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vendredi 14 octobre 2011

14 oct - Kevin Murat-Lorméus

Wherever the **** you are, this is for you.

T'étais un benchwarmer comme moi, mais t'en avais dans le crâne. Pas juste des connaissances; des pensées, de la haine, de la soif de vengeance, peut-être l'ami de la Mort, pour ce que j'en sais. Mais t'étais un kid bourré de talent, d'abord et avant tout. Comme moi, t'es tombé sur un groupe de chacal qui n'avait aucun respect pour les autres. Ça t'a gonflé, gonflé, tu t'es époumoné, un lundi matin, ou c'était l'après-midi, l'activité de poésie, on t'a forcé à lire ton texte parce que tu ne participais jamais. Tu préférais tout garder en toi, ne pas faire subir aux autres ce qu'ils méritaient, et la conne t'a obligé à lire ta lettre de haine. "Je vous hais tous", il te fallait reprendre un grand souffle, t'étais parti en Enfer. Puis, t'as disparu. Après nos escapades d'activité plate, des moments qu'on restait juste là, sur le banc sans trop échanger. Après m'avoir à garder le grip sur le Dragon Ball 42, en secondaire 1, juste pour être le premier à le lire après moi, pis peut-être devenir ami. T'es disparu sans dire un mot. Tout ce qui restait derrière toi, c'était "Je vous hais tous". Ton siège est resté vide dès le début du secondaire 4...

L'automne d'après, t'étais en histoire 1500 avec moi. M. Champagne était connu pour provoquer ses étudiants à réfléchir, à réagir, mais il ne te connaissais pas. Il a abordé la religion qu'il pointait du doigt, d'abord pour rigoler, surtout. Mais tu t'es fâché. Quelque chose en toi de personnel, peut-être, a resurgit. T'as pété un plomb solide, peut-être que t'as dit "Ne parlez pas à travers votre chapeau. Ne vous moquez pas de ça." Il a pris un air plus sérieux, à ce moment. "Quand on ne sait rien, on se tait" t'avais murmuré. T'avais un français impeccable. Il a trouvé que t'avais manqué de respect envers lui, tu continuais de murmurer, il t'a foutu dehors, et t'es parti une dernière fois.

L'habit n'a jamais fait le moine. À l'intérieur de ce petit corps fragile, se gonflait une force terrible. T'aurais pu faire les manchettes, comme Kimveer Gill. J'ai prié pour toi. Mais jamais ton nom n'est réapparu. Nulle part. Peut-être est-ce une bonne chose, au fond. Dans ma tête va rester une image de Bob et Flavien inversés. Juste une fois, ça serait bien de te revoir. Tu m'as marqué, Kevin Murat-Lorméus.

dimanche 17 janvier 2010

Bilan part two

Ce post sera probablement le plus long. Vous n'êtes pas pas obligé de tout lire, comme tous les autres posts que j'ai publiés. Seulement, à mon sens, c'est le plus important, car le plus définitif dans ma vie. Il s'ait de ma croissance au plan social et au plan intellectuel et culturel.

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2004 (suite):
L'été est fini, c'est le temps de finir ce cycle, et boucler la boucle avec Brébeuf. Au moins, j'ai de la musique pour passer le temps: Toxicity, Lest We Forget et Chuck m'aident à passer les midis dans l'char du père... Et les filles sont ce qu'elles sont: attirantes, mais gourdes. Fallait pas s'attendre à plus. Sinon, la prof du cours spécialisé le mercredi soir, ELLE, elle est canon... Bon sang... Mylène, je ne t'oublierai pas. Les cours commencent sur une note étrange: d'abord notre prof d'économie, la très bandante française Geneviève Perrault, part aussitôt que les cours débutent à cause de son congé de maternité. Nous sommes maintenant livrés à FX Pannacio, un remplaçant trippant, mais qui n'a malheureusement aucun respect de la part de la classe. Et puis le prof d'histoire, M. Champagne, c'est un vrai gag... Étrangement, il est sympa (c'est un chic type! don't get me wrong!) mais il me tappe sur les nerfs! Il fout du monde en dehors de la classe, puis les fait rentrer pour leur faire de fausses peurs.... Ses sautes d'humeurs, j'en parle pas non plus.
Côté culturel, beaucoup de théâtre en novembre: les Jumeaux Vénitiens (une sorte de Comedia franco-italiennes...pas trop compris), Le Procès de Kafka, Ubu sur table (Ubu Roi personnifié par des objets! vraiment marrant!) et "Bienvenue à Malbourg", une pièce montée par les étudiants de théâtre à Brébeuf (plutôt un ramassis de plusieurs pièces déja existantes...). Juste avant cette pièce d'ailleurs, jme tappe un classique du cinéma muet: Nosferatu. Franchement pour 22$, ça en vaut la peine! Mais je réécouterais pas 20 fois en ligne par contre...

