque le téléphone. Silence parcouru de murmures. Puis, X sort de son appartement, avec ses sacs d'électroménagers qui font un boucan métalique.

Scène 5, int. soir, corridor du 2e étage
X monte au 2e et cogne à la porte de son voisin d'en haut, à l'appartement du jeune homme. X est visiblement plus troublé que jamais, les larmes aux yeux. Le jeune homme prend du temps à répondre et quand il ouvre la porte, X demande à rentrer pour parler. Cut to..
À la table de cuisine, la tête entre les deux mains et un mouchoir sur le visage, X pleure devant le jeune qui semble presque amusé par la chose.
-C'est la troisième fois qu'a m'fait ça, la bitch... snif... A m'appelle au téléphone pendant qu'a baise avec son nouveau chum! Pis a m'fait entendre ça! J'sais pu quoi faire, mon gars! ...
-Bah, c'est simple: répond pu.. Entk..
-A m'dit tout! "Là j'ten train dlui sucer la queue, c'que jtai jamais fait à toi pass té rien qu'un loser, pis la y m'bouffe la chatte, pis criss que c'est booon!" Quessé tu veux jfasse?? ...t'es sûr que tu veux pas m'acheter une radio? ...est super bonne...
-Rentre chez toi, achète toi un téléphone à afficheur, pis quand tu vois son numéro, décroche pas... Bon, tu m'excuseras, faut que j'packte mon stock, jpars en tournée à soir... Fait attention à toi, là. On se r'voit dans 3 semaines...
Pendant qu'il dit ses lignes, le jeune homme racompagne X à la porte qu'il ferme dans son dos.

Scène 6, int. après-midi, chambre de X
X vient de rentrer avec, au fond de son sac de traîneries, des cassettes vhs de films porno. Dans sa chambre, les stores fermés, il s'installe devant sa télé, sur son lit, et met une des cassettes dans le magnétoscope tout rafistolé de ruban adhésif. Aussitôt il l'arrête. Il repense au vieux Kermit qu'il a croisé à l'arrêt d'autobus, juste avant d'arriver à l'immeuble. Sa pensée est interompu par le bruit que fait le jeune homme en passant la porte d'entrée. Il l'entend trainer une lourde valise. On le voit monter les marches avec son étui à guitare. X écoute plus attentivement: lorsqu'il entre, il parle avec sa copine qui était restée pendant sa longue absence. Puis, le meuble se remet à couiner... et s'arrête. Pendant, quelques secondes, on ne voit que X qui n'entend rien, ou pas grand chose... Et puis, dans tout le bloc, on entend le jeune crier:
"C'EST ÇA, VIEILLE CRISSE! ÉTOUFFE TOI PIS MEURS!" ... Et le meuble se remet à couiner. X repart sa cassette, mais ne regarde même pas, troublé par tout ce qui vient de se passer. Ellipses pendant lesquelles on voit la lumière à travers les stores de la chambre diminuer de plus en plus, la lampe qui est maintenant allumée. X est dérangé par le bruit d'une ambulance. Il ouvre à moitié la porte d'entrée et regarde des ambulanciers passer devant lui avec une civière sur lequel est la grosse. Il ouvre complètement la porte et monte au deuxième étage où il cogne à la porte du jeune homme.
-Eille, tu sais pas c'qui vient d'arriver? La voisine... la grosse. Est morte d'une crise de coeur.
-Pis l'vieux yé où?
-Yé pas là! ...
Cut to...
L'ambulance qui part, les voisins qui la regarde partir. X est abasourdi, et regarde le jeune homme décontenacé... mais qui affiche quand même un sourire, en répetant: "mais pourquoi, j'ai fais ça..."

Fin. Send.
Désolé d'la longueur, ça m'a juste pogné d'un coup.
-DM- samedi 10 oct. 2009, 20h25

samedi 8 août 2009

La Honte (8 août 2009)

J'ai honte. D'avoir fuit, d'avoir tenté d'oublier. J'ai terriblement honte d'avoir pensé que c'était d'la foutaise, qu'en un instant, j'pourrais tout oublier. J'ai honte de penser que ça ne voulais rien dire, qu'il valait mieux tout abandonner.

À peine sorti d'une plongée dans le passé, je reviens trempé de larmes. La beauté et la tristesse. Mais pourquoi j'ai laissé tomber? Mais quelle maladresse! Ayez pitié de moi, moi-pauvre pécheur. J'ai vraiment pensé que j'étais au-delà de tout ça, qu'un jour -oui- ça me ferait un pincement au cœur. Mais rien que d'y repenser, ça me lève le cœur.

