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vendredi 21 janvier 2011

21 janv - Hackerz

Entrer dans le code source
Trouver la faille
-Rien ne m'arrêtera!

Les yeux fixés sur le radar, je vérifie chaque modulation avec soin. À la moindre anomalie, je saute dans le réseau. Il faut profiter de chaque milliseconde qui nous est offerte. Je m'assure que mon IP est renouvelé à chaque minute. Une minute, c'est le temps minimal et maximal qu'il me faut pour entrer dans le système et le faire crasher, le tout sans me faire repérer. Le but? Foutre le trouble. Peut-être laisserai-je l'information libre à tous... ou peut-être je la garderai pour moi seul...

Ça y est, un utilisateur se délogue. Retracer son adresse IP, la copier, identity theft ouais, j'ai tout. Compte bancaire, adresse email, mot de passe, log in. Enter. Première porte: MySpace. On commence à petite échelle. Insert cartridge, fait. Bit.lie inséré, j'ai maintenant accès à des millions de comptes. Select Invert, clic. Tous les comptes sont maintenant hors d'usage. Parfait, ça fonctionne. Allons sur une base plus imposante. YouTube. J'entre le code principal de la page d'accueil, je ne change qu'une seule lettre et c'est le Big Bang. J'ai assez de temps pour m'allumer une cigarette. Erase data of origin. Fait. Il ne faut laisser aucune trace.

La minute est écoulée. Je suis évacué du système. Pour le moment... J'attends ma prochaine anomalie, la cigarette au bec. Prochaine étape: Facebook. Tiens, une personne vient de s'inscrire et joue avec ses paramètres de sécurité. Désolé mon vieux, j'ai mieux à te proposer. La liberté, ça te dit? Je suis à nouveau à l'intérieur. Charge le fichier Bit.Lie, mais étrangement, ça prend plus de temps. Ce doit être à cause du nombre croissant d'utilisateurs... Je n'ai pas de temps à perdre. J'insère ma clé ultime. Accélérateur du processeur, on diminue la vitesse des internautes, et voilà! Let's go, on va mentir à tout le réseau. Invente de quoi, vite. "Réseau surchargé. Veuillez réessayer plus tard." Ça devrait suffire. Durée? Disons deux jours. Ça devrait attirer leur attention, ces gros cons.
Merde, déjà déloggé.

Bon, enfin un signe de rébellion chez les patrons. On essaie de me retracer avec des codes sans nom. Ah les salauds! Chaque IP qui se logue ou se délogue est automatiquement rejeté! J'essaie de contourner le mur avec une adresse déjà à l'intérieur... mais quoi? Il me faut un logiciel qui permet d'aller à l'intérieur, en y étant déjà... MSN! Log in... OUI! Ok, pas de temps à perdre. Effacer le code source du compte, réinitialiser les paramètres du fournisseur à zéro et foncer vers ma prochaine victime. Celle-là est immense, mais a déjà montré plusieurs signes de faiblesse. Ça prendra du temps, mais une fois dedans, ce sera comme voler une sucette à un bébé! Cette fois, pas le temps de m'allumer une autre clope. Ton heure de gloire est finie, Google. Je vole directement jusqu'au cœur allié du système. Seul les amateurs vont au centre permanent; ça identifie automatiquement le support utilisé et l'emplacement de l'utilisateur, sans parler qu'il n'y a qu'une seule donnée, complètement inutile (le nom des créateurs). Le cœur allié, lui, contient tout: relevé de tous les comptes email existant, chiffres de la Bourse, et données concernant la force de l'Intranet. J'insère à nouveau mon fidèle Bit.Lie, et il ne suffit que de changer les milliards de chiffes en un simple zéro, et tout s'écroule.

Maintenant que tous les services sont à mes pieds, je n'ai qu'à entrer le mot magique et tout est à nouveau ouvert. Imaginez: des millénaires à construire des maisons, des abris nucléaires, pour se protéger de son voisin, tout en prenant soin de laisser des fenêtres pour épier ces derniers, et puis, soudain, tous les abris sont réduits au ras du sol. Toute l'information est là; libre à vous de la prendre ou de l'éviter. Mais dorénavant, plus personne ne pourra se cacher. Les vieux croutons, leurs dossiers immense de pornographie juvénile au grand jour; les états fédéraux, leurs dossiers top secrets sur n'importe quelle guerre, aux yeux de tous ceux qui ont souffert de votre incompétence; et les jeunes filles de quatorze ans, vos photos de camping sauvage, elles serviront pour de milliers de kilomètres de semence de vieux croutons dégueux.

Prenez le temps de vous regarder en face. Et dites vous que devant Bit.Lie... vous ne pourrez plus mentir.

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DeadMachina


mercredi 17 février 2010

Pertinence

Comment rester pertinent dans son discours, au fil du temps?
En évitant le seul sujet qui change tout le temps: l'amour.
"Ah j'haïs ça, l'amour" "Ah je l'aime tellement" "Ah j'la tuerais" "J'lui ferais un bébé anytime".
Avoir une copine comme Anna, j'me tuerais. Vraiment.

Toutefois, même en évitant le sujet, ya des chances de dériver de la pertinence. Prenons exemple: je tente de tourner un film, et quelques personnes sont intéressées. Je risque de dire "Maudit qu'le monde est beau!". Quand je demande à ce que ces personnes se pointent pour une scène, et que 2 manquent à l'appel... "Osti que l'monde est pas bo." ...non, attendez. J'ai parlé de dérive. Pas de changement de cap total.

La dérive, c'est (par exemple) connaître une toune d'un band x-y-z, penser d'une certaine façon, et puis, on finit par apprendre par cœur tout le répertoire de l'artiste en question et devenir ainsi quelque peu différent. Pas beaucoup, mais juste assez pour dire: "Grâce à cette chanson obscure (inconnue) qui trainait au fond du disque, j'ai appris à penser d'une manière plus approfondie, quant à tel ou tel évènement". Je parle pas d'un fonctionnaire qui écoute Imagine de Lennon et qui, du jour au lendemain, décide de s'habiller en jaquette et qui joue dla guetar toute la journée...

On passe une journée, en compagnie de ses potes, et on jase. On est pas surpris quand le sujet des cyberpunks arrive. Mais on apprécie quand on apprend des nouveaux trucs. Et ça nous rend plus humain, et plus facile à suivre.

Imaginez: j'vous parle de mon amour frustre pour Anna, et demain, jvous parle de ma haine pour elle. "Eille, décide, le grand." qu'on se dirait tous.

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Non vraiment, le thème de l'amour est tellement sur-usé, c'est aberrant. J'aime mieux parler d'un gars qui part en voyage pour comprendre sa mentalité, et pourquoi il ne dort pas. Ou d'une fille qui se rend au mariage d'une connaissance et qui attend le diner parce qu'elle commence à avoir faim. Ou un chauffeur de taxi qui aime regarder l'asphalte. Pas du monde complètement névrosé. Juste du monde qui ont autre chose en tête que de trouver leur crapaud charmant, ou leur pitoune en silicone.
...Wé, wé, c'est des gros clichés, c'est vite résumer les amoureux, mais j'ai pas envie de m'étendre en long et en large sur le sujet.

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DeadMachina
Mercredi 17 février 2010, 21h11