La différence avec les autres années? Le caméléon n'est plus. Et c'est étrange... Les gens m'adressent la parole, et j'regarde derrière pour voir à qui ils parlent. Et puis ya mon ami du primaire, Jérémi, que je vois pour la première fois en 5 ans, je crois...

Avant que j'oublie. En quelque part dans le mois d'octobre, je suis tombé sur l'agenda d'une fille... Toutes ses informations personnelles étaient dedans... J'avais son compte du réseau du college, le numéro de téléphone de plusieurs de ses amies, etc... Si seulement j'avais gardé ça pour moi et ne rien foutre... j'aurais pas été dans le merdier qui m'attend au début de l'année suivante.

2005:
Le 21 janvier 2005, phase définitive qui sépare tout en deux. Les messages que j'avais envoyés à cette fille, sous le pseudonyme de Kurt Dagenais, me sont finalement revenus en plein visage. Un avertissement tellement brutal de la part de son ami (à l'habitude, c'est le bouffon de la classe, le ptit rigolo!), ça m'a complètement détruit... Avoir une menace de mort... c'était peut-être bien ce que je méritais pour tous ces affreux messages. Quoiqu'il en soit, j'ai joué la carte du petit perdant braillard, et tout le monde sait qu'on ne tappe pas sur les braillards. Ceci dit, j'ai vraiment choppé la peur de ma vie. J'ai détruit tout ce que j'avais de Sarah, puis tout ce qui concernait Kurt, à vouloir le tuer, à vouloir me tuer. Le type qui m'a fait la menace, ce ptit gringalet, et ses 2-3 amis qui voulaient me tabasser, ben maintenant, ils sont autour de moi à essayer dme dire "Mais non, fais pas cette tête là." "T'inquiète pas, elle t'as pardonné." Et moi de fondre en sanglots, mélangé entre le fakeux qui veut éviter la baston, et la réelle chienne qui me fait un énorme tas dans mes bobettes. À partir du 21 janvier 2005, Kurt Dagenais l'alter ego gothique n'est plus, Jean Derome va être le gars normal qui cause aucun trouble.
Et puis, je suis convoqué par la psy ou le directeur... Devant le dirlo, ya mon père. Oh shit. "Jean, on te permet de réaliser ton souhait le plus cher depuis 3-4 ans: voir un psychiatre qui sait comment te parler, pas comme une imbécile de psychologue de pacotille de cégep." Il y aura tout d’abord les épreuves élevantes, Il y aura les tempêtes, les mers d’huile... Oui tout ça. Le psychiatre, c'était tout un ras de marée... Enfin quelqu'un qui me démoli, qui ose, qui ne répete pas c'que jdis pour que je me sente-don-bien-dans-mon-dedans.
Pour la mère, ce passage chez l'hosto des dingues, c'est une toute autre chose. Moi j'attendais ça depuis longtemps, elle c'était la panique... Enfin... Et ya aussi ce disque final de Blink 182 qui tourne en boucle et qui me déprime quand je pense au miteux 2 et demi de mon frère et de sa copine...

Et puis, c'est le début d'un nouveau texte: Kurt, le "héros" de mon dernier récit, se fait renversé par une voiture, et c'est très bien ainsi, et là son ancien ami veut faire des recherches sur le coupable et etc etc, il est pas sûr, avec sa copine ça va plus ou moins, etc etc.

