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mardi 15 février 2011

15 fév - Bricolage

Ça donne quoi, au fond?
C'est pas là la question
Croyant pas croyant
On s'en fout

Poivre contre sel
l'engueulade sympa
On jase fort
des vieux chiens jappant
Old Empire strikes back
-version chalet-
les lèvres rouges du vin iglou iglou
rigolera pas sur la question
Les jeunes, y font n'importe quoi coua coua
La communauté, c'est quoi coua coua
NOUS on connaît ça
Les chiens aboient sans mordre

Du bricolage, les jeunes
leur épicerie de bouddhisme de taoïsme et d'etcetera
No connection
je vous en fouterai

Balcon d'été croulant
trop de livres, trop d'enseignement
jamais tâté le pouls de la rue
savent pas de quoi ils causent
défendent juste leur paroise
obsolète
obèses d'amour propre
les nombrils qui jacassent
ni ouverture, ni aventure

Bricolage des je-crois-en
siffler du bout des doigts les avantages
Bricole pis mets-en
graisse en masse, vieille limace
gueuler sans propos
Nous on est dans le vent-han-han

Tant de références
si peu de tâtage du terrain
igloute la gueule
la bouteille vide sur le comptoir

On le regarde tu, ce p'tit film-là?

dimanche 23 janvier 2011

23 janv - Individualisme de société

Ce billet est une réponse, très en retard je l'admets, à ce speach tenu l'été dernier.
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Je comprends ce que tu voulais dire. Mais voilà ce que j'ai à dire là-dessus.
Oui nous sommes une génération individualiste. Depuis les années 80, la société s'est renfermée sur elle-même, avec les premiers lecteurs cassettes portatifs, puis avec l'internet, les iPods, les cellulaires, et ainsi de suite. Seulement, il faut comprendre quelque chose: vous avez vécu à une époque où c'était la communauté qui était prônée. Ce n'était pas rare de voir des familles de dix enfants, des gens se réunir en masse à l'Église, ou devant un filet de hockey au milieu de la rue.
Ma génération, quant à elle, a grandi à travers le phénomène du divorce, du "moins d'enfant possible, disons 3 maximum", et du renfermement global. Et bien que tous branchés sur notre lecteur de musique portatif, qui dit l'heure, qui appelle/sms tes chums et des centaines d'autres applications, bref isolés dans notre bulle, nous sommes quand même une des générations les plus informées, les plus regroupées, si je peux me permettre le terme.

Ok, on ne semble pas se rassembler comme une communauté, en présence physique, mais cet univers électronique, lui, est bien présent. Pour ce qui est de la religion, oui nous avons de multiples références, du "bricolage" comme tu dis, de façon plutôt péjorative d'ailleurs. Mais nous ne le percevons pas ainsi. On se comprend et on se respecte dans nos choix et nos valeurs divergentes. Tout comme on accepte votre style de vie. Faudrait respecter notre choix. Nos choix. De citer des passages du Coran, tout en pensant à la philosophie bouddhiste, cela fait-il de nous des êtres moins intelligents? On s'ouvre au monde, selon notre vision personnelle. Que cela vous plaise ou non, monsieur.

Vous parlez de l'importance du partage social, l'aspect de la communauté. Dites-moi: vous trouvez ça sympa de voir tous ces gens dans la salle, la gueule allongée, ennuyés à mourir, alors qu'on leur récite des textes magnifiques qui parlent d'amour? Je vous trouve hypocrites, messieurs, de prétendre que ces gens vous apportent de quoi, alors que vous ne serrez la main qu'à deux ou trois personnes, la gueule tout aussi longue et ennuyée. Il faudrait que vous considériez qu'à notre époque, les gens (les jeunes) sont plus ouverts et acceptent davantage de principes et valeurs de vie. Il y a aussi le concept de l'après-vie, que vous nous mettez sur le dos. Attention, faudrait pas dire n'importe quelle connerie qui vous passe par la tête. Si nous sommes multi-culturels, je pense que pour au moins 80% de ma génération, on ne croit pas au fameux concept de l'after life. Nous sommes dans le concret, nous aussi; la vie maintenant. Combien de jeunes dans la vingtaine partent en voyage, faire le tour du monde? On en profite en sacrement! Ce sont les fanatiques qui croient en ce concept de l'après.

Croyez-moi, cette génération que vous dites "pognée", messieurs, l'est beaucoup moins que la vôtre. Lâchez vos livres deux secondes et allez écouter une vraie discussion sur le sujet entre deux ou trois jeunes. Ouvrez donc votre esprit, un peu.