Non, ça a juste pas de sens que j'laisse tout en plan, comme ça...
Non, faut que j'me serve de mes dix doigts. J'vais lever mon poing en l'air, j'va être fier. Ready, let's go: jme remet à écrire. Sérieux, guys, le show est pas fini, The Show Must Go On. Invente, imagine de quoi qui t'fasse du bien. Tu peux pas manquer d'inspiration, surtout dans ces cas-là... D'un autre côté, vous réalisez que ct'été de marde m'a rien apporté. Sinon cette culpabilité d'avoir foutu l'camp. Mais j'perd pas espoir. Un soir, on va m'sortir de mon trou noir.

Non, en fait tu m'as jamais quitté, et c'est une histoire qui dure depuis très longtemps, trop pour être oubliée. Tu es restée en moi comme un fantôme qui erre tous les jours, tous les soirs dans mon esprit, l'âme vagabonde. Toujours rassurante, conciliante, et prête à me tenir compagnie jusqu'à l'insomnie. Day and night, you might not be right, but you shine bright for me. J'ai honte de t'avoir reniée. Peu importe ce que je ferai d'ma vie, tu seras toujours présente en moi.
"Because I'm chewing on these thoughts of you down with me,
Putting u before the I because its easy to see."

Et quelques fois, tu me tires de mon réveil pour me parler, me rassurer, m'amuser. Faut pas virer trop dans le horny, sinon ça me rend nerveux, j'en perd des cheveux pis j'vire froid comme la glace en m'disant: "C'est pas pour moi, ces histoires-là". N'empêche, j'y repense, et il y a tout de même une partie de toi qui me manque, qui a disparut... La poésie que tu me murmurais était empreinte de douleur, de quêtes sans fin, de mystère dont mon esprit s'affaibli... Peut-être un jour sauras-tu la faire revivre, cette flame qui me faisait divaguer davantage.

J'ai honte, car je sais qu'à l'avenir, je risque encore de t'oublier, de mettre au rencart et espérer que tout ça n'était que cauchemar. Pour cela, je te demande pardon.

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Saviez-vous qu'en écrivant "Te Quitter", Daniel Bélanger pensait à sa relation avec la musique?

-Dead Machina- 8 août 2009, 2h15 am...

mercredi 15 juillet 2009

Productn (mercredi 15 juillet 2009)


Après la compil vidéo,
Le Deaf Kid, le Dead Rat, La Patente
Envahit votre espace sonore avec
l'Album - Vol. 1: The Club Beats
Il me reste plus qu'à trouver où le hoster facilement.
(me souviens pu comment uploader de quoi en seedant correctement sur pirate bay... )


Tout a été remasterisé à partir des CD originaux, en wav. La qualité n'a pas été mise de côté, et donc bye-bye Windows Movie Maker, bonjour vrai table de montage.

Voici la liste des pistes dispo.








.OK LE VOILA !!!!!! DEAD MACHINA VOL. 01 !!! Cliquez sur le nom

JD

lundi 13 juillet 2009

I had a DREAM today! (mardi 13 juillet 2009)

Et si jamais c'était ça, le moment parfait... Écouter une musique enivrante, qui expire le souffle de la vie, avec toute sa beauté et sa tragédie. L'écouter jusqu'à l'infini, sans jamais en sentir la fin, sans pouvoir s'en passer, et pourtant on sait tout de même qu'un jour il faudra bien le laisser aller.

La nuit passée, j'étais tourmenté, après un déjeuner/diner au resto qui m'a trop bourré, après avoir été à un tournage au Piknic Electronik où je n'avais rien à faire sinon discuter de tout et de rien avec un ami avec qui je n'ai que malheureusement très rarement parlé, la moitié du peep ne m'aimait pas vraiment, après être revenu sous une température médiocre, à écouter The Wall, après avoir vu un message trop peu révélateur à mon goût (je suis du type (trop?) curieux, alors si un mini détail manque, je pète un plomb), après avoir peint mon t-shirt Boards of Canada, après avoir vu que celui-ci était peint tout croche, après avoir peté un autre plomb à repeindre sur les erreurs, après avoir mis Cléo de 5 à 7 dans le lecteur dvd, après avoir mis sur repeat "Is There Somebody Out There?", après tout ça, j'ai dormi.