Fin de mars, je pars à Québec avec ma mère, en bus voyageur. Pendant ce voyage, j'ai pris connaissance de ma dépendance à ce qui a entre mes deux jambes. De Québec, on est allé à Montmagny, puis retour à Québec pour revenir à Montréal, le jour même du déménagement de Laurent et Cynthia... le retour était génial mais arrivés à Montréal, on a attendu près d'une heure ou deux avant que le père ne revienne de l'appart... Et parlons en de cet appartement. C'est là que mon amour réel de la musique a commencé, je crois. Avec le premier cd mix que j'ai fait chez eux, je débordais d'enthousiasme! Comme si tous les univers culminaient en un point, et que j'en était le maître! Bref, la musique que j'aime, je la mets toute dans un tas et puis voilà.

Le bal des finissants. La réelle histoire. La recherche du costard, que je porte toujours en 2010; la quête pour trouver l'accompagnatrice (l'engueulade solide avec une connaissance d'un pseudo ami parce qu'elle fume le pot); et la soirée finale. ...Non... avant sa ya eu le Gala, où je suis allé accompagné de la blonde à mon frère... Dire que j'ai raté mon appel pour chercher mon diplôme devant tout le monde parce que j'étais parti avec elle lui trouver de la bouffe dans une machine distributrice... quelle honte... Au bal, je suis seul, à une table avec des gens bien. Mais la musique est nulle et les prix sont évidemment remis aux plus hots de la promotion. Au moment où la soirée se termine à l'Hôtel Windsor, rue Peel, je descends aux toilettes et ya Mathieu Barbacki, mon meilleur chum de tout le secondaire, et sa compagnie qui sortent le champagne et autres alcools. Tonight's the night. Je sors, je bois une ptite shot avec Arnaud devant l'hôtel, et puis on entre dans les autobus. Direction Ste-Agathe. Notre bus se perd 2-3-4 fois de chemin en pleine forêt, et ya Justin qui pisse dans une bouteille qu'il jette par la fenêtre qui atteri sur le par-brise du bus suivant... Ce qui joue dans mon walkman sony à cassette, c'est Speed of Sound. Nous sommes arrivés. Enfin. Il est bientôt 3h du matin, et il ya de la brume sur la rivière. On prend une chambre à 4-5 lits avec Roland, Maxime, Vincent, et LPGL. Le shack passe dla musique d'enfer sur laquelle les filles se déhanchent sur le rythme de 1-2-step de Ciara. Plus loin, ya Ionut qui se jettent dans les flammes du feu de joie avant de se replonger dans la rivière. Je marche un peu, croise Arnaud qui me fait fumer du pot dans sa pipe, j'utilise tout mes coupons de bière, mais elle rentre mal et je jette le reste de mon verre un peu partout. De retour au shack, j'essaie de danser un peu, je jase avec Alexandra Jones (wtf?), jme fais des illusions, je m'assois... et là... ya cette Taline sur qui j'avais un oeil qui s'assoit sur Roland, et lui avale les amydales, sous le regard de tout l'monde... Dont ask me how, je le raccompagne ensuite à notre chambre, et il baraguine qu'il ne voulait pas d'elle. Je jase avec Drouin-Picaro... Et puis la nouvelle arrive: Mathieu Barbacki ne va vraiment pas bien. Il est dans sa chambre où il a des convultions... Paraît qu'il a bu un 40 onces de vodka avec son ami qui est encore dans les bois... L'ambulance finit par arriver vers 6h je crois... 6-7h. Je n'ai meme pas vu le soleil se lever... Mais j'ai vu mon meilleur ami partir en ambulance... On demandait une personne qui le connaissait bien, parce que son adresse avait été égarée, comme celle de tous les autres étudiants, jusqu'alors conservée dans un registre des étudiants... Je m'en veut toujours de ne pas l'avoir accompagné...

2005 est aussi mon été au cours duquel j'ai le plus voyagé. Avec mon fidèle assistant (mon lecteur cd et le nouveau mix que je venais de produire, à ce moment là), il y a d'abord eu Cap Rouge pour la fête des Poirier, pour se diriger à Québec avec Luc, où j'ai filmé plusieurs petits trucs pendant qu'on marchait sur la terrasse Dufferin, et on fini avec le voyage au Saguenay pour se rendre au chalet de Jocelyn, le frère de ma mère, où nous passons toute une semaine... seuls... Au début, je prends des images panoramiques avec la caméra. Puis je lis le dernier livre d'Easton Ellis. Et puis, ya ce soir-là, où mon cousin Sylvain m'a donné une ride dans son pickup, avec la cassette de The Wall... Wow. On s'en va aussi voir les cousins de ma mère, un peu plus loin.
Pour finir avec la sauce voyage, à la fin de l'été, j'ai fini par rencontrer Karianne à un spectacle hommage à sa nation (Franco-Ontariens), et ce fût de loin le meilleur soir de ma vie à ce moment-là. De parler avec elle, niaiser avec ses amies etc ... wow...
On fini l'été avec mon expédition en vélo fatale qui me coûte un minuscule os brisé dans la main et un plâtre jusqu'à la mi-août, précédée d'une atelle que je porte fièrement le jour où je vais aux tam-tams du Mont-Royal avec la fille de 15 ans de mon cousin qui arrive de France.

Cet été aura été magnifique, pour plusieurs raisons... Entre autres, la découverte de Twin Oaks, en marchant un peu partout dans mon quartier, où j'y ai trouvé une certaine illumination... bref.

Et maintenant place au cégep. Ma ville. Une nouvelle vie. Enfin je peux être qui je veux. Personne ne connaît ma réputation de caméléon du secondaire, non monsieur je ne serai plus cette personne, je serai fame et hip! Et ça marche! Premier cours de création, la première personne qui me parle: "Salut moi c'est Caro!" ...ahhh, de doux moments, lecteur. Et puis, j'ai connu Simz, et Maude, Pierre-Luc, Tracy, et toute la bande. Vraiment, je m'entourrais de gens formidables. Cette journée du mardi 18 octobre 2005 où j'ai tourné à l'improviste une scène adaptée de Glamorama avec Simz et Caro au local étudiant, cette journée du vendredi 21 octobre où on a tournée à Repentigny pour le tp2 de Caro d'où on partait pour aller au Festival du Nouveau Cinéma, pour se perdre à Berri et se retrouver à l'Ex-Centris où Ryan Larkin présentait l'animation que Chris Landreth avait fait avec lui... ah mes amis, comme cette soirée m'est chère à mon coeur.
Jusqu'à la fin de la session, on a pas arreté de déconner, c'tait cool. À la projection de nos tp2, j'suis sorti du studio avec René et Simz en disant: "On est des brutes. Non, vraiment, on est les meilleurs."
And that was only 2005... attendez de voir le reste.

2006: cigarettes et Doors, poésie, départ du cégep.
2007: électro mania et première job, Lexi, retour au cégep.
2008: Première copine, Interco à Rouyn, Pow Wow, les documentaires.
2009: fin de DEC, film à la Denys Arcand, l'université, la bédé.

jeudi 10 décembre 2009

Bilan

Voici le portrait d'une décennie qui m'aura définitivement autant, sinon plus marqué que ma première décade.

2000-2009

31 décembre 1999: C'est le soir, vers 22h. Toute la petite famille est postée à l'écran de télévision dans la cuisine. Je suis au salon, en train de bouder. Encore. Mauvaise blague envers moi, ou le frère m'a encore coupé la parole, me souviens plus... Le fait est que tout ce que je sais, c'est qu'à minuit, il n'y aura pas de guerre nucléaire, ni d'automobiles volantes dans les rues. La roue du cadran continue de tourner, je dis. Tu capotes pas quand on passe de 15h23 à 15h24, alors pourquoi paniquer là? Le cadran tourne, il est minuit, nous sommes à l'an 2000. Rien. Pas de bogue. Daniel Lemire a animé un bon Bye Bye. Merci bonsoir, ok c'tait juste ça.
Durant l'été 99, c'était le voyage à St-Jean-Port-Joly, le 25e de Jocelyn et Claudette (ma première game de Dongeon et Dragon) ainsi qu'une 2e ou 3e visite à Ottawa... Damn que c'tait génial comme été...