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JD, dimanche 23 janvier 2010, 13h30

dimanche 1 août 2010

Le Château du Parc (28 juillet 2010)



Tout est silencieux. Le père dort dans la chambre. Claude est sur le bord de l'eau. Et les souvenirs reviennent, s'entrechoquent. "On est loin, loin des amours de loin", chantait Bashung. Et pourtant, son image est aussi claire qu'un ciel d'azur un après-midi de mai. Il y a ces souvenirs pas si lointains, et ceux de chaque année, lorsque l'on revient ici. Un château de vieux, avec un relookage plus jeune. Les saintes écritures sont effacées par la nouvelle couche de peinture. La marque de notre premier passage, disparu, comme s'il s'agissait de notre première visite. Ceci dit, comme tout bon château, il y a les ducs et les pages. Je ne me plains pas, je sais toujours très bien à quoi m'attendre à chaque année. Le pont levis tombe rapidement, le banquet est servi pour tous, puis on oublie les sujets et on passe à la décapitation. Pour rigoler, vous savez. Bon, certes l'image est poussée. Tout de même, une certaine amertume se place au cœur petit garçon qui revient toujours avec ses deux vieux.



Vous savez ce qui manque à ce haut lieu? Une princesse. La reine vient faire son tour pour le dernier banquet, mais une princesse serait de mise, un jour ou l'autre, ne pensez-vous pas? Les gens vont se rebeller et crier à la trahison: "Dehors, femelles immondes! C'est une réunion de MECS ici!". Certes, la réaction est probable, mais tout de même, j'y songe... Et si ce château était transférable?



Je vous montre la scène. Mon père et Claude se connaissent depuis le collège classique, ils sont maintenant âgés de 65 et 70 ans, et Claude a son chalet depuis quelque chose comme dix ans. Claude est du type comique, bavard, et qui se balance bien de ce qu'un autre peut dire, tandis que mon père est plutôt dramatique avec un sens de l'humour assez pincé, qui peut aussi être sec, tout en étant un être sensible. Si j'applique cette relation sur le plan de ma vie sociale, nul doute que d'ici 20-30 ans, je me retrouverai avec mes copains de collège, dans un chalet, avec mon enfant et rigoler en groupe tout en se moquant bien de ce qu'il peut raconter. Surtout s'il se met à se foutre de nos gueules de vieux cons.



J
e ne veux pas nécessairement dire que je souhaite transmettre un souvenir amer à mon enfant à propos de mes amis, mais seulement me dire que maintenant n'est pas si pire, et que vieux, on doit bien en rigoler.



Et puis... z'imaginez si j'avais une fille? Ouf, c'est presque sûr que les malaises seraient plus intenses!



That's all folks. For now...



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Jean, 18h29

samedi 9 mai 2009

Long time no see... (dimanche 14 décembre 2008)

Trois hommes dans la soixantaine. Des intellos, à différents niveaux. Ils se retrouvent après 10 ans, sans s'être vu.

Au chalet, la retrouvaille commence bien: ils mettent de la musique classique et boivent un bon vin rouge. Les souvenirs les rattrapent et, avec l'alcool, les frappent.
"A-t-on fait de nos vies ce que l'on avait en tête, alors âgés de 20 ans?" de s'exclamer le plus strict des trois.
"Et après, on s'en fout! Moi j'aime mon présent, et ça me suffit" de répondre le comique.
"C'est mon fils qui me préoccupe... Il est mon avenir, et je ne sais même pas ce qu'il est devenu, depuis que ma femme est partie avec lui, au loin..." dit l'écrivain oublié.

Le strict se plaint de sa femme, trop grosse et trop inculte; il se fait tourner en ridicule par le comique qui lui fait avouer qu'il ne pourrait jamais tromper sa femme "t'es trop stick sur tes principes moraux de catholique"; l'écrivain s'esclaffe d'un rire jaune et critique sévèrement la religion qu'il a en horreur depuis longtemps. Après l'engueulade, le comique invite ses potes à le rejoindre sur le balcon pour fumer un bon joint. "En souvenir du buvard qu'on a pris à Paris, en 68". Le lendemain, le contact est froid. Personne ne s'excuse: ils ne font que réaliser à quel point leur amitié ne tient plus autant qu'avant...

Film qui risque sa chance d'être tourné la session prochaine.
Je n'avais rien d'autre à écrire sinon ce dans quoi je baigne depuis un fichu bout.
Malheureusement, il ne s'agira pas d'une production Deaf Junkie, mais bien J.D.
L'art ne mérite pas d'être sketch comme le Dead Junk l'est.

Comms:
Rabot a dit…

Si j'suis en création 5, j'te suis.

DeafJunkie88 a dit…

Fanx :) J'vais vraiment avoir besoin d'une crew Art en esti, et vous êtes sélectionné de prime abord!