Avant de dormir, j'ai eu la révélation que mon ancienne relation n'était pas saine, parce qu'incestuelle. Je te considérais plus comme un soeur que comme autre chose. Voilà pourquoi ça n'a pas marché, pourquoi je voulais toujours te protéger, pourquoi je n'étais jamais à l'aise au lit, pourquoi je m'engueulais toujours avec toi. Pourquoi je n'ai jamais su si je t'aimais vraiment comme on aime. C'est parce que c'est de l'amour inconditionel. Celui qu'on a pour une soeur. Voilà tout. Avant cette révélation, j'avais le coeur emballé devant ce fantastique film qui est une vraie merveille parmi les merveilles, dont je connais presque toutes les répliques par coeur, déjà. Avant ce film, j'en avais assez de m'imaginer le film en écoutant la musique, alors j'ai mis mon enregistrement du film The Wall, reconnaissant toutes les petites différences au niveau musical. Suis-je trop collé à cet univers? Suis-je trop obsedé par cette musique étrange, et pourtant si belle? Ou alors est-ce mon questionnement par rapport à comment rendre un disque de musique en image qui me rend si accro à cette adaptation plutôt fidèle? Avant ça, je me suis attaqué à mon fichu t-shirt qui m'a fait rager, tant pour le stencil en papier qui ne tenait pas en place autant que pour les questions qui me grugeaient depuis quelques jours. Je ne pouvais pas me sortir ça de la tête. Avant ça, je suis revenu du Piknic Electro où je me sentais de trop, comme une tête de trop dans la photo. Avant ça, samedi aussi, j'étais une tête de trop dans le cadre. Main dans la main. Bon enfin, elle va m'oublier. J'étais juste venu vous voir. C'est pas souvent que tu venais dans ce coin de mon quartier. Je voulais juste voir ça. Avant ça, j'étais heureux, enthousiaste.

Après ça, jme suis senti de trop. Je gâche le portrait. Après ça, au Piknic, ya un type qui connaissait une fille de notre groupe, habillé parfaitement pour paraître dans le "Nightlife Street Styling" et qui a prit quelques photos d'elle. Puis de mon ami. Puis d'autres photos. Puis m'a regardé, a pointé son objectif sur moi, l'a déposé avec un air de "Nah, T'en feras pas parti, dude, t'es trop wanabe...". La tête de trop dans le cadre de famille.

Après ça, j'ai rêvé. À celui qui va maintenant prendre soin de ma soeur. Puis à mon prédécesseur, un certain type que peu de gens semblaient respecté, dans cette classe qui était dans mon rêve ("My god, j'espère qui va pas nous repartir avec ses "graaandes" connaissances....."). Et puis yavait cet appartement, plutôt en piteux état dans lequel se préparait une pièce de théatre, le stage étant aussi gros qu'une table de cuisine comme on en voit partout en banlieue.

Après ça, ... Je me suis réveillé à 10h. D'habitude c'est vers midi que je me lève, même si je me couche à 9h du soir. Là j'avais dormi de 4-5h à 10h. Et ce n'est ni la tondeuse du voisin qui m'a réveillé, ni les oiseaux, ni les bébés de la garderie d'en arrière, ni la pluie, ni la basse de mon frère, ni le foutu téléphone. J'étais réveillé par moi-même. Et j'étais en forme.

Voilà maintenant que j'écoute encore cette musique que j'ai arrangé à mon goût pour n'entendre que la guitare jouer. Près de 90 écoutes.

Je suis peut-être viré fou, mais j'ai rêvé cette nuit. J'ai bénificié d'un sommeil réparateur, comme on dit. Et c'est peut-être ça le bonheur. Avant, après, avant l'après, et le pendant. Avoir une nuit de sommeil, avec un rêve relativement agréable. Voilà peut-être une clé au bonheur.

Ça, et laisser grandir les enfants et les laisser partir.



Phoebe est partie.

-Dead Machina- aka défunt roi de la pop culture
Mardi 13 juillet 2009, 15h02

dimanche 10 mai 2009

L'idéal serait hier. Ou demain. (dimanche 10 mai 2009)

23h54.

J'ai du mal à me souvenir quand c'était, la dernière fois que j'ai eu un gros fun noir à chiller dans la chambre de mon frère, à jouer à "Need For Speed: Most Wanted" au Xbox en écoutant Warning, We Are All on Drugs, et Percusien Fa, à ne pas me soucier du reste de l'été, à penser que je vais croiser une belle fille et qu'elle va tomber amoureuse de moi par magie, à faire du vélo sous la pluie en pensant à écrire une longue poésie sans structure archaïque, à fumer une clope dans un parc inconnu...