2000: je suis encore au primaire, je passe le test pour entrer à Brébeuf. Excité en voyant la vidéo promo de jeunes qui font du théâtre et de l'escrime, j'me dis que ça doit être cool là-bas. On est rendu au spectacle de fin d'année: beaucoup de chorégraphie de Britney Spears. Nos pièces de théâtre ont bien passé. C'tait cool le primaire. J'ai même fini par apprendre à faire du vélo. À l'été, on fête les 80 ans de grand-maman à Cap Rouge. Quelle place merveilleuse! Et que de souvenirs... Rendu à acheter le matériel pour le secondaire, il faut trouver les chaussures adéquates. En voyant c'est quoi, les vêtements adéquats, je braille de honte. En rentrant, je connais personne. Je veux parler à personne, je m'emmerde royalement alors je fais ce qui deviendra ma marque pour les années à venir: m'asseoir sur le banc en face de la table de billard, et je fais un p'tit somme. Au courant de l'automne, pendant l'étude dans la grande salle, je fais la connaissance d'Éric Racicot, un grand bien barraqué qui est là pour niaiser et imiter les Grandes Gueules. Lui au moins me fait passer le moton, c'est cool. Dans ma classe, ya un autre aussi petit que moi qui me parle souvent. Marcel-Simon Lefebvre. J'va m'en rappeler longtemps de ton nom, mon ti-crisse. Marcel dit être sataniste. Parce que ses parents l'ont calissé dans cette école pourrie de merde et il va incanter le Seigneur des Ténèbres pour se venger. Moi, naïf, je trouve ça cool, alors je lis beaucoup là-dessus à la bibliothèque. L'année avance, et je déteste toujours autant Brébeuf, en maudissant la planète de m'avoir menti avec son théâtre seulement disponible aux élèves de 5e secondaire.

2001: Je n'ai pas de souvenir d'avoir été tabassé, jusqu'à présent. Juste ridiculisé pour ma croyance du moment. Finalement, Éric est un peu con, et Marcel est pire (me traite comme d'la merde). N'empêche qu'à part eux, je n'ai aucun lien avec les autres. Ah oui, Canal Famille n'est plus... C'est rendu Vrak.tv avec une bibitte bleue vraiment laide comme mascotte... Les émissions sont moins bébés, mais ça fait quand même bizarre. Côté musique, j'écoute celle de mon frère: du Slipknot et du Disturbed. On nous annonce qu'un voyage en Italie sera prévu pour l'année prochaine, et ÇA, ça m'intéresse! Enfin quelque chose pour pas trop bitcher Brébeuf! J'ai tout de même marqué dans mon agenda, au mois de juin: départ de ct'osti d'école de merde, et au mois d'aout: retour avec mes VRAIS amis. Karim, un surveillant s'inquiète pour mes mauvaises lunettes qui me laissent une cicatrice sur le nez... Yavait pas beaucoup de surveillant cool, mais lui c'en était un. Mon père me demande d'essayer une année de plus, sans tenir compte de ma santé mentale... C'est la dernière fois que j'invite Jérémi et Patrick à ma fête, et c'est pas la joie sur nos visages. Notre passage au secondaire nous a éloigné, et ça paraît, sur la photo. Une chance qu'il y a la Game Boy Advance pour me faire gober mon calvaire.
Au retour des vacances, Éric et Marcel ne sont plus là... Alors là, je pète un cable... Jean et Satan sont maintenant buddy-buddy, pour mon grand malheur. Ppa achète un ordinateur portable, et je connais le pouvoir d'msn et des chats commun. Salut Karine. Salut mes premières gaffes en tant que draggeur de marde.
...un certain mardi matin, notre professeur Mme Iamonico arrive quelque peu en retard, toute troublée... "On a attaqué les tours du World Trade Center", annonce-t-elle le regard absent. Je sais pas c'est quoi, mais ça semble grave... Mon cours d'histoire est une horreur: quand arrive le temps de faire les dessins de l'époque féodale, je laisse le travail pour écouter RBO ze documentaire, ce qui ne fait qu'emplifier les cris et les pleurs de maman.
Quand arrive le mois de novembre, on nous annonce que les secondaire 1 ne peuvent pas y aller, après qu'un parent ait dit que c'était trop dangereux pour des enfants de notre âge... Je voulais la tuer, cette connasse de mère poule... L'année finira pas en beauté.

2002: 2002, c'est facile de se souvenir... C'est la fin de mes espoirs, c'est mes 13 ans, année de malheur, c'est mon statut de sataniste au plus haut point. C'est moi contre le monde. Mon 2e secondaire est affreux, et ça ne finira pas en douce. Ma maquette pour Grosse-Île se fait renommer l'ile lego et tout le monde se moque de moi. Bref, c'est nul. Heureusement, pour l'été, on a un projet qui me satisfait: voyage en avion de mon frère et moi en Ontario chez notre cousin de 35-40 ans. J'écoute Linkin Park Reanimation ainsi que le cd d'mp3 de mon frère, ça m'occupe l'esprit pendant que j'le boude, soit parce qu'il mange de la pizza froide sur le plancher ou parce qu'il fait croire qu'il est possédé (au moment même où on est dans le cadre d'une photo de mariage... on nous demande de nous tasser). Laurent se fait même engueulé par un passant, devant le Ceasar Pizza parce qu'il fume ("The law says nineteen, young man! You can't smoke! blabla"). Au retour de notre voyage, on repart avec le père pour le chalet d'un de ses amis, Claude Paris. Bon sang qu'on est bien là-bas! Le début d'une longue tradition!
Ah ouais, j'allais oublié... Mes cours de rattrapage en maths, avec ce prof qui nous parle comme si on avait 5 ans. Les retours en voiture avec Germain, par la 13. Ces images m'ont marqué... Ça me rappelle grand-maman qui débarque chez nous, dans ma chambre pour je sais pas combien de temps....... C'est aussi Diablo 2; le motel Wig Wam avec Musique plus qui diffuse un clip de Linkin Park Reanimation, justement; les chats communs encore, et salut Karine Marquis, ma première cyber-blonde de Lévis pour qui j'avais gagné une peluche en forme de bisou, qui m'a fait pleurer de joie quand j'écoutais "Thousand Miles" de Vanessa Carleton, qui m'a fait brailler de honte quand elle m'a quitter en me voyant passer dans mixmania ("tu ressemble à harry potter... bye"). Facile de se rappeler de ça.
Secondaire 3, c'est le début d'un aller fréquent chez l'infirmière pendant les dissections. C'est aussi pendant un cours d'art plastique, lorsque Steven Nguyen prend son pinceau pour me crisser d'la peinture jaune dans l'oreille. Oui oui, pètage de coche solide. Ok Jean, t'as assez souffert, tu peux enfin aller voir la psychologue du collège. Salut Karine Rioux. C'que j'écoute comme musique? Euh... Sum 41, blink 182, Craddle of Filth, Disturbed. Ok fine on s'revoit tous les mercredis... Retour à l'ordi, ça m'aide. Ne plus avoir à faire l'étude dans la grande salle, ça me permet d'être seul avec l'ordi et de chatter avec des amies. Salut Karianne.
Même si j'vais à son party d'école à Embrun pour la voir, c'est l'échec... Et dire que j'pensais l'aimer comme on aime. Man, j'ai flippé en tabarnack en voyant sa photo de l'époque...
Bref, secondaire 3, c'est aussi la fin définitive de ma période sataniste. J'ai compris que ça n'avait pas de sens, que c'est ridicule. N'empêche que le monde vont s'en souvenir. En tabarnak.

2003: année de calvaire, comme si ça n'avait jamais de fin. La grosse Lamothe est insuportable et mérite de retourner à son statut de coach de football. Mes passages à l'infirmerie, j'les fais sans même savoir s'il y a dissections today. Le nouveau prince dla branlette ne demande plus de permission: il évacue sans concession. Ah oui, en 2003, on va au HEC et je décide que j'aime les maths grace à ma super prof et que je vais être comptable. Aussi, je fais la connaissance de Jess. Un soir, elle me demande de lui écrire une histoire... C'est le début de ma passion pour l'écriture. Bon, ce n'est qu'un début, seulement une réplique du livre "Le Passeur". N'empêche que ça m'incite à continuer, à évoluer. D'ailleurs, mon prof de français, M. Claude Bois, me voit écrire pendant et entre les cours et m'encourage! Ce sera le seul prof à faire ça...
Pendant l'été, c'est Jess qui m'a supporté dans mon cauchemar. Celui où mes parents ne cessent de s'envoyer des vacheries par la tête, engueulades, silences et pleurs inclus. Ya déjà assez du boulversement émotionnel dû aux 8 mois de convalescence de grand-mman ici, faut qu'après son départ, maman se pète la cheville. Let's go le plâtre pour agraver sa dépression.... Ya aussi la nouvelle bagnole qui remplace l'autre vieille scrap. Ça changera pas le fait que je reprend ma relation haineuse envers Brébeuf. Secondaire 4, c'est le retour du cours d'histoire avec la même prof chiante qu'en sec 2. Côté sociale, celle à qui j'ai dit "ne tombe jamais amoureuse de moi" (tiens, je pense à Woody Allen, dans Manhattan!) m'a dit qu'elle ne pouvait pas continuer ainsi, à distance. Je m'en doutais. D'ailleurs, depuis ma première "rupture", je ne sais plus vraiment ce qu'est l'amour. Ça ne m'empêche pas d'aller la voir à Noël, donc environ 3 mois après notre "rupture", pendant qu'on reste chez notre oncle Luc, et de lui donner un ptit présent (deux améthystes). Cette fois, l'année se termine en beauté.

2004: Début de l'année ben normal. J'entreprends l'écriture de mon premier journal intime (qui ne l'est pas). Au collège, le meilleur prof de sciences physiques, M. Marchildon, me voit lire American Psycho, que j'ai découvert après avoir fait un travail sur Psychose d'Hitchcock. Il me parle d'Ed Gein... Voir qu'il connait ça !! Ça me donne un peu de pep! ...Ya quelqu'un dont j'ai pas encore parlé et qui, pourtant, m'est très cher. Il s'agit de Kevin Murat Lormeus. Ce gars connaissait super bien la bible, en plus de savoir écrire le japonais... ça m'a toujours impressionné. Yétait tellement doué et intelligent, mais le drame s'abattait souvent sur lui. Au début de l'année, on avait un atelier de poésie à la bibliothèque... La prof, même en sachant son caractère en contradiction avec le collège et ses pairs, l'a quasiment obligé à lire son poème devant tout le monde, alors qu'elle aurait pu prendre n'importe qui de lèche botte. J'imagine qu'elle a fait ça pour l'intégrer, la salope... Madame, quand on fait lire un élève qui hait l'établissement, on ne lui fait pas lire ses textes, parce que ça empire le cas. Surtout quand ça commence avec "Je vous hais tous...".
Peu de temps après, Kevin n'était plus là... Je sentais un vide. Lui et moi, on parlait quelques fois, on a même échaffaudé des plans pour s'enfuir d'un atelier de sport, la même année. Bref, on s'entendait bien, et il me manque franchement...
2004, c'est aussi Lauriann avec qui je chatte de plus en plus souvent, avec qui je commence à avoir des affinités plutot intenses. Quand j'entend la toune "I miss you" de Blink, en partant vers la cabane à sucre avec le collège, je m'imagine nous deux en scène dans un clip pseudo-gothique, avec la mort qui m'emporte loin d'elle... J'ai le tragique facile. MerciMerci. On se voit à Paques, et ça fait: "oh... salut...". Génial.
Du côté de la famille, les choses ont repris un peu d'ordre. Mon frère sort avec une grande rousse gothique qui pousse des hurlements pas croyables quand ils baisent. C'est une nymphomane, c'est bien normal. Étrangement, après quelques semaines, c'était fini. "J'ai l'bout magané à force de me la tapper" qu'il disait. ...Tsé, t'aurais pu me la passer... =P Mais bon, après Mylène, ce fut le tour de Cynthia. Cette chère Cynthia. Enfin Laurent se trouvait une fille qui ne passait pas devant moi sans me voir, qui s'intéressait à qui j'étais. Cynth a passé son enfance dans un centre jeunesse avec sa soeur, sa mère l'ayant abandonnée et son père étant dealer à trois blocs du centre... Un jour, elle s'est même arrangée pour me faire parler avec sa soeur qui avait environ mon âge. Après son téléphone, j'étais aux anges! "Jserais prête à lacher la drogue pis l'alcool pour toi", qu'elle disait! Wow! Mais j'avais un mauvais feeling, au fond dmoi... qui s'est concrétiser à notre première rencontre, à la maison... avec son chum. La belle joke, toi! C'est bien ce que je croyais: une belle fille, mais scotchée sur sa cigarette pis l'pot. Les deux, on a fait: "ah... c'est ça que t'es... salut..."Encore. Et dire que deux semaines plus tôt, quand j'ai été avec mon frere chez le pere de Cynthia, j'ai appris qu'elle voulait faire un trip de cul avec moi, son chum, mon frere et Cynth.... troublant!
Oh, avant d'oublier! La fin du secondaire 4 se deroulait en catastrophe... le directeur m'a suggéré, comme à d'autres élèves, de prendre des cours de rattrapage en histoire et en sciences. C'est pendant les cours de rattrap que j'écris mon Psycho Kid, là où tout le monde me demande ce qui se passe dans le livre, où tous veulent apparaître dedans en me suggérant des façon de mourir pas croyable! Parce que Psycho Kid, c'est mes frustrations du moment passées au tordeur, et ceux qui me font chier à l'école, je ne leur répond plus; ils subissent les conséquences dans mon pamphlet. Et aussi, j'ai la conscience tranquille. On appelle cela le catharsis. Pendant ces cours du samedi, en histoire, en été avec mme Lepage, ça change toute une perception! L'ambiance est vraiment plus relax, on est au chaud, et on va à notre rythme de niaiseux! Par contre, le travail final fait rusher tout le monde, et je fini par tout recopier son guide pour les pas vite au complet, en écoutant en boucle "My dcmber" de l'album Reanimation. Décidement, je l'aime cet album. Ce qui fait qu'en finissant l'année, j'achète l'album original (Hybrid Theory) pendant que le père s'achète un vélo super classe, dont il ne se sera jamais servi, contrairement à mon frère et moi!
Été sans anicroche. Séjour au chalet de Claude pour une 3e année consécutive, puis voyage à Québec, chez Luc et Josée, avec qui on a pris une marche dans le vieux Québec, dans le coin du chateau et de la place Duffrin. Bref, tout ça, quoi. Pour une fois, j'accepte le fait d'avoir passé tout mon secondaire à Brébeuf. Anyways, secondaire 5, c'est les filles, alors...

(blink 182, hiver, tout content dma shot)
a continuer plus tard







...suite à venir (le post sera édité pour tout garder dans un texte. Prière de ne pas commenter tusuite, marci :) )

samedi 9 mai 2009

Le jour où j'ai tenu M.K. dans mes mains. (dimanche 7 décembre 2008)

J'étais un attardé. J'étais jeune.
Comment définir mon sentiment à ce moment...
Profondément troublé, et excité. Lecture avec un sentiment de faire quelque chose d'horrible.
Le genre d'item que l'on garde pour soi, bien protégé au fond de son sac d'école.
Le genre d'item qui, une fois acquis, cause le dérèglement permanent de sa psychologie.
L'objet est si noir qu'on ne s'attendrait pas à ce que la couverture soit orange...
Je préférais même le garder fermer, plutôt que de l'ouvrir et perdre une partie de mon âme.
Cela, même si j'étais déjà vendu quelque peu à la philosophie contenue dans l'item.

Le jour où j'ai tenu Mein Kampf dans mes mains, j'ai commencé à paranoïer au point de penser que tous allaient me voir avec ce livre et me jeter aux oubliettes. Tortures inclues dans le forfait.

Après m'être endormi sur le premier chapitre, le soir-même, j'ai décidé de rendre le livre le lendemain au pas de course.

...
J'vous avais dit que j'pouvais pas faire mieux que mes textes précédents.


Comms:
le félin a dit…

spaske ta gardé en tete ke tu pouvais aps gros nigo lol... mais c koi ce livre au fait...chu p-e atardz mais jconnais pas

Rabot a dit…

J'pensais réellement que MK signifiait Mortal Kombat, plus ça avancait, plus c'etait vrai. La casette de Genesis noir, le collant orange.

Continue l'JeanD'aire. Continue.

Lazy Vomité a dit…

Freakin Nazy!
I still love you...

J'ai toujours préférer lire sur hitler que sur John Lenon.

Plus de texte... puise Jean!!!

DeafJunkie88 a dit…

MORTAL KOMBAT!! C'tait justement ça à quoi jvoulais faire référence, creer l'ambiguité :P

Pour félin, Mein Kampf (Mon combat) est le livre autobiographique d'hitler, sa politique.

dumby a dit…

hitler me fait pas un plie, cette page de l'histoire me laisse sans emotions quand je regarde les jeunes femmes se faire violer à coups de bouteille cassée dans plote j'me dis au moin t'es pas morte sans une derniere baise grosse vache!

Lazy Vomité a dit…

Here we go again!

Dav a dit…

Experience partie 2 ROLFELMAO