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dimanche 26 juillet 2009

Ambiance Festive (26 juillet 2009)

Musique: "Footprints jam", de Stefan Stefaniak (http://www.myspace.com/stefanstefaniak)


C'est le soir, il doit être environ 10h du soir. Moi, je suis dans ma chambre, sur mon lit, occupé à lire depuis 2 jours déjà, et je veux en finir de cette lecture... Mais avec la chaleur, je suis obligé de garder la fenêtre ouverte qui donne sur la cour arrière, et ce qui ce passe à ce moment-là, c'est la famille d'en arrière qui semble s'être décuplée. Et ça jacasse... Ma lecture ne se fait pas pendant que j'entends leurs voix entre ma tête et les mots devant moi.
Une chance, le passage que je lis se trouve à être relativement serein, sans conflit, ni rien: un passage doux et cocasse. Comme toujours, les speakers branchés directement au cerveau, la musique que je fais joué correspond passage... ainsi qu'à la rumeur, derrière moi...

Je m'arrête alors de lire, j'écoute la musique, ... j'écoute les gens parler, chez les voisins d'en arrière... et avec la musique les accompagnant, la douce guitare qui rappelle celle du film "Les Enfants", je vois ces gens, toutes générations confondues, qui discutent sur la gallerie, et qui rit à tout moment, sans pour autant s'esclaffer ridiculement... Sirotant dans la tasse de café, les grands-parents sur la causeuse berçante, les enfants à l'intérieur qui écoute la télé ou à l'extérieur qui joue avec des petits fusils à eau en attendant le gâteau, les plus vieux regardant avec un doux bonheur leur parents raconter leurs histoires habituelles. C'est la famille... Celle qui me manque... celle que je revois en mémoire, que je n'ai pas vu depuis bien des années déjà, avant même de rentrer au secondaire...

J'ai repris ma lecture, quand j'ai entendu une plus grande distraction revenir: "BONNE FÊTEEE, MiiiMiiii !!!!". Et moi, de fermer les yeux, d'imaginer l'odeur de la tasse de café dans mes mains, le sourire de tout le monde, et de dire, à moi-même: "Bonne fête, Mimi"




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Le 16 juillet 1983, mes parents se sont mariés à l'Église de Montmagny.
Le 20 juillet 1992, Jean-Paul Poirier, le père de ma mère, est décédé à sa demeure, à Montmagny, entouré de la plupart de ses filles. Et de moi.

Ça fait une semaine qu'on en parle silencieusement, dans la maison... Ma mère prétend qu'elle n'a jamais su, avant cette semaine, que j'étais présent au décès de son père. Et pourtant, c'est un des souvenirs que j'ai dû évoqué le plus souvent, selon moi.
Et les mots de Jim reviennent en tête:

Death makes angels of us all
And gives us wings where we had shoulders smooth as raven's claws

No more money, no more fancy dress
This other Kingdom seems by far the best
Until its other jaw reveals incest
And lloose obedience to a vegetable law
I will not go
Prefer a Feast of Friends
To the Giant family


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Dimanche 26 juillet 2009, 1h17 am

jeudi 21 mai 2009

Scénario Marie-Jeanne, partie 2 (jeudi 21 mai 2009)

Scène 3 (suite) – INT. JOUR – CHAMBRE D’HOSPICE
La caméra est tournée vers la fenêtre à côté du narrateur. Celui-ci fait un zoom vers les arbres, en bas, et ajuste le focus.
Narrateur
T'as une belle vue de ta chambre, hein? Les feuilles sont en fleurs, c'est joli, non?

On entend des pas entrer dans le logement.

Mère
Écoute, laisse ta grand-mère tranquille. Faut qu'elle se repose, hein maman?

La grand-mère se tourne vers sa fille, une femme dans la soixantaine. Elle soupire en la regardant entrer.

Marie-Jeanne
Laisse-le, y fait pas d'mal.
Qu'est-ce que tu disais à grand-maman?

Narrateur
J'aimerais que tu m'parles de quelque chose...
J'sais pas, disons, ... de quoi tu voudrais me parler?

Marie-Jeanne (à sa fille)
J'aimerais ça que tu sortes, ma chère...

Venant juste de s'assoir, elle se relève avec difficulté, l'air bête. Elle part sans dire un mot, en soupirant lourdement. La caméra la filme sortir de la chambre, puis se tourne vers le visage de Marie-Jeanne qui fixe le corridor par lequel sa fille est partie.

Marie-Jeanne
...t'sais c'que ta mère m'a fait, l'autre jour?
J'ai juste voulu aller aux toilettes,
pis a m'a laissée avec les maudits gardes...
Tout l'monde me laisse tomber.
Faut pas m'laisser toute seule, ou j'vais faire des bêtises!


jeudi 14 mai 2009

Scénario: Marie-Jeanne PART 1 (jeudi 14 mai 2009)

Sc.1 – INT. JOUR – CHAMBRE D’HOSPICE
La caméra entre dans une petite chambre d’hospice où se trouve une vieille dame, Marie-Jeanne (80 ans), qui est assise sur une chaise près de son lit et regarde la télévision.

Narrateur
Salut, grand-m’man. (Il dépose la caméra sur le comptoir et embrasse sa grand-mère)
Comment tu vas aujourd’hui? Tu te souviens de moi? Chu le fils de Solange, ta fille.
(Off) Tu te souviens de moi? Je voudrais que tu m’aides à faire une mémoire…

Le narrateur reprend la caméra. Des bruits de petits pas se dirigent vers la chambre. Il tourne l’objectif vers l’ouverture de la porte : un petit garçon de 3-4 ans court et dépasse la porte.

Sc.2 – INT. JOUR – MAISON DE MARIE-JEANNE
Un autre petit garçon (le narrateur, enfant) court dans un couloir de la maison, en riant. La caméra le suit jusqu’à la chaise de sa grand-mère.

Narrateur (enfant)
Grand-maman!! Y sont où les biscuits?

Grand-père (hors-champ)
Va voir sur le comptoir, c’est Christian qui les a sorti!

Marie-Jeanne
Viens, j’vais t’aider à les prendre.

Elle se lève, prend le petit garçon par la main, et se dirige vers le comptoir de la cuisine où se trouve la boîte de biscuit à l’érable. Pendant la narration qui suit, on voit l’enfant manger un biscuit, s’installer sur les genoux de sa grand-mère et la regarder faire un mots-croisés. On entend aussi des bruits d’enfants qui jouent à l’extérieur.

Narrateur (ado)
Tu te souviens de ta maison, à Montmagny? Comment c’était avec Jean-Paul?
Tout ce que j’ai de lui, c’est des photos… Et ce souvenir de lui, le 20 juillet 1992…
Où il était entouré de tes filles, en train de relaxer… Et puis, il nous a quitté.
Sous mes yeux d’enfant qui n’y comprenaient rien.

Sc.3 – INT. JOUR – CHAMBRE D’HOSPICE
La caméra du narrateur fixe sa grand-mère qui regarde dans le vide. Il cadre les choses qui meublent le petit logement, puis revient à elle.

Narrateur
C’est un devoir pour l’école. J’aimerais ça te poser quelques question.
Grand-maman? …

DeAD FUck
23:40