Me semble que ça fait longtemps que jme suis enfin senti jeune, comme un vrai ado... J'veux dire... même si j'ai été malade en fumant un joint, jme sens pas plus ado. Plutôt plus épais... Mais vraiment tripper comme un kid, faire des trucs un peu niais mais quand même drôle... enfin, qui me fait rire moi.

Voilà. Il est minuit. C'est lundi. Dans 5h et quart je serai réveillé pour arriver au collège à 7h25, pour un cours à 8h où je n'ai plus rien à faire (j'ai fait l'examen, et j'ai passé mon oral). En gros: c'est les vacances, et je m'impose d'aller à un cours.
Non, j'ai pris deux cafés, ce midi, lors du brunch pour la fête des mères. Deux cafés, pour moi, égalent minimum de 8 sachets de sucre. ...D'habitude, ça m'endore... Il est minuit sept, et je suis tout fébrile. Dans le bureau de mon père, je tapotte les touches plates du clavier mac, et je pense à une douce cigarette mentolée.... que je ne peux fumer. C'est interdit, dans le bureau. Alors, j'irais dehors, pour voir la pluie, les orages, sous le toit de la vérenda, la vue donnant sur le terrain de soccer de Marc-Aurèle-Fortin, mon école primaire. ...non plus, le système d'alarme est activé, et le désactiver réveillerait tout le monde...

Je regarde mon desktop bourré de niaiseries, d'icones jamais utilisés, de personnes sur msn qui ne me parleront jamais plus, de musique que je ne veux plus entendre... et plein d'images que je regarde toujours avec passion... Mais je ne fais que passer. Un jour, c'est la fausse fourrure, l'autre ce sont les cyber dolls, l'autre ce sont les jours de pluie, l'autre ce sont les rousses, l'autre ce sont les tounes de Boards of Canada mises en images, l'autre c'est Leloup, et le jour d'après c'est autre chose. Je passe une heure, deux heures, trois heures, quatre heures à regarder un écran à trente centimètres de ma face en pensant que je vais au-delà de celui-ci, mais c'est l'écran qui pénètre mes yeux et qui fait en sorte que de jour en jour, je deviens plus aveugle et plus fatigué... Je regarde mon surnom stupide en me disant: Mais pourquoi j'ai écrit ça? Et puis je me demande ce qui se passe ailleurs. Vite Le Chateau Impossible! ...rien à l'horizon... Vite, l'Essai! ... toujours rien... Des inconnus? Et pourquoi pas. Une inconnue. ...et je revois cette image: moi, il y a plus d'un an au moins, sur le bord de l'eau d'un quartier parfaitement inconnu qui allait devenir mon antre scrète, une cigarette aux lèvres, le bicycle derrière moi contre un arbre, et une magnifique maison champêtre de repos où j'aimais imaginer un couple de personnes dans leur 70-80 ans préparer un souper spaghetti pour eux et leurs nombreux amis et discuter longuement avec eux, de comment se portent leurs petits enfants, et si le comité devrait ou non sécuriser les écoles ('Mais non, Solange! Nos jeunes sont trop sécurisés, justement! C'est ce qui leur fait peur et les agresse!' 'Maurice, ne t'énerve pas, personne ne met sa vie en jeu, voyons... Vous avez vu mon jardin?' ) ... Ahh ce que je les enviais avec leur maison à balcon et dont l'un des murs était recouvert d'une plante grimpante.

...Et donc, dans ce texte que je lisais, j'ai repensé à ces images... et je me dis qu'il n'est pas trop tard. Demain, j'irai peut-être. Qu'il pleuve ou non, l'important est que je viens de réaliser: je peux dormir tranquille, ce soir.

JD
minuit 26

lundi 6 octobre 2008

À titre de nouveau né...

Je vous dis merde à tous et toutes.
Bientôt.
bientôt... j'aurai du stock pour vouz.

Contentez-vous des titres de l'album à venir:

1Salle d'attente (Space Techno Orgy Beta)
2dBranche-Moi
3Break Reality
4Atterissage Risqué
5 Place à la Diphtongue Grandiose du Beat Masta Funkhead et de ses Collègues
6Médicactions Sans Ordonnance
7Wilkommen (City)
8Over The Midnight Rain
9Radio / Vidéo
10Bye, bye, buhhyyee...
11£x£r¢i5£
12CODE